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Pêche
Publié dans Finances news le 08 - 09 - 2005

La contribution du secteur de la pêche dans la FBCF est de l’ordre de 2,5%. En vue d’améliorer cette participation, les pouvoirs publics prévoient des mesures importantes, mais qui demeurent contrastées.
Riche en ressources halieutiques, le Maroc occupe la position de premier producteur de poissons en Afrique et la 25ème à l’échelle planétaire. La pêche constitue désormais un des secteurs les plus névralgiques pour le développement économique et social du pays. Elle emploie directement et indirectement près de 400.000 personnes et représente environ 16% des exportations globales et 55 % de celles des produits alimentaires. Sa contribution à la formation brute du capital fixe est de l’ordre de 2,5%.
Dans une étude publiée par BMCE Capital, les analystes ont rappelé que depuis les années 1970, le secteur a certes bénéficié d’une attention particulière, mais il n’en demeure pas moins que la législation actuelle semble atteindre ses limites dans le contexte actuel de surexploitation des ressources marocaines et son corollaire la menace de disparition de certaines espèces.
En guise de rappel, en vue d’avoir accès aux ressources halieutiques à l’intérieur de l’espace maritime sous souveraineté ou juridiction marocaine, il est indispensable d’obtenir une licence de pêche, d’une durée annuelle.
«A ce titre, la loi marocaine a abandonné l’approche par espèces au profit d’une approche globale applicable à l’ensemble des espèces sédentaires, afin d’en réglementer l’accès».
Aussi, il est à rappeler que jusqu’en 1999, le Maroc et l’Union européenne étaient liés par trois accords successifs donnant le droit de pêche dans les eaux territoriales marocaines, aux navires européens, moyennant le paiement d’une redevance annuelle. Au fil des ans et parallèlement aux changements intervenus au niveau de la réglementation mondiale en matière de normes phytosanitaires, les professionnels ont été ainsi astreints de moderniser l’appareil productif. Parmi les mesures entreprises par la profession, figurent la normalisation des procédés de fabrication, la mise en place de systèmes de contrôle ainsi que le développement de certification qualité.
Parmi les mesures directes figurent la mise en place de quotas de pêche ou captures totales autorisées précisément dans le cas des espèces menacées et la définition des périodes de repos biologique.
En outre, lit-on dans l’étude, le Maroc a mis en place sur le plan patronal des organes consultatifs en matière de pêche au niveau régional et local. Sur le plan organisationnel, l’ONP est érigé par les autorités de tutelle en une sorte de régulateur de la pêche côtière et artisanale.
Enfin, en vue de collecter un ensemble de données scientifiques fiables nécessaires à la prise de décisions et à l’élaboration de politiques et de mesures visant l’aménagement des ressources halieutiques, le Maroc s’est doté de l’Institut national de recherche halieutique.
Une mise à niveau du secteur s’impose
A l’exception d’un nombre limité de ports, les infrastructures portuaires sont aujourd’hui jugées vétustes pour leur grande majorité, non seulement en termes d’équipement et de gestion, mais également en ce qui concerne l’aménagement des points de vente et de halles répondant aux normes internationales. À présent, seules dix halles sont certifiées ISO : il s’agit de celles des ports de Tanger, Mehdia, Laâyoune, Nador, Al Hoceima, M’diq, Larache, El Jadida, Jorf Lasfar et Essaouira.
En ce qui concerne la flotte, fer de lance du secteur de la pêche, il faut reconnaître que celle hauturière est moderne. En 2003, la flotte a été constituée majoritairement de 355 céphalopodiers. Par contre, les chalutiers pélagiques ne dépassent pas 10 unités en raison de la valorisation insuffisante dont souffrent les poissons de cette espèce.
Pour sa part, la flotte côtière s’est renforcée au cours de ces dernières années, comptant en 2003 un nombre important de palangriers, lesquels constituent avec 878 unités, plus d’un tiers de la flotte côtière.
Mais cela n’empêche qu’en dépit du nombre important d’unités constituant la flotte, celle-ci souffre de plusieurs problèmes parmi lesquels on peut citer une forte désorganisation issue de l’octroi massif de licences aux armateurs, une vétusté alarmante des navires dont la moyenne d’âge dépasse 25 ans, une faible puissance motrice et une insuffisance marquée des systèmes de conservation à bord.
Allongement de la période
de repos biologique
Force est de constater qu’entre 1993 et 2004 les tonnages débarqués dans les ports marocains se sont appréciés en croissance annuelle moyenne de 3,2 % pour une valeur en quasi-stagnation de -0,3 %.
Les efforts entrepris par les pouvoirs publics de concert avec les professionnels pour moderniser le secteur ont permis de renforcer ses capacités et d’augmenter quantitativement les prises dès 2000, profitant de la non-reconduction de l’accord de pêche avec l’UE.
Selon les analystes de BMCE Capital, cette rupture de contrat, non discutable à l’époque du point de vue des responsables marocains, semble avoir été à l’avantage du Maroc malgré la perte de 1,5 Md de DH au titre des compensations financières.
En 2004, les prises de pêche hauturière ont été les plus affectées, enregistrant une baisse de 20,6 %. En raison de l’importance de sa flotte, la pêche côtière et artisanale offre toujours la plus grande part des approvisionnements du Maroc avec près de 97 % du tonnage en 2004 contre 94,7 % en 2003. La proportion de la pêche hauturière représente quant à elle plus de 30 % de la production totale en 2004.
L’autre caractéristique marquant le secteur de la pêche est la faiblesse de la demande qui prend progressivement de l’ampleur. Bien que riche en disponibilités de poissons, le Maroc connaît l’un des niveaux de consommation les plus faibles au monde, ne dépassant guère 9,5 kg per capita et par an contre une moyenne de 16 kg.
La faiblesse du marché domestique s’explique aussi par la concurrence exercée par la demande étrangère pour les poissons blancs, ainsi que par le pouvoir d’achat limité du consommateur local.
Sur les douze dernières années, la demande intérieure a enregistré un taux d’accroissement de 5,5 %. Son accélération s’est prononcée à partir de 2000, période qui a succédé la fin des accords de pêche avec l’UE et qui a connu une baisse des prix sur le marché local.
Les ventes à l’étranger se sont inscrites sur un trend haussier, affichant un taux d’accroissement annuel moyen de 2,6 %.
Par zone d’exportation et du fait de la non-reconduction de l’accord de pêche, l’UE constitue le principal client du Maroc.
Perspectives contrastées
Pour les prochaines années, la rationalisation de la gestion du secteur continuera d’occuper le devant de la scène aussi bien pour les responsables que pour les opérateurs. Hormis l’instauration des périodes d’arrêt biologique, un code de la pêche, qui définit le cadre légal en matière d’aménagement pour chaque pêcherie, a déjà vu le jour mais tarde encore à entrer en application.
Parmi les préoccupations, l’éradication de l’informel, dont le poids dans la pêche côtière et artisanale est estimé à 70 %, doit être érigée en tant que priorité car sa prolifération constitue une menace sérieuse pour la pérennité de la profession et la sauvegarde des emplois déclarés.
En matière de financement, un fonds de garantie doté de 200 MDH a été mis en place à l’initiative conjointe de l’ONP et de certaines banques de la place.
Par ailleurs, et dans le cadre de la modernisation du secteur de la pêche, les autorités de tutelle projettent la construction d’un chantier naval, afin de réduire la dépendance du Maroc vis-à-vis de l’UE.
Un nouvel accord signé fin juillet 2005 donnerait accès aux eaux atlantiques marocaines pour une durée de quatre ans à 120 bateaux européens à partir du 1er mars 2006 en contrepartie d’une redevance annuelle de 36 millions d’euros.


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