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Entretien avec Jamal Attari, Directeur du CRI de la Région Gharb-Chrarda-Béni Hssen : «Les CRI occupent une place dominante dans l’acte d’investir»
Publié dans Finances news le 12 - 06 - 2008

* Kénitra a enregistré un montant de 5 milliards de dirhams, alors que la ville ne réalisait que quelque 10 millions de dirhams d'investissements étrangers avant la création du CRI.
* Le nombre de certificats négatifs délivrés par le CRI, par rapport au nombre total de certificats délivrés au niveau de la ville de Kénitra, a connu une forte progression en passant de 4 % en 2002 à
100 % en 2007.
Finances News Hebdo : Quel regard portez-vous sur l’apport des CRI dans l’acte d’investir ?
Jamal Attari : La Lettre royale, adressée le 9 janvier 2002 au Premier ministre et relative à la gestion déconcentrée de l’investissement, a marqué un tournant majeur et a couronné une série de Hautes directives royales visant le développement de l'administration marocaine, la dynamisation de l'économie et la consécration de la déconcentration, la décentralisation et la régionalisation.
Conscient que le cadre régional constituait la dimension territoriale et administrative la plus opportune pour simplifier les procédures administratives liées à l’investissement, il a été créé, sous la responsabilité des walis de région des centres régionaux d'investissement (CRI), ayant deux fonctions essentielles : l'aide à la création d'entreprises et l'aide aux investisseurs. Pour remplir ces fonctions, ces centres sont composés de deux guichets.
Ainsi le CRI à travers le guichet d’aide à la création d’entreprise est l'interlocuteur unique de toute personne désireuse de créer une entreprise. Il a pour mission de mettre à la disposition des investisseurs un formulaire unique dans lequel figurent tous les renseignements (législatifs ou réglementaires) pour la création de l’entreprise, et d’accomplir les démarches pour recueillir auprès des administrations compétentes les documents ou attestations exigés pour la création d’une société.
Le deuxième guichet d’aide aux investisseurs, quant à lui, a pour fonction de procurer aux investisseurs toutes les informations utiles pour l’investissement régional ; d’étudier toutes les demandes d’autorisations administratives ; de préparer les actes administratifs nécessaires à la réalisation de projets d’investissement dont le montant est inférieur à 200 millions de dirhams ; d’étudier, si l’investissement est égal ou supérieur à 200 millions de dirhams, les projets de contrats ou de conventions à conclure avec l’État en vue de faire bénéficier l'investisseur des avantages spécifiques y afférant et les transmettre à l’autorité gouvernementale compétente pour approbation et signature par les parties contractantes ; de proposer des solutions amiables aux différends entre les investisseurs et les administrations.
F. N. H. : En terme d’efficience, les CRI arrivent-ils à suivre le rythme et à répondre aux besoins des investisseurs marocains et étrangers ?
J. A. : Aujourd’hui on peut se targuer de la banalisation de la création d’entreprise aux CRI avec la qualité de service et un délai très court semblable aux pays les mieux placés au niveau international.
L’année 2007 a été marquée par la réduction du délai de création d’entreprise au CRI de Kénitra à moins de 4 heures, la création d’entreprise par SMS, la mise en place d’un système d’information géographique, l’implémentation du site web de troisième génération, le taux élevé de pénétration qui avoisine les 90%, la participation active aux événements et salons, la présence accrue dans les Médias.
Avant 2002, les investisseurs étrangers n’étaient que des acteurs modestes dans l’économie nationale. Avec l’avènement des CRI, ils occupent aujourd'hui une place dominante sur le marché et beaucoup d’investisseurs étrangers ont, soit délocalisé leur activité au Maroc soit se sont installés pour profiter des avantages comparatifs qu’offre notre pays. Cet engouement montre la confiance des opérateurs étrangers dans la politique économique de notre pays.
Ces investisseurs qui se sont délocalisés dans notre région représentent 29 nationalités, notamment des Français, des Espagnols, des Américains,des Canadiens, des Chinois, des Australiens et des investisseurs arabes.....
Ces investissements, qui ont bénéficié de l'appui du guichet d’aide à la création d’entreprise et du guichet d'aide aux investisseurs, devraient drainer près de 3 milliards de DH et créer 9.519 postes d'emploi.
Par montant d’investissement, le groupe espagnol Lubasa qui est un investisseur de taille, a investi à Sidi Kacem 2 milliards de dirhams, l’ AMCP France (usine de fabrication de sièges pour TGV) a investi 305 millions de DHS, Sews Maroc, l’équipementier anglais a monté une unité avec 279 millions de dirhams et emploie actuellement plus de 1.000 personnes.
Les raisons de cet afflux sont à mon avis multiples : les reformes structurelles que le Maroc a engagées pour arrimer son économie aux pays du Sud de l’Europe, notamment les avantages accordés aux investisseurs étrangers en plus d’un marketing territorial agressif et sans oublier la proximité de Kénitra du marché européen.
En fait, on assiste à un véritable boom. Aujourd'hui, Kénitra a enregistré un montant d’investissement de 5 milliards de dirhams, alors qu’on ne réalisait, bon an mal an, que quelque 10 millions de dirhams d'investissements étrangers avant la création du CRI... ».
F. N. H. : Au bout de 6 ans d’existence, est-ce que les CRI ont assuré leur
pleine place dans ce processus d’investissement ?
J. A. : Au niveau de la création d’entreprise la mission a été largement remplie eu égard au taux de pénétration élevé par rapport aux autres administrations concernées par l’acte d’investir.
Le CRI de Kénitra a assuré la création de plus de 7.000 entreprises pour un montant d’investissement de plus de 4 milliards de dirhams et la création de 33.000 postes d’emploi.
Au niveau du second guichet ,le CRI a étudié plus de1.545 projets d’un montant d’investissement de 17.970 millions de dirhams ayant généré 55.175 postes d’emploi.
Les performances du CRI ont été marquées par la réduction du délai de création d’entreprise à moins de 4 heures, la création d’entreprise par SMS, la mise en place d’un système d’information géographique, l’implémentation du site web de troisième génération, le taux élevé de pénétration qui avoisine les 90%, la participation active aux événements et salons ; la présence accrue dans les Médias.
Six années après sa création, ces réalisations marquent le positionnement du CRI de Kénitra comme acteur de développement de référence au service des investisseurs et des entrepreneurs.
C’est le fruit d’une politique managerielle axée sur l’efficacité, le rendement et la compétence ayant pour souci d’offrir aux investisseurs une plate-forme d’informations, d’aide et de concertation dans un esprit de partenariat,un management basé sur la satisfaction des clients. C’est ainsi que l’équipe du CRI a mis en place des boutons poussoirs où est indiqué «SVP appuyez sur la sonnette si vous êtes insatisfaits du service du CRI».
F. N. H. : De manière globale, entre le circuit classique et les CRI, quel est le canal qui reste à ce jour prédominant dans l’acte d’investir ?
J. A. : Les CRI sont des interlocuteurs uniques au niveau régional mais ne sont pas les uniques interlocuteurs, car le passage par les CRI n’est pas obligatoire.
Il y a un grand débat sur la question de rendre ce passage obligatoire ou de le laisser facultatif.
Au CRI de Kénitra nous pensons qu’il ne faut rien imposer et qu’il faut laisser les CRI se positionner par la qualité de leurs services. Chose faite, le CRI de Kénitra, avec sa structure moderne, a réussi à gagner la confiance des investisseurs. Ceci est justifié par le taux de pénétration qui est le rapport des attestations et certificats nécessaires à la création d’entreprise délivrés par le CRI par rapport à ceux délivrés par les autres administrations.
Le nombre de certificats négatifs délivrés par le CRI par rapport au nombre total de certificats délivrés au niveau de la ville de Kénitra, a connu une forte progression en passant de 4 % en 2002 à 54 % en 2003, de 62 % en 2004, à 88 % en 2005, de 98 % en 2006 à 100 % en 2007.
De même le taux des certificats de registres de commerce délivrés au CRI est passé de 3 % en 2002 à 46 % en 2003, de 49 % 2004, à 64 % en 2005, de 99 % en 2006 à 100 % en 2007.
De même, le taux des affiliations à la CNSS, enregistrées au CRI par rapport au total des affiliations est passé de 10 % en 2002 à 71 % en 2003, de 80 % en 2004, à 88 % en 2005, de 92 % en 2006 à 95% en 2007.
Pour ce qui est du taux des certificats de patente délivrés par le CRI, il est passé de 20 % en 2003 à 53 % en 2006.
Ce résultat est l’aboutissement d’une organisation parfaite et d’une rigueur dans le travail. Cette organisation est traduite par la simplification des procédures et par la qualité des services.
Le CRI met à la disposition des promoteurs un interlocuteur unique, un espace également unique et plus proche de lui ainsi qu’un formulaire unique téléchargeable sur le site web du CRI : www.kenitrainvesti.ma
Le CRI met aussi à la disposition des demandeurs, des models types de statuts, attestations de conformité et P.V.
Autre domaine d’excellence de cette institution : la réduction du délai de création d’une entreprise qui a franchi la barre des 8 heures avec un record enregistré cette année de quatre heures, pour les Marocains résidant à l’étranger.
Le CRI s’investit pleinement pour faire gagner du temps à ses clients et minimiser leurs déplacements, par la maîtrise de ses procédures et par l’utilisation des techniques de communication simples et efficaces, à savoir le SMS (Short Message Service) pour les aviser de l’état d’avancement de leurs dossiers.


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