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Manifestation de retraités militaires et veuves pour réclamer une hausse des pensions
Publié dans Hespress le 23 - 01 - 2025

Un groupe de veuves, de retraités militaires et d'ayants droit a manifesté, ce jeudi, devant le parlement pour dénoncer l'injustice et la précarité de leur situation. Ils revendiquent une révision urgente des pensions de retraite, insuffisantes pour faire face à l'augmentation du coût de la vie.
À peu près 2.000 dirhams comme pension mensuelle des combattants, un montant jugé "insuffisant" surtout avec l'inflation qui pèse lourd sur les citoyens les plus démunis. Dépassé par cette situation, un groupe de veuves, de retraités militaires et d'ayants droit a manifesté, ce jeudi devant le parlement pour dénoncer l'injustice et la précarité de leur situation.
Approchée par Hespress FR, Saadia, veuve d'un ancien combattant, partage avec nous sa souffrance : nous nous rassemblons devant le parlement, non pas pour faire valoir des demandes irréalistes, mais pour réclamer nos droits fondamentaux, ceux qui nous ont été bafoués et oubliés depuis plusieurs années. Nous sommes un groupe de femmes, d'anciens combattants, de retraités et de personnes vulnérables, victimes d'un système qui ne reconnaît plus ni nos sacrifices, ni nos souffrances. Nous sommes ici pour dénoncer une réalité amère : celle d'une pension de retraite insuffisante, d'une précarité croissante, et de l'oubli cruel de ceux qui ont consacré leur vie à servir leur pays.
©Ayoub Amar
Une souffrance qui ne dure pas d'hier. Saadia relate son histoire : "Depuis 2018 nous luttons pour faire entendre nos voix. Nous, femmes d'anciens combattants, venons pour demander une augmentation de nos pensions, car nous sommes en proie à une situation économique écrasante. Le coût de la vie ne cesse d'augmenter, tout devient de plus en plus cher, et pourtant nos pensions restent ridiculement basses. Nos enfants, tout comme nous, ne trouvent pas de travail. Nous ne pouvons pas vivre dignement avec ces sommes dérisoires".
Et d'ajouter : « Je suis moi-même la femme d'un ancien combattant, un homme qui a servi son pays avec honneur, et pourtant, c'est nous qui souffrons aujourd'hui. La pension qui nous est versée ne nous permet même pas de subvenir aux besoins de première nécessité. Nous n'avons d'autre choix que de chercher à travailler à un âge où nous devrions être en paix, où nous devrions jouir de nos vieux jours avec dignité. Mais non, nous sommes contraints de chercher des emplois précaires, de faire des boulots dans les cafés ou ailleurs, parce que le système nous a abandonnés ».
Pour elle, c'est une question de respect avant tout, de reconnaissance et de justice. "Nous demandons à notre souverain, le Roi, qu'Allah le protège et lui accorde longue vie, de prêter une oreille attentive à notre situation. Cette catégorie de citoyens, qui inclut les veuves, les retraités, les orphelins et les anciens combattants, est en train de sombrer dans la précarité. Ils sont oubliés, laissés pour compte dans une société qui semble avoir perdu tout sens de la solidarité et de l'équité", exhorte la mère de deux enfants.
©Ayoub Amar
La situation est intenable. Les veuves, les retraités et les orphelins sont condamnés à une vie de misère. Nous demandons une révision immédiate des pensions de retraite, afin qu'elles correspondent enfin aux besoins réels de ceux qui ont servi ce pays, demande-t-elle. « Nous demandons une action concrète et urgente pour améliorer les conditions de vie de ceux qui sont dans le besoin. Nous refusons de rester dans cette situation de précarité », a conclut la femme dont le message résonne avec de nombreux autres cas similaires.
Une cause et motivation partagées par Saïd Anoun, ancien combattant, également joint par Hespress FR. Il nous confirme la délicatesse de la situation : « Nous sommes rassemblés devant le parlement dans une démarche urgente et inévitable, motivée par une situation qui dure depuis trop longtemps et qui affecte une partie importante de notre société : les retraités militaires, les veuves, les veuves des martyrs, les ayants droit et ceux qui ont été injustement licenciés. Notre sortie est une réponse à des décennies d'injustice, d'exclusion et de marginalisation dont sont victimes ces catégories de personnes qui ont servi leur pays avec dévouement, et qui aujourd'hui se trouvent abandonnées et oubliées ».
« Depuis trop d'années, nous luttons pour que nos droits soient reconnus et pour que les conditions de vie des retraités militaires soient améliorées. À ce jour, un ancien militaire qui a pris sa retraite en 1990 ne perçoit même pas 2.000 dirhams par mois, ce qui est bien en deçà du minimum nécessaire pour vivre décemment, compte tenu du coût de la vie, de l'inflation et des dépenses quotidiennes qui ne cessent d'augmenter. Ce salaire ne suffit même pas à couvrir les soins de santé nécessaires, encore moins à subvenir aux besoins élémentaires », déplore-t-il.
Décrivant une situation qui pèse lourd, Said réitère que " le salaire misérable perçu par ces retraités est un véritable affront, non seulement pour ceux qui ont servi leur pays avec honneur, mais aussi pour leurs familles, notamment les veuves et les orphelins, qui se retrouvent dans une situation de précarité totale. Il est incompréhensible qu'un homme ou une femme ayant sacrifié une partie de sa vie pour défendre la nation se trouve aujourd'hui dans l'incapacité de se soigner, de se nourrir dignement, ou même de faire face aux dépenses de base".
©Ayoub Amar
De plus, la majorité de ces retraités souffrent de maladies chroniques et ont besoin de traitements médicaux réguliers. Pourtant, leurs pensions sont tellement faibles qu'elles ne couvrent même pas les frais de médicaments. Et de conclure, il espère un changement urgent : "Nous sommes ici pour revendiquer la suppression immédiate de la clause qui gèle les salaires des retraités militaires. Nous demandons une révision urgente des pensions de retraite afin qu'elles reflètent la réalité du coût de la vie et qu'elles permettent à ces citoyens de vivre dans la dignité".


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