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Entretien: «Une réelle opportunité de régularisation réglementaire»
Publié dans Finances news le 01 - 01 - 2015

La forte mobilisation des établissements bancaires a été l'une des clés de réussite de l'opération de contribution libératoire. Noufissa Kessar, Directeur exécutif d'Attijariwafa bank en charge de la Banque Privée, nous livre ses appréciations et détaille les moyens et actions mis en place par le Groupe pour accompagner cette opération.
Finances News Hebdo : A quelques jours de la date butoir, et avec le recul que vous avez pu avoir, comment appréciez-vous le déroulement global de cette opération et quels sont les enseignements que vous en avez tirés ?
Noufissa Kessar : La contribution libératoire au titre des avoirs détenus à l'étranger nous a placés dans le rôle d'accompagnateur avisé des déclarants dans le cadre de leur démarche de régularisation. C'est dire que, dès la publication de la Loi de Finances 2014, nous avons été un acteur engagé dans la dynamique de cette amnistie. Ainsi, le premier semestre a été celui des diagnostics, attentes et questions résolus par les circulaires et les réponses de l'Office des changes. Et à partir de la rentrée, le rythme des rendez-vous s'est accéléré, avec son corollaire de déclarations en hausse.
Aujourd'hui, cette opération est en passe de devenir ce succès souhaité par l'ensemble des intervenants. Nous considérons la contribution libératoire comme une réelle opportunité de régularisation réglementaire, qui s'inscrit naturellement dans la réflexion patrimoniale de tout détenteur de biens et avoirs à l'étranger qui trouve ainsi quiétude dans la régularité de sa situation au regard des lois en vigueur.
F.N.H. : Vu la multitude de cas différents, avez-vous eu à faire face à des dossiers que vous n'avez pas traités ?
N. K. : Chaque déclaration est dans ses faits un cas particulier. La trame réglementaire de cette amnistie, composée de la Loi de Finances, circulaires et notes, s'est enrichie tout au long de cette année par les réponses de l'Office des changes aux questions posées dans un premier temps par les banques dans le cadre du GPBM, puis par les banques chaque fois que la réponse ne figurait pas dans les retours passés. Nous avons systématiquement sollicité l'avis de l'Office des changes qui a réservé à juste titre un fort répondant à chacune de nos innombrables requêtes.
Je saisis cette occasion pour saluer l'esprit d'ouverture et de compréhension mutuelle qui a prévalu lors de nos échanges.
F.N.H. : Les retardataires se précipitent actuellement pour faire leurs déclarations. Pensez-vous que vous êtes en mesure de satisfaire toutes les demandes à temps ?
N. K. : Le groupe Attijariwafa bank en général, et sa Banque Privée en particulier, sont mobilisés depuis le début de l'année 2014 pour apporter à leurs relations toute l'assistance dans les démarches de souscription à la contribution libératoire. Il est naturel qu'à la veille d'une clôture, il y ait un rush.
Nous comptons bien maintenir le rythme jusqu'à l'échéance et multiplions dans ce sens les efforts pour recueillir les déclarations et garantir la contribution à temps, d'autant plus que les rapatriements ont été rallongés d'un mois.
F.N.H. : Attijariwafa bank a mobilisé d'importants moyens pour offrir les meilleures prestations à ses clients. Concrètement, qu'est-ce que cela vous a rapporté ?
N. K. : Le groupe Attijariwafa bank, dans la globalité de ses réseaux, entretient depuis des décennies des relations privilégiées avec une clientèle prestigieuse et historique à laquelle a été dédiée sa Banque Privée sur les dernières années. Le dispositif mis en place spécifiquement pour la contribution libératoire dès février dernier s'articule autour de succursales et d'espaces de gestion privée assurant une couverture nationale des plus étendues, ainsi que des Conseillers et Banquiers Privés formés et à jour de toutes les évolutions réglementaires touchant le sujet. Notre mobilisation a été franche depuis l'amorce du process et cela nous a rapproché davantage de nos clients, et devrait, d'ici la fin de l'année, étendre désormais les horizons de gestion patrimoniale abordés par la Banque Privée avec ses relations, jusque-là essentiellement domestiques, à un périmètre élargi à l'international.


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