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Polémique Règlements de comptes autour du Sidaction
Publié dans Le Soir Echos le 03 - 01 - 2011

L'AMJCS accuse l'ALCS d'induire l'opinion publique en erreur et de monopoliser les dons collectés lors du « Sidaction Maroc ». Le Pr. Hakima Himmich s'explique au Soir échos.
C'est une véritable bataille qui se profile. L'Association de lutte contre le sida (ALCS) se retrouve, en ce début d'année, au centre d'un scandale lié au «Sidaction Maroc». Rappelez-vous, la soirée, organisée le 17 décembre sur 2M, qui avait drainé plus de 13,3 millions de dirhams de promesses de dons. Pour l'ALCS, ce chiffre représente un franc succès mais, pour d'autres ONG nationales opérant dans le secteur, il fait plutôt monter la fièvre des interrogations. «Où vont ces dons du Sidaction? Qui en profite réellement? Comment est-il partagé?… Nous exigeons qu'un comité de suivi soit constitué pour savoir où aboutit l'argent et si les malades en profitent réellement», déclare au Soir échos Abdessamad Oussayh, le président de l'Association marocaine des jeunes contre le sida (AMJCS).
Cette dernière vient de saisir les médias, par le biais d'un communiqué, pour exprimer sa colère. «L'ALCS monopolise la collecte des dons, arguant avoir été la pionnière dans sa lutte contre le sida au Maroc. C'est faux! Nous sommes les premiers à avoir investi le terrain en 1993. Nous avons choisi la proximité à l'époque où cette tâche n'était pas des plus aisées. Nous avons organisé des campagnes de prévention, alors que l'ALCS entamait petit à petit son action dans un hôpital. Ce n'est pas par jalousie que nous agissons, mais pour remettre les choses au point», lance Abdessamad Oussayh.
Sidaction ou faux messages
Règlement de comptes annoncé, l'AMJCS estime avoir été lésée. «Nous sommes en train de mobiliser plusieurs ONG du secteur, des politiciens, des professionnels de la santé et des syndicats, pour créer un débat national autour du sujet. Notre objectif n'est pas de saisir la justice contre l'ALCS. Nous voulons juste révéler la vérité à l'opinion publique, corriger les faux messages passés lors du Sidaction 2010», tient-il à préciser. Et à propos de ces «faux messages», l'AMJCS estime, d'abord, que 2M induit en erreur ses téléspectateurs et les donateurs, en leur présentant l'ALCS comme «seul acteur et parrain de la lutte contre le Sida au Maroc». Pour l'AMJCS, ce n'est ni plus ni moins qu'une «discrimination médiatique». Aux yeux de la présidente de l'ALCS, c'est une fausse allégation. «Il suffit de rappeler que de 1994, date du «Sida en clair» à 2005, date du premier «Sidaction Maroc», rien n'empêchait l'AMJCS ou une autre association, si elle en avait les capacités, d'organiser un tel événement», répond le Pr. Hakima Himmich. Et de préciser : «Les associations qui ont quelque chose à dire sont invitées régulièrement sur les ondes de 2M, comme c'était le cas le 1er décembre 2010».
Mais la liste des «faux messages» ne s'arrête pas là. L'AMJCS accuse aussi la fondatrice et présidente de l'ALCS d'avoir fait «une déclaration infondée et abusive», lors de la soirée «Sidaction Maroc» lorsqu'elle y a annoncé que son association finance la trithérapie de ces malades. «Nous avons toujours déclaré que la trithérapie est payée à hauteur de 50% par le ministère de la Santé, et 50% par le FMLSTP (Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme). Par contre, nous avons toujours affirmé et nous pouvons le prouver, factures à l'appui, que l'ALCS achète des médicaments pour le traitement des infections opportunistes et des effets secondaires de la trithérapie», rétorque le Pr. Hakima Himmich.
Qui profite des dons ?
Quant aux bénéficiaires des dons collectés par le Sidaction, l'AMJCS rappelle qu'il a été annoncé que cinq ONG en profiteront, sauf qu'«aucun nom n'a été cité et notre association n'a pas bénéficié du Sidaction depuis 2005». Là aussi, l'ALCS ne partage pas du tout l'avis de son adversaire, en déclarant au Soir échos que les cinq associations en question ont bel et bien été désignées. «C'est la stricte vérité, ces associations sont l'AMPF, la LMLMST, l'association du Jour, l'AMSED, l'association Soleil, qui ont signé des chartes avec l'ALCS en 2008 et en 2010», assure le Pr. Hakima Himmich. Selon elle, ces associations, ainsi que trois instituts de recherches ont bénéficié de 33% du montant net de la collecte du «Sidaction Maroc 2008» et bénéficieront d'un pourcentage équivalent en 2011. «Les virements qui ont été faits à toutes ces associations et instituts de recherches sont à votre disposition», ajoute-t-elle pour prouver sa crédibilité. Pour ce qui est du «bénéfice» que pourrait tirer l'AMJCS du Sidaction, le Pr. Hakima Himmich insiste sur le fait que cette ONG a été invitée, au même titre que les autres associations de lutte contre le sida, à bénéficier de la collecte de fonds. «Elle a même signé avec nous une charte le 4 novembre 2008. Mais, le président de l'AMJCS s'est rétracté, probablement pour pouvoir attaquer librement l'ALCS», s'indigne la présidente de l'ALCS.
Autre sujet, autre accusation. Cette fois-ci c'est l'intérêt des malades qui alimente la fureur des ONG. «Nous ne comprenons pas pourquoi les malades marocains n'étaient pas présents sur le plateau du Sidaction. Il y avait des Français, des Mauritaniens, mais pas de Marocains. Hakima Himmich a exprimé son souhait que des malades marocains soient présents sur le plateau, mais ce qu'elle a oublié, c'est que des malades marocains voulaient effectivement participer, à la condition de pouvoir s'exprimer librement en direct et sans avoir à jouer de rôle» , insiste l'AMJCS. Or, selon l'ALCS, aucune personne vivant avec le VIH au Maroc, n'a demandé à témoigner à visage découvert sur le plateau. «Ce que nous respectons entièrement, sachant que par crainte de la stigmatisation, il est plus facile de témoigner à visage découvert sur une chaîne étrangère, que sur une chaîne nationale lors d'une émission suivi par 7 millions de téléspectateurs marocains», indique le Pr. Hakima Himmich. Pour celle-ci, les propos à son encontre sont «un tissu de mensonges» et portent une grave atteinte aux relations entre ONG partageant les même principes.


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