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La croissance sur une pente descendante
Publié dans La Vie éco le 10 - 07 - 2019

Le PIB a progressé de 2,8% au premier trimestre au lieu de 3,5% en glissement annuel selon les comptes nationaux du HCP. La croissance serait de 2,4% au troisième trimestre contre 3% en glissement annuel. La baisse de la valeur ajoutée agricole et l'évolution contrastée des activités non agricoles, dans un contexte de modération de la demande intérieure, serait la cause du ralentissement.
C'est un peu mieux (+2,8%) que ce que craignaient les prévisionnistes (+2,3%), mais c'est nettement moins que ce qui a été réalisé l'année dernière à la même période (+3,5%) : la croissance de l'économie marocaine au premier trimestre 2019, selon les comptes nationaux du HCP, a donc accusé un ralentissement certes moins sévère qu'attendu mais, tout de même, relativement important. En cause, la baisse (-1,1%) de la valeur ajoutée du secteur primaire, sous l'effet combiné d'un repli de la valeur ajoutée agricole (-3,2%), d'un côté, et d'une hausse de celle de la pêche (+18%), de l'autre côté.
Les activités non agricoles, par contre, ont réalisé une croissance de leur valeur ajoutée somme toute en ligne avec la tendance de long temps (+3,8% au lieu de +3,2% un an auparavant). Cette amélioration des activités non agricoles, le HCP l'explique par une légère augmentation des valeurs ajoutées des secteurs tant secondaire que tertiaire. Le premier a progressé de 4,6% au lieu de 4,2% en variation annuelle, et le second de 3,1% au lieu de 3%. A l'intérieur de chaque secteur, toutefois, les branches ont évolué de façon contrastée. Ainsi, dans le secteur secondaire, la branche "électricité et eau" a réalisé une croissance de 23,5% contre 6,5% en glissement annuel, et celle du BTP une hausse de 1,5% au lieu de 0,6% en variation annuelle. En revanche, les branches "industrie d'extraction" et "industries de transformation" ont, elles, accusé un ralentissement : +5,6% au lieu de +16,7% et +2,5% au lieu de +3,5%, respectivement.
La même évolution a été relevée dans le secteur tertiaire: alors que les services rendus par l'administration publique générale et la sécurité sociale, les services financiers et assurances et ceux de l'éducation, de la santé et de l'action sociale ont amélioré leur valeur ajoutée par rapport au même trimestre de 2018, le transport, la poste et les télécommunications, les hôtels et restaurants et les services rendus aux ménages et aux entreprises ont accusé un ralentissement plus ou moins important de leur valeur ajoutée.
Contribution négative de la demande étrangère à la croissance
Malgré tout, la valeur ajoutée de l'ensemble des activités non agricoles a progressé plus fortement (+3,8%) que l'année dernière à la même période (+3,3%).
Comme toujours, ou presque, c'est la demande intérieure qui a soutenu cette activité. Celle-ci a augmenté de 3,3%, tirée par la consommation des ménages (+3,8%), la consommation des administrations publiques (+2,8%) et l'investissement (+3%). La demande étrangère, elle, a au contraire négativement contribué à la croissance (-0,8 point) ; et ceci en raison du fait que, bien que toutes deux en ralentissement, les importations ont crû plus fortement que les exportations. En y ajoutant le fort repli des impôts nets des subventions (+1,9% au lieu de +4,9%), on comprend que le PIB global n'a progressé que de 2,8%.
Le hic, si l'on peut dire, est que la situation ne semble pas s'être améliorée au deuxième trimestre et même qu'elle se dégraderait encore un peu au troisième, selon les estimations du HCP. Dans son "Point de conjoncture" de ce juillet 2019, ce dernier estime à 2,6% la croissance au deuxième trimestre au lieu de 2,8% un an auparavant, et à 2,4% au troisième contre 3% en glissement annuel. Une fois de plus, la baisse de la valeur ajoutée agricole, au deuxième comme au troisième trimestre (-2,7% et -2,5% respectivement), explique en partie la décélération de la croissance. Sauf que, nous dit le HCP, pour le deuxième trimestre, même les activités non agricoles auraient ralenti à 3,4% au lieu de 3,8% en variation annuelle. Ces activités auraient pâti, entre autres, de la faiblesse de la croissance, notamment en zone euro, principal partenaire du Maroc. La demande intérieure, pour sa part, bien que demeurant le principal soutien de la croissance, aurait progressé à un rythme plus modéré qu'au premier trimestre. La consommation des ménages, principale composante de la demande intérieure, aurait augmenté de 3,2% au lieu de 3,8% au premier trimestre. Par contre, l'investissement a, lui, poursuivi son amélioration, enregistrant une hausse de 2,8% contre 2,6% le trimestre précédent.
A peu de choses près, la croissance au troisième trimestre aurait la même configuration qu'au deuxième : baisse de la valeur ajoutée agricole et faible progression de celle des activités non agricoles, dans un contexte mondial marqué par des incertitudes liées aussi bien à l'évolution des cours du pétrole qu'aux tensions commerciales sino-américaines.
Tout semble indiquer, au total, que pour l'exercice 2019, la croissance ne devrait pas dépasser 2,8%, comme l'ont prévu à peu près l'ensemble des organismes…de prévision.
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[tab title="Allègement du déficit courant et stagnation de la dette extérieure publique" id=""]Sur le plan des finances extérieures, le haut de la balance des paiements a enregistré au premier trimestre une amélioration non négligeable. Le compte des transactions courantes, selon l'Office des changes, a en effet affiché un déficit en allègement de 18,3% : -8,5 milliards de DH, au lieu de -10,4 milliards à fin mars 2018. Comme le montrent les statistiques de l'Office des changes, cette amélioration résulte de l'augmentation des excédents de la balance des services, de la stagnation du déficit de la balance des revenus primaires et d'un allègement du déficit de la balance des biens.
Pour sa part, l'encours de la dette extérieure publique s'est établi à 326,3 milliards de DH à fin mars 2019, pratiquement en stagnation par rapport à son niveau de fin 2018 (326,6 milliards de DH), selon les indications de la Direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE). La dette extérieure du Trésor, qui représente 44,9% de cet encours, a baissé de 1% à 146,4 milliards de DH. Celle des entreprises et établissements publics, par contre, a légèrement augmenté de 0,6% à 179,8 milliards de DH.[/tab]
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