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Abbas El Fassi reconduit à la tête du PI: L'homme de la troisième fois

Adepte de la normalité, Abbas El Fassi est aussi une garantie pour qu'elle perdure au sein du PI. Reconduit pour un troisième mandat, il est doublement responsable de la réussite et du gouvernement et de la direction issue du 15ème congrès. Celui-ci a été également marqué par l'élection des nouvelles instances dirigeantes représentant la nouvelle génération de dirigeants politiques.
La Gazette du Maroc l'a affirmé, les congressistes l'ont confirmé. (Voilà pourquoi Abbas El Fassi sera reconduit à la tête du PI ,avons-nous écrit dans le numéro 579 en mai 2008) , Abbas El Fassi a été reconduit à la tête de l'Istiqlal. Nombreuses sont les raisons qui militent pour ce choix. Au premier chef, l'actuel Secrétaire général du parti de Si Allal est également le chef du gouvernement qui, plus est, vient de boucler son premier exercice. Il aurait été incommode de déstabiliser un Premier ministre, au nom d'un sacro-saint respect de la loi organique.
Normalité
Adepte de la normalité, El Fassi plaidait, à juste titre pour une continuité à la tête du parti. Bien que légitime, l'appel de certains dirigeants, animés par un souci interne, aurait été perçu comme un mauvais signe.  « On ne débarque pas un Premier ministre pour les beaux yeux des orthodoxies organisationnelles » a déclaré à LGM un membre influent de la nouvelle direction.
Abbas El Fassi a su survivre aux dissensions qui ont éclaté au sein du parti. Des dissensions qui ont jalonné, fait aggravant, les préparatifs de la messe istiqlalienne .D'autant plus qu'elles ont embarqué des ténors de la trempe de M'hammed Khalifa, Larbi Messari, ou autre Hamid Chabat. Dans pareille guéguerre, les chefs se brûlent souvent les mains. A titre d'exemple, jusqu'à la dernière minute, Abbas El Fassi est resté coi sur le candidat du parti à la présidence de la chambre des conseillers. Une finesse qui lui épargnera un choix douloureux certes, mais qui n'aurait sans doute aucun, monté les deux têtes en lice, à savoir Faouzi Ben Alla et Abdelhak Tazi contre lui. Entre les deux gouttes, il fait le choix de la troisième voie, une fois le congrès clos bien sûr : Maitre Tahiri !
Estime
Autre dossier, autre aspect : alors que son allié, l'USFP vivait une déchirure sans précédent, El Fassi a su garder une attitude digne d'un chef de groupe. Aucune déclaration, aucune position n'est venue révéler ses préférences, ou donner l'impression qu'il insulte l'avenir avec tel ou tel camp. Pourtant, entre partisans de la continuité au sein de son gouvernement et défenseur d'un retour à l'opposition, la guerre faisait rage. Judicieuse, sa décision lui a valu l'estime de la part de toutes les parties. Mener à bien un gouvernement, somme toute né dans la douleur, sinon dans la confusion majoritaire, garder des liens respectables avec la Koutla, et imposer, à l'unanimité une continuité, tout en renouvelant les têtes de la direction, à hauteur de 50 PC, ne sont pas les seuls atouts de l'époque El Fassi dans le parti : le chef de file de la majorité a pu embarquer dans son sillage le nouveau parti, le PAM, de Fouad Ali El Himma. Fort du soutien de la nouvelle formation, il peut surfer sur les vagues, bien que ce ne soit pas lui qui les ait provoquées ! ■
Comité Exécutif. Noyau dur et partants
Près de 800 membres du Conseil national ont renouvelé leur confiance aux promus du nouveau Comité Exécutif de l'Istiqlal qui ont été reconduits pour un mandat supplémentaire consécutif. Consacrant la reconnaissance pour l'abnégation et les services rendus d'un noyau dur composé d'Abdelouahad El Fassi, Nizar Baraka, Taoufiq Hjira et Abdellah Bekkali. Chacun de ces derniers, dans son domaine respectif, a montré son savoir-faire et son haut niveau de probité morale lui valant l'estime et l'admiration des bases partisanes. En revanche, ceux qui étaient décriés depuis un certain temps ont été « débarqués » du Comité Exécutif pour être sanctionnés par les militants, à l'instar de Benjelloun El Andaloussi et Abdelhaq Tazi. D'autres caciques ont tout simplement « raccroché leurs crampons », notamment Abdelhamid Aoued et Abderrazak Afilal, le premier se retirant volontairement de la course aux instances dirigeantes, et le second pour des problèmes de santé.
Yasmina Baddou. La «conquistadora»
Dame courage, de sacrifice et d'engagements, la ministre de la Santé qui a «chamboulé» la donne dans les établissements hospitaliers remis au goût de la moralisation publique, ne laisse personne indifférent tant et si bien qu'elle possède un abattage peu commun de capacité de travail et se trouve toujours aux premiers rangs des actions de mobilisation politique, institutionnelle, parlementaire (elle est députée) et communale (présidente de l'Arrondissement d'Anfa). Tout comme Yasmina Baddou, une mère de famille exemplaire, trempe également dans l'activisme associatif. Les militants istiqlaliens n'ont pas résisté au charisme de la «conquistadora» des cœurs et des esprits pour se résigner à modifier les règlements internes du PI afin de lui ouvrir l'accès aux plus hautes instances dirigeantes de la première formation politique dans le Royaume. Une certitude : le Comité Exécutif connaîtra un dynamisme accru avec cette militante de la première heure, citoyenne et patriote dans l'âme.
Karim Ghellab. La consécration
En étant élu dans le top 4 des plus forts suffrages exprimés par les membres du Conseil national pour siéger au Comité Exécutif du PI, Karim Ghellab tient une éclatante revanche en obtenant au mérite sa consécration démocratique et transparente parmi les ténors politiques des dirigeants nationalistes. Renvoyant, ce faisant, tous les Cassandre et détracteurs qui s'acharnaient à ne voir en lui qu'un « novice » politicien que la personnalité « écrasante » du technocrate pontiste étouffait. En excellant désormais sur les deux tableaux, si les grands chantiers dans le Royaume portent incontestablement la griffe du ministre de l'Equipement et du Transport, il faut reconnaître également le rôle décisif que Karim Ghellab avait joué dans l'animation de la campagne électorale des législatives de septembre 2007 dont son parti et lui-même sont sortis grands vainqueurs des urnes.
Hamid Chabat. L'expert chevronné
Le profil du maire de Fès est un cas d'école au constat d'un Hamid Chabat qui ne sait rebondir avec plus de conviction et de détermination que lorsque ses adversaires l'attaquent sur les fronts de la gestion communale ou syndicale. Et c'est avec une maestria remarquable que le nouveau leader coopté de l'UGTM et porté au Comité Exécutif du parti de l'Istiqlal a su déjouer tous les « coups bas » tentés désespérément et en vain par ceux qui envient sa réussite et sa popularité auprès des citoyens fassis qui l'ont élu et des bases du syndicat qu'il a profondément restructuré. Audace, engagement, homme de parole, il tient toutes ses promesses et met toujours un point d'honneur à traduire les aspirations de ses bases militantes et citoyennes en réalisations concrètes. Politicien, syndicaliste, gestionnaire communal, député parlementaire, plus que tout cela encore, Chabat est un modèle accompli du dirigeant moderne de proximité.


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