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Rabat sous le charme perse | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 02 - 08 - 2012

Le chanteur iranien Ali Reza Ghorbani a captivé le public rbati mardi soir, en compagnie de son ensemble. Une véritable conquête perse, et un grand moment offert par les « Nuits du Ramadan ».
Le chanteur iranien lyrique Ali Reza Ghorani et son ensemble a livré un concert aérien, mettant à l'honneur le patrimoine perse classique, mardi soir à la villa des arts de Rabat.
Ethéré, vaporeux, spirituel, le concert de Ali Reza Ghorbani est un déluge d'émotions. Un voyage au cœur de la Perse mythique, et au cœur de la poésie savante du grand Jalal El Din El Rumi, transcrite magsitralement en musique. Ce mardi soir, à quelques pas de la médina de Rabat, les effluves des ftours se mêlaient aux rythmiques persanes, et quatre musiciens de haute volée livraient un concert-évasion, dans le cadre des charmantes «Nuits du ramadan», organisées par l'Institut Français. Sous la voûte céleste de Rabat et dans l'enceinte de la ville des Arts, nous avons décollé agrippés à nos émotions, en une nuit ramadanesque qui a démarré ordinaire. Happés par ce curieux mélange de folklore et de lyrisme, le public se mouvait au rythme des instruments perses : le târ et le diwan joué par le compositeur Aly Ghamsary, le khamanche joué par Saman Samimi et le daf et le bendir joués par Houssain Zahawy. On s'explique. Le târ est un instrument traditionnel iranien, sorte de luth à long manche avec un corps en forme de double cœur, joué dans le Caucasse, Iran et Turquie, et le diwan est joué en Turquie et se répand jusqu'en Iran, alors que le Khamenche est un instrument à corde iranien qui ressemble au ribab, d'où jaillit un son à mi-chemin entre le folklorique et le mystique. Aux percussions, bendir et daf. Aucun signe de tombac, autre instrument percussif emblématique de cette région, que le public r'bati avait eu l'occasion de découvrir au festival Jazz au Chellah lors du concert du luthiste Yacir Rami.
Nouvelle génération du chant iranien
Le concert est un plongeon dans les Maqamates ou l'art des modes, un art oral et délicat commun aux ères arabes, ottomane et persane que les maîtres souvent non professionnels, tansmettent par tradition orale aux générations suivantes. Alireza Ghorbani se consacre complètement à cet art après avoir suivi, pendant des années, des cours du Conservatoire de Musique de Téhéran avec des maîtres du Târ et Setâr, instruments clés de la musique iranienne. Joueur de ney, il apprend, par transmission familiale la récitation du Coran en arabe, et s'affirme à trente ans comme l'un des meilleurs interprètes de la nouvelle génération du chant persan, et peut sérieusement prétendre à être le disciple et successeur du maître incontesté Mohammed Reza Shadjarian. Ce musicien, chantre de l'art savant et classique, représente surtout le chant polyphonique, basé sur des sonorités à la fois mélodiques et percussives, et fait notamment partie de la nouvelle génération qui creuse le sillon de cette musique à la croisée de plusieurs sons. « Nous jouons une musique classique, non traditionnelle et le compositeur Aly Ghamsary fait partie de la nouvelle génération de compositeurs, ceux qui écrivent de la musique polyphonique », explique le chanteur à l'issue du concert. Il faut dire que l'absence de tradition d'orchestration et de musique polyphonique est l'une des spécificités de la musique iranienne classique. L'instrument musical persan est par nature soliste, et l'adaptation musicale de la poésie persane a toujours pris une forme orchestrale symphonique et philharmonique. Avec une grande maîtrise, l'ensemble d'Alireza Ghorbani a réussi à jongler entre la poésie classique iranienne et la dualité de cette nouvelle forme d'art. L'ensemble jouera au festival « Malhounyate » où la deuxième rencontre internationale de l'art du Malhoun à el Jadida, vendredi soir.
Une poète de génie
Alireza Ghorbani, chantre de la musique lyrique et savante du répertoire classique iranien interprète les poèmes du grand poète soufi Jala el Dine el Roumi (1207-1273). Ce poète persan, né à Khorosan en Afghanistan est un des poètes les plus connus dans les pays parlant la langue persane. Il est le fondateur de l'ordre « Mevlevi », secte soufi souvent controversé qui pratique le Samâ ou la danse méditative. Il est connu pour ses deux chefs-d'oeuvre, le lyrique « Divan-i Shams-i Tabrizi » et le didactique « Mathnawi ». Son influence et sa popularité en Turquie, au Moyen-Orient et en Inde a influencé des auteurs et des penseurs occidentaux tels que Hans Christian Andersen et georg Hegel. Il a été traduit et reconnu dans le monde occidental par des poètes tels que Coleman Barks et Robert Bly. Cet érudit et grand voyageur a longtemps été reconnu pour sa grande connaissance des lois islamiques, et comme porte-parole de la spiritualité islamique.
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