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Nador West Med : «West side story»
Publié dans Finances news le 09 - 07 - 2009

* Avec ce projet d’envergure, Nador va écrire une nouvelle page de l’histoire du développement économique du Royaume.
* Le financement de la première phase du projet sera intégré dans la Loi de Finances 2010.
Nador West Med : c’est le projet de complexe intégré, portuaire, industriel, énergétique et commercial qui sera réalisé sur la baie de Betoya et devrait comprendre, à terme, un grand port en eaux profondes, une plate-forme industrielle intégrée, un pôle énergétique et une plate-forme portuaire…
Il aura fallu quatre ministres pour présenter à la presse, lundi dernier, ce projet d’envergure, un peu à l’image de celui de Tanger Med. Amina Benkhadra (Energie, Mines, Eau et Environnement), Ahmed Chami (Industrie, Commerce et Nouvelles technologies), Karim Ghellab (Equipement et Transport) et Salaheddine Mezouar (Economie et Finances) ont, en effet, passé l’oral pour expliquer les enjeux de cet important projet dont la mise en œuvre procède d’une volonté royale.
Les travaux de ce complexe intégré devront, selon Ghellab, «être entamés dès l’année prochaine avec la mise sur pied d’une plate-forme énergétique essentiellement dédiée à l’export». Cette plate-forme, d’une capacité de stockage de 1 à 2 millions de tonnes, devrait être prête en 2015 et s’inscrit dans la tendance actuelle du marché mondial des hydrocarbures tout en répondant aux besoins exprimés en la matière par les industriels du raffinage. D’ailleurs, Belkhadra ne dit pas autre chose. Selon elle, «l’évolution du marché mondial des hydrocarbures fait émerger un nouveau marché de stockage et de réexportation des produits pétroliers, et la hausse de la consommation des produits hydrocarbures, notamment en Europe qui impose des réglementations de plus en plus contraignantes, pousse les industriels du raffinage à chercher des sites en dehors de l’Europe occidentale, proche des grands centres de consommation». «De nombreux investisseurs ont exprimé leur souhait de réaliser et d’exploiter au Maroc des capacités de stockage destinées notamment à l’export», poursuit-elle.
Le Royaume jouit, à cet égard, d’une situation géographique privilégiée pour capter des flux maritimes appelés à croître considérablement durant les prochaines années. Encore lui faut-il des infrastructures portuaires capables d’assurer l’approvisionnement en produits. Ce qui légitime le site choisi pour édifier ce projet. Selon Belkhadra, «il doit permettre d’optimiser le coût de transport maritime (import et export) et être proche des centres de consommation».
Grosses ambitions
A travers ce nouveau projet, le Maroc nourrit des ambitions régionales prononcées et souhaite légitimement être un acteur majeur du trafic maritime international. Et dès lors que des infrastructures répondant aux normes internationales sont mises en place, le Royaume a des opportunités à saisir dans un contexte marqué par la croissance attendue du marché des hydrocarbures, des marchandises, mais aussi des conteneurs.
En cela, relève Belkhadra, «entre 2008 et 2012, la consommation en produits pétroliers évoluerait de 3% par an, taux moyen annuel constaté ces dernières années (…)». Et après une baisse du taux d’évolution de 2% entre 2013 et 2020 (suite à la baisse importante de l’utilisation du fuel oil avec la mise en service des centrales Jorf 5 et 6 en 2012 et la centrale de Sidi Boudéniale à Safi en 2014, fonctionnant au charbon), l’évolution serait de 3,6% par an en raison essentiellement de la hausse de la consommation de GPL et du JET.
De même, il existe un important potentiel de stockage et de réexportation des produits raffinés. Il s’agit notamment de l’essence en provenance des raffineries de la Méditerranée, pour une réexportation vers les pays d’Afrique et éventuellement vers l’Amérique. En 2015, les besoins sont estimés à 11,9 millions de tonnes en Afrique et à 26,6 millions de tonnes en Amérique du Nord.
Outre l’importation et le stockage du pétrole brut à partir du Moyen-Orient et sa réexportation vers les raffineries européennes, il y a également le gasoil en provenance des raffineries du Moyen-Orient pour une réexportation vers l’Europe (en 2015, besoins d’import estimés à 22,4 millions de tonnes en France et en Espagne).
Plus globalement, souligne pour sa part Ghellab, «le potentiel de transbordement dans le monde devrait passer de 130 millions d’EVP en 2006 à 230 millions pour la période 2015-2017, soit une capacité additionnelle de 100 millions d’EVP, dont 20% devraient être potentiellement captés en Méditerranée occidentale; ce qui nécessite une capacité supplémentaire de 30 millions d’EVP».
De par sa situation géographique «exceptionnelle» qui le positionne sur l’une des grandes voies maritimes des hydrocarbures, la finalisation de Nador West Med procurera au Maroc un avantage stratégique certain. Comme l’a affirmé Belkhadra, «il devrait permettre la sécurisation de l’approvisionnement en hydrocarbures, la création d’un nouveau pôle de développement dans l’Oriental, le renforcement de l’offre Maroc dans le marché de transbordement et, surtout, le renforcement de la position du Maroc dans la région.
Pour l’heure, aucun chiffre n’a été divulgué quant au montant de l’investissement nécessaire pour la réalisation de Nador West Med. Cependant, assure Mezouar, «il sera financé par l’Etat». Le financement de la première phase du projet sera d’ailleurs intégré dans la Loi de Finances 2010.
A noter que Nador West Med devra s’appuyer sur l’expérience de Tanger Med, avec comme prochaines étapes, le décret de création de la zone franche et la création de la société gestionnaire du projet.


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