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Formation/Employabilité: Ce que propose l'agriculture
Publié dans L'Economiste le 02 - 05 - 2019

Les établissements de l'enseignement technique et la formation professionnelle agricole se répartissent sur l'ensemble du territoire national et assurent des formations pour les techniciens et techniciens spécialisés (Ph. AK)
Entre le 2e trimestre de 2017 et celui de 2018, l'économie marocaine a créé 117.000 postes d'emploi, indique le Haut-commissariat au plan. Sur ce total, 100.000 emplois sont allés aux adultes de 40 à 59 ans, tandis que les jeunes de 20 à 39 ans (40% de la population), eux, restent confrontés à d'énormes difficultés d'insertion professionnelle. Ce qui nécessite un remodelage du système de formation/emploi avec concentration sur les secteurs prometteurs.
C'est le cas de l'agriculture, secteur appelé à adapter ses cursus de formation au marché de l'emploi. «La réussite des formations à visées professionnelles passe par une meilleure valorisation du capital humain et une formation adaptée aux besoins.
Cela passe également par une coordination entre les différentes entités professionnelles, pour identifier les besoins de chaque secteur d'activité et prévoir des formations adéquates», explique Lahrache Mahjoube, directeur régional du département de l'Agriculture au niveau de l'Oriental.
L'enseignement technique et la formation professionnelle agricole représentent une composante essentielle d'accompagnement des objectifs du Plan Maroc Vert, explique-t-on auprès de l'administration du lycée agricole de Berkane. Son objectif est de parvenir à une mise à niveau des entreprises agricoles marocaines à travers la qualification des ressources humaines, la production et l'injection des savoir-faire et la technologie nécessaire pour la modernisation du secteur. Et in fine, asseoir une agriculture diversifiée, durable et respectueuse de l'environnement naturel et compétitive.
Dans le cadre de la nouvelle politique de formation pour traduire ce secteur en gisement d'emplois, chaque région sera dotée d'une Cité des métiers et des compétences. Celle-ci est appelée à fonctionner sur la base du principe de la mutualisation et d'optimisation des ressources disponibles. Les filières de formation pour l'agriculture et l'agro-industrie couvriront les douze régions avec des formations relatives à l'Industrie navale à Agadir et Casablanca.
«Ces nouveaux centres de formation professionnelle verront le jour à la rentrée scolaire 2021», a annoncé le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Saaïd Amzazi, lors de la séance de présentation, devant le roi Mohammed VI (4 avril 2019), de la feuille de route relative au développement du secteur de la formation professionnelle.
Pour accompagner les élèves qui optent pour une formation en agriculture, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime mène des campagnes de sensibilisation au niveau des établissements scolaires et apporte des conseils pratiques aux jeunes et à leurs parents, sur l'orientation, la vie dans les établissements de l'enseignement technique et de la formation professionnelle agricole, leurs fonctionnements, leurs méthodes pédagogiques et sur l'employabilité dans le secteur agricole.
En parallèle, un guide pour l'élève et le stagiaire est mis à disposition pour présenter les généralités et détailler les cursus de l'enseignement technique et la formation professionnelle agricole, l'architecture des formations, l'organisation des établissements et le régime scolaire. Le guide précise également les canevas pour la poursuite des études et la recherche d'emplois.
Après un palier de formation piloté par le département de l'agriculture, les jeunes intéressés peuvent poursuivre leurs études dans des niveaux supérieurs en formation professionnelle agricole initiale et par apprentissage. Ils peuvent ainsi passer du niveau spécialisation au niveau qualification, puis au niveau technicien et technicien spécialisé.
L'échange d'expériences et le partage des méthodologies pédagogiques permettent aux stagiaires de découvrir d'autres cultures (Ph. AK)
Les élèves détenteurs d'un baccalauréat agricole peuvent, au même titre que les autres bacheliers scientifiques, poursuivre leurs études supérieures dans les instituts de Techniciens spécialisés agricoles, dans des filières scientifiques (médecine, écoles et facultés des sciences et techniques…) ou dans les écoles et instituts agronomiques après la réussite des concours d'accès. Les détenteurs d'un diplôme de technicien spécialisé peuvent également préparer une licence professionnelle et postuler par la suite pour un diplôme de Master.
Pour renforcer les capacités des lauréats en matière d'insertion professionnelle et de développement personnel, des modules sur le programme de l'amélioration de l'employabilité, l'éveil à l'esprit entrepreneurial et le programme de développement entrepreneurial sont introduits dans le cursus de formation.
D'autres dispositifs sont mis en place par le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle à travers l'Anapec. Il s'agit du programme «Moukawalati» qui offre des services de formation, d'accompagnement et d'appui à la création d'entreprises, «Taahil» pour la formation qualifiante et «Idmaj» pour l'insertion et l'employabilité.
Par ailleurs, les jeunes porteurs de projets qui veulent s'installer en agriculture en tant que chefs d'exploitation ou créer leur propre entreprise, peuvent bénéficier d'une formation d'appui leur permettant de réussir leur installation. Ils peuvent aussi profiter d'un accompagnement pré et post-création de leurs entreprises agricoles afin d'assurer la pérennisation du projet.
A ce titre, les responsables des cellules «adéquation de la formation à l'emploi» apportent de l'assistance aux jeunes qui désirent investir en agriculture et vérifier les opportunités d'investissement avec le promoteur. Les capacités entrepreneuriales du candidat et ses aptitudes techniques et de gestion sont également prises en considération.
Suivront d'autres accompagnements pour la réalisation des études de faisabilité des projets d'investissement (études techniques, économiques et financières); les démarches juridiques et administratives, les créneaux porteurs, les sources de financement et le suivi de la réalisation du projet.
La formation professionnelle agricole s'appuie sur un réseau de 45 établissements répartis sur toutes les régions du pays. Ce dispositif compte 11 Instituts techniques agricoles (ITA) et 26 Centres de qualification agricole (CQA) qui forment dans une vingtaine de métiers pour les niveaux «technicien spécialisé», «technicien» et «ouvrier qualifié» et 8 Instituts techniques agricoles spécialisés en agriculture (ITSA) dont l'ITSA Zraib-Berkane
Une soixantaine d'établissements pour la formation alternée
La Formation professionnelle agricole alternée compte une soixantaine d'établissements et forme des techniciens spécialisés et techniciens et ouvriers de qualité dans 20 filières. C'est une formation qui cible trois objectifs: satisfaction des besoins en compétences du secteur agricole, valorisation des ressources humaines en milieu rural et insertion professionnelle des jeunes.
Un cycle de formation et deux années forment plus de 4.000 professionnels en gestion et maîtrise de l'eau, électromécanique, topographie, gestion des entreprises agricoles, TC en intrants agricoles, aviculture, élevage des ruminants, plantes aromatiques et médicinales, polyculture- élevage, horticulture, agro-équipement, élevage BOC, TC en cultures ornementales et aménagement paysager, eaux et forêts, mécanique agricole, jardinage, arboriculture, maraîchage, élevage ovin caprin, et installation des systèmes d'irrigation.
Formation: en plus des cours théoriques et le travail en classes, les stagiaires s'initient aux meilleures pratiques dans les champs et avec des agriculteurs confirmés (Ph. AK)
Formation de 7.000 jeunes ruraux/an
La formation par apprentissage des jeunes ruraux est d'une durée de dix mois et cible 7.000 lauréats/an. 45 établissements répartis sur les douze régions du Royaume forment des ouvriers spécialisés en installation des systèmes d'irrigation, cultures industrielles, grandes cultures, traitements phytosanitaires, mécaniciens des machines agricoles, tractoristes, pépiniéristes maraîchers et arboricoles, jockeys, élevage bovin, arboriculture, maraîchage, élevage ovin et caprin, aviculture, jardinage, foresterie, cuniculture, plantes aromatique et médicinale. L'objectif de cette formation qui cible les jeunes ruraux est de satisfaire aux besoins des entreprises agricoles en personnels qualifiés et la formation des filles et fils d'agriculteurs appelés à assurer la relève.
L'offre des Instituts d'enseignement supérieur
Le Royaume compte trois établissements d'enseignement supérieurs spécialisés en agriculture:
- L'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) de Rabat et son Complexe horticole d'Agadir
- L'Ecole nationale d'agriculture de Meknès (ENA)
- L'Ecole nationale forestière d'ingénieurs (ENFI) de Salé.
Pour l'obtention d'une licence fondamentale à l'IAV, par exemple, il faut être titulaire d'un bac scientifique et réussir le concours d'accès pour une formation de 3 ans. Pour l'obtention d'un master, le postulant doit être titulaire d'une licence et suivre une formation de deux ans.
Pour l'obtention d'un doctorat, il est indispensable de disposer d'un master fondamental et réussir le concours d'accès. La durée de formation est de trois années. Par ailleurs, l'IAV propose un cursus de formation en médecine vétérinaire qui dure 6 ans et débute par une année commune à toutes les formations et filières en sciences de l'agriculture et qui est l'année préparatoire aux études supérieures en agriculture (APESA).
Ali KHARROUBI


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