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Le prince Hicham accuse le palais d'être derrière Addoha
Publié dans Lakome le 09 - 04 - 2013

Le cousin du roi affirme que le palais est lié au promoteur Addoha. De graves accusations qui font échos à celles lancées il y a quelques jours par Miloud Chaabi. Vont-ils apporter des preuves ?
L'article publié par le prince Hicham Benabdallah Al Alaoui dans le dernier numéro de la revue « Pouvoirs » contient une véritable bombe. Le cousin du Roi y affirme que le groupe Addoha est « lié au palais ». Si l'article a été rédigé sous forme de fiction politique, sa première partie concerne le départ du prince du Maroc et concerne donc des faits réels tels que le cousin du roi affirme les avoir vécus.
Dire que groupe Addoha est lié à la monarchie est une accusation grave. Si elle est avérée, cela voudrait dire que ce qu'il conviendrait donc d'appeler « l'opération Addoha » est un crime économique aux dimensions épiques commis par le roi ou/et son entourage.
Dans une interview publiée dans la dernière livraison de l'hebdomadaire Al Ousboue, l'homme d'affaire Miloud Chaabi avait comparé Anas Sefrioui au clan Trabelsi, symbole tunisien de la mafia économique et famille de l'épouse du dictateur déchu Benali. Les propos de Chaabi revenaient à accuser le palais d'être derrière la prospérité vertigineuse du groupe Addoha.
C'est maintenant au tour d'un membre de la famille royale, troisième dans l'ordre de succession, d'émettre la même accusation. L'affaire est trop grave pour en rester là. Le palais, et le groupe Addoha vont-ils réagir ? L'identité de leurs accusateurs les oblige à réagir. Quant à Miloud Chaabi et le prince Hicham, vont ils apporter les preuves de leurs accusations ? Ils en ont trop dit ou pas assez.
Il faut bien dire que les indices montrant le favoritisme dont a bénéficié Addoha de la part des services de l'Etat sont nombreux et pointent effectivement vers le palais. Deux institutions d'Etat dirigées par des proches du palais ont fait montre d'un zèle particulier dans leur « appui » à l'entreprise d'Anas Sefrioui : La Caisse de dépôts et de gestion (CDG) et le gendarme de la bourse, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM).
La CDG, d'abord sous la direction de Mustapha Bakkoury, s'était associé à Addoha dans une joint venture Immolog, dans laquelle elle apportait des terrains à la valeur inestimable alors qu'elle aurait pu en doter sa propre société de promotion immobilière par ailleurs cotée en bourse, la CGI. La CDG avait favorisé un groupe privé au détriment de sa propre filiale. Il faut rappeler que Mustapha Bakkoury est l'actuel secrétaire général du Parti de l'Authenticité et de la Modernité créé par l'ami du roi et son conseiller actuel, Fouad Ali El Himma.
Sous la direction d'Anas El Alami, la CDG est ensuite venu à la rescousse d'Addoha après le fiasco du projet de Saidia. Enfin comme l'a montré l'enquête menée par Ali Anouzla pour Lakome, la CDG, a acheté en 2010 des terrains à 50 DH le mètre carré en invoquant l'intérêt général, avant de les revendre le même jour au même prix modique à Addoha qui s'est empressée d'en faire des projets immobiliers de haut standing à haute rentabilité. La CDG a servi de blanchisseuse foncière au groupe d'Anas Sefrioui. Anas El Alami est un proche de Hassan Bouhemou, bras droit de Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi.
Le favoritisme dont a bénéficié Addoha auprès des autorités boursières, et du CDVM en particulier est tout aussi flagrant. D'abord le gendarme de la bourse s'est abstenu d'ouvrir une enquête dans ce qui pourrait bien être le plus gros délit d'initié de l'histoire financière du pays. Après son introduction en bourse en 2006, Addoha a vu son cours exploser sans raisons économiques valables. Après quelques semaines, dans une cérémonie amplement médiatisée au palais royal et en présence du roi lui même, les marocains étaient informés des projets pharaoniques du groupe qui bénéficiait en l'occurrence de l'accès à des propriétés foncières de l'Etat à des prix réduits et sans appel d'offre. La probabilité qu'un groupe d'individus ayant eu connaissance de ces projets avant qu'ils ne soient rendus publics et qu'ils en aient tiré profit en bourse étant élevée, le CDVM se devait d'ouvrir une enquête. Il ne l'a pas fait.
Ce n'est pas tout. Dans son rapport annuel 2010, la Cour des comptes épingle le CDVM pour n'avoir pas appliqué la loi en vigueur à l'encontre des dirigeants d'Addoha qui se seraient rendus coupables de délits d'initiés. Selon le même rapport, l'un de ses dirigeants a réalisé une plus-value de près de 200 millions de dirhams (20 milliards de centimes) grâce à l'opération. L'affaire a été simplement « enterrée » par la direction du CDVM.
Le directeur général du CDVM depuis février 2009 est Hassan Boulaknadel. Un proche de Hassan Bouhemou dont il avait été l'adjoint lorsque celui ci était directeur général de la société de gestion de fonds Marfin.
Mais jusqu'à présent, personne n'avait clairement affirmé l'existence de liens entre Addoha et le palais. Aujourd'hui, c'est un membre de la famille royale et un des hommes d'affaire prééminents du pays qui le font.


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