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Enfance : En attendant la «Famille d'accueil»…
Publié dans La Vie éco le 23 - 10 - 2022

Assurer une vie normale à l'enfant abandonné et un foyer chaleureux. Tel est l'objectif de SOS Villages d'Enfants Maroc engagé, depuis 1985, pour cette cause. Pour cela, l'association reprend, dans le cadre d'un collectif, son plaidoyer pour la mise en place de la Famille d'accueil.
SOS Villages d'Enfants Maroc, leader dans la région de l'Ouest, Centre et Nord de l'Afrique. Une reconnaissance faite par le Dr. Derejo Wordofa, président de SOS Villages d'Enfants International au cours de sa visite, récemment, au Maroc. La tournée africaine du président de SOS Villages d'Enfants englobera également le Togo, le Sénégal et le Cap-Vert. L'évaluation du travail de l'antenne marocaine a permis de constater «l'amélioration des structures et de la gestion de nos sites ces dernières années et qui permettent de mener à bien nos divers programmes pour la prise en charge des enfants et la protection de leurs droits», explique Samya Mousti, directrice nationale de SOS Villages d'Enfants Maroc. Pour Amine Demnati, président national de l'association, «il est important pour nous que le Dr. Derege Wordofa puisse se rendre compte de visu de l'évolution de la qualité de nos programmes en faveur des jeunes et des enfants privés de soutien familial». On notera effectivement que l'association mène des actions de sensibilisation aux droits et à la protection des enfants. Au niveau des procédures de travail, l'association a introduit le contrôle de gestion qui permet un fonctionnement transparent de ses structures. Et, enfin, elle a mis en place une politique de signalement qui «consiste en une sensibilisation des enfants et des éducateurs pédagogiques à la dénonciation de toutes formes de négligence, maltraitance et violence», souligne Mme Mousti.
Absence d'un cadre juridique
Si le président de SOS Villages d'Enfants International a salué ces efforts d'organisation et le travail de l'antenne locale pour la protection des enfants, on notera, toutefois, que cela se fait dans un environnement général qui connaît malheureusement quelques limites qui ont été abordées, lors de la rencontre de M. Wordofa avec Awatif Hayar, ministre de la Solidarité, de l'Insertion et de la Famille. Ainsi, l'environnement global de la protection des droits des enfants abandonnés demeure entaché par l'absence d'un cadre juridique de la «Famille d'accueil» et de la faiblesse de la contribution étatique au budget de SOS Villages d'Enfants Maroc. La «Famille d'accueil» est un mode alternatif de prise en charge des enfants sans soutien familial n'ayant pas bénéficié de la Kafala. Cette approche a été développée au Maroc par plusieurs ONG (Bayti, Fondation Amane de Taroudant, l'Association Anir, la Ligue marocaine de la protection de l'enfance de Taroudant et SOS Villages d'Enfants) formant le Collectif Familles d'accueil qui a pour objectif principal de plaider pour la mise en place d'un cadre juridique spécifique à ce protocole d'intervention qui semble avoir atteint un bon niveau de maturité et qui répond également au principe de l'intérêt supérieur de l'enfant consacré par la Convention des droits de l'enfant qui veut que ce dernier vive dans un milieu familial et que son placement en institution soit une mesure de dernier recours. L'action du plaidoyer qui a été retardée par la crise sanitaire devrait être relancée rapidement puisque plusieurs réunions ont eu lieu. Le Collectif Familles d'accueil devait déposer sa proposition de loi pour un cadre juridique des familles d'accueil en 2019 pour une entrée en vigueur en 2021 après son adoption par le Parlement.
39 enfants abandonnés chaque jour
Ce projet a été lancé en 2014 et s'appuie sur les dispositions de l'article 471 du Code de procédure pénale qui parle de la «personne tierce digne de confiance» pour assurer la prise en charge d'un enfant. Cette solution, en l'absence de famille biologique, garantit à l'enfant abandonné le droit à un foyer et à une famille. C'est pourquoi les associations sont fortement mobilisées mais aucun cadre n'a été encore mis en place. Un blocage incompréhensible lorsque les chiffres officiels sont alarmants : 39 enfants sont abandonnés chaque jour au Maroc ! Ceux-ci sont placés dans les établissements de protection de l'enfance et des orphelinats qui, faute de moyens financiers et humains, ne peuvent leur assurer une prise en charge digne de ce nom. Elles offrent le gîte et le repas, mais ne peuvent les aider à se reconstruire ni à avoir un projet de vie. Adoptée en 2002, la loi sur la Kafala a permis de placer environ 2 000 enfants annuellement. Toutefois, ce dispositif ayant montré des limites devrait être réformé, ce qui tarde à venir, et la lenteur des procédures dissuade les familles à recourir à l'adoption. Face à cette situation, des associations comme Bayti et SOS Villages d'Enfants ont développé et mis en place le concept de Famille d'accueil. Pour SOS Villages d'Enfants on compte 121 enfants placés en famille d'accueil. Un placement qui, faut-il le préciser, se fait sur décision judiciaire. Et peu de magistrats aujourd'hui sont sensibles à l'importance de ce placement alternatif. C'est pourquoi le Collectif se mobilise pour le plaidoyer pour un cadre juridique de ce dispositif qui permettrait de remédier à la problématique des enfants abandonnés. Cette problématique de la prise en charge des enfants abandonnés est confrontée à une deuxième limite, discutée aussi avec la ministre de la Solidarité, de l'Insertion et de la Famille : la faiblesse de la contribution étatique au budget de SOS Villages d'enfants. Ses responsables souhaiteraient une augmentation de cette contribution qui atteint actuellement 10% (5% provenant de l'INDH et 5% de l'Entraîde nationale). Concrètement, ce sont 20 dirhams qui sont alloués à chaque enfant par jour. Le Maroc sur ce point fait moins bien que certains pays arabes où le taux de contribution étatique varie entre 40% (en Tunisie) et 60% (en Jordanie).
1 037 enfants sont actuellement pris en charge
SOS Villages d'Enfants Maroc active depuis 1985, héberge et accompagne, à travers l'ensemble du pays, 1 037 enfants ayant perdu la prise en charge parentale. L'association compte aujourd'hui cinq sites à Dar Bouazza, Ait Ourir, Imzouren près d'Al Hoceima, El Jadida et Agadir.
La prise en charge de ces enfants se fait à travers trois programmes d'intervention : la protection des enfants ayant perdu leur famille, la prévention auprès des familles vulnérables et l'insertion socioprofessionnelle des jeunes.
Ce programme, mis en place depuis 12 ans, vient en aide à des mères seules qui n'arrivent pas à élever leurs enfants dans des conditions décentes. Il s'agit donc de familles monoparentales où les mères sont veuves, divorcées ou célibataires. Le programme permet aux mères d'avoir une activité génératrice de revenus, de faire les procédures pour enregistrer les enfants à l'état civil et de scolariser les enfants. Aussi, pour aider ces femmes, nous avons lancé une formation de nourrices qui s'occupent de leurs enfants afin de leur permettre de travailler.
Enfin, pour aider les jeunes scolarisés dans le secondaire ou dans les établissements de la formation professionnelle, SOS Villages Maroc les accueille dans ses centres d'accueil situés dans les villes de Salé, Mohammédia, Casablanca, Marrakech et Agadir. Ces centres hébergent aujourd'hui 100 jeunes qui sont quasiment en phase d'autonomie.


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