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Affaire Hajar Raissouni: Expertise à l'appui, l'avortement n'aurait pas été effectué
Publié dans 2M le 25 - 09 - 2019

Lors de la dernière audience de l'affaire de la journaliste de Hajar Raissouni, poursuivie pour "avortement illégal" et "relation sexuelle hors mariage", Me Myriam Moulay Rachid, avocate du médecin Mohamed Jamal Belkeziz, accusé dans la même affaire, a démontré, preuves scientifiques à l'appui, que l'IVG n'aurait pas été pratiqué.
Dans sa plaidoirie, lundi soir au Tribunal de première instance de Rabat, l'avocate est revenue sur l'expertise effectuée par un médecin de l'hôpital Ibn Sina de Rabat sur requête de la Police Judiciaire de la capitale, pour établir un examen médical sur la patiente. Me Moulay Rachid affirme que le médecin certifie, qu'au moment de l'examen, l'analyse sanguine de recherche de l'hormone Beta HCG retrouvé dans le sang de l'accusée était de 13585.9 mUl/ml, une "preuve inéluctable qui innocente l'ensemble des présumés coupables d'avortement dans cette affaire", juge l'avocate. Mais comment ?
L'avocate a montré, au cours de la plaidoirie, au juge et au représentant du parquet, des documents émanant d'organismes certifiés comme l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour défendre sa thèse. La défense du médecin a également présenté un avis de consultation qu'elle a requis auprès d'un laboratoire d'analyses médicales spécialisé dans la fécondation in vitro et la congélation de sperme et d'embryons.
En effet, Me Myriam s'est servi du taux d'hormone BETA HCG atteignant les 13585,9 mUl/ml retrouvé dans le sang de Hajar, par le médecin d'Ibn Sina, pour demander au laboratoire s'il est révélateur de l'état évolutif de la présumée grossesse de Hajar estimé de 8 semaines. Réponse du laboratoire: le taux d'HCG de 13585.9 mUl/ml pour une grossesse de 8 semaines d'aménorrhée gravidique semble très bas par rapport à des valeurs usuelles qui devraient avoisiner les 90.000 mUl/ml. Ceci pourrait éventuellement signer une menace de fausse couche ou bien même une fausse en cours. »
Toujours selon l'avocate, les publications de l'OMS, attestent que le taux normal de l'hormone beta HCG durant la 8e semaine d'aménorrhée qui est à son pic maximum durant toute la période de la grossesse de 9 mois, avoisine en moyenne les 90000 mUl/ml et la fourchette enregistrée dans les cas cliniques extrêmes ne saurait descendre en dessous de la barre de 30000 mUl/ml et peut même atteindre jusqu'à 160000 mUl/ml. Thèse conclue par la défense: Hajar n'était pas enceinte lors de sa consultation chez le médecin, et donc ce dernier n'a pas réalisé l'IVG, objet des poursuites contre lui, la patiente, son fiancé et deux autres personnes.
La thèse avancée par l'avocate du médecin, rejoint les propos de Hajar Raissouni qui avait affirmé à son tour qu'elle s'était rendue au cabinet suite à des "douleurs abdominales aiguës et une hémorragie" que "le médecin a dû stopper", signale Me Moulay Rachid.
Le médecin Mohamed Jamal Belkeziz avait bénéficié d'un grand soutien après son arrestation dans cette affaire. Près de 2000 médecins avaient signé une pétition exprimant leur solidarité avec leur confrère "qui jouit d'une réputation honorable, d'une moralité exemplaire et du respect du code de déontologie dans l'exercice de sa profession."


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