La secrétaire d'État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, a fait savoir que la digitalisation des marchés de vente de poissons concerne désormais 68 marchés sur un total de 76. Intervenant, lundi lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, la Secrétaire d'Etat a précisé qu'un système numérique a été déployé au niveau des marchés de première vente, garantissant transparence et traçabilité pour les acheteurs. Elle a ainsi relevé que la digitalisation s'étend également aux zones de pêche, avec l'ensemble des navires opérant dans les eaux marocaines étant suivis par satellite, tandis que le système RFID (identification par radiofréquence) permet de tracer les bateaux légalement autorisés afin de lutter contre la pêche illégale. En outre, la secrétaire d'État a précisé que la digitalisation concerne aussi les activités de recherche scientifique, les plans d'aménagement et les moyens de production, ainsi que le développement du système de commercialisation des produits de la mer. Et de rappeler que, depuis le lancement du plan « Halieutis » en 2009, la transition numérique a été progressivement mise en œuvre, notamment dans le domaine de l'exportation des produits halieutiques, à travers le passage des documents papier au traitement numérique des données. Répondant à une autre question orale sur « la hausse des prix du poisson sur les marchés nationaux », Driouich a indiqué que les prix obéissent à la logique de l'offre et de la demande et demeurent actuellement « relativement raisonnables », compte tenu de plusieurs facteurs, dont les conditions climatiques, le coût des sorties en mer, la chaîne du froid, ainsi que les marges des intermédiaires et des détaillants. Dans ce sillage, elle a mis en avant les efforts du gouvernement pour assurer l'approvisionnement des marchés nationaux en divers produits alimentaires, en étroite coordination avec les autorités compétentes, afin de réguler les prix et de lutter contre toutes les formes de pratiques illégales et de spéculation. La décision d'interdire l'exportation de la sardine congelée à compter du 1er février contribuera à renforcer l'approvisionnement du marché national et à maintenir les prix à des niveaux acceptables, a-t-elle relevé, notant que des initiatives spécifiques seront mises en œuvre durant le mois de Ramadan pour garantir l'approvisionnement du marché local en poisson congelé. Dans cette dynamique, elle a souligné que le gouvernement œuvre à la mise en place d'une stratégie axée principalement sur la durabilité des pêcheries, à travers la préservation des ressources halieutiques, le renforcement des mécanismes de contrôle, ainsi que le développement des infrastructures de commercialisation et la mise à niveau des marchés locaux de vente de poissons.