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Rabat et Washington , même combat | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 17 - 10 - 2012

Engagé il y a plusieurs semaines, le « Dialogue stratégique » entre le Maroc et les Etats-Unis s'est clôturé pour ainsi dire en apothéose : la signature d'un Mémorandum d'entente entre les deux pays, finalisé déjà le 13 septembre dernier.
Saâd Dine El Otmani et Hillary Clinton lors de l'ouverture du «Dialogue stratégique» à Washington.
Ce dialogue a fait l'objet de plusieurs déclarations, de part et d'autre. Il continue de susciter un vif intérêt des commentateurs. Mais aussi des responsables des deux pays qui soulignent à la fois la dimension du partenariat entre les deux pays et les perspectives qui s'annoncent pour le renforcer à tous les niveaux. Le plus grand signal de l'importance de cet échange est la décision prise par les deux gouvernements de publier conjointement, au même moment, le communiqué commun qui a sanctionné les travaux du « Dialogue stratégique» entre les deux délégations. On peut signaler également que le fait de rédiger une Déclaration finale participe de leur volonté de traduire dans la réalité – et notamment devant leurs opinions publiques respectives – les engagements pris au cours de leurs travaux.
Des relations singulières
Le communiqué commun vient , d'autre part, conforter les déclarations que la Secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, n'a cessé de faire depuis quelques jours sur le soutien des Etats-Unis aux réformes initiées par le roi Mohammed VI, sur la nécessité de promouvoir une solution politique au Sahara ou encore sur la construction du Maghreb à laquelle son pays reste attaché. Cela dit, le texte du communiqué publié lundi soir à Rabat et Washington met en exergue, en premier lieu, l'initiative du roi du Maroc d'engager le dialogue stratégique avec les Etats-Unis. Ensuite, quand bien même il sacrifierait à l'euphémisme, souligne la singularité d'une relation bilatérale qui remonte à plus de deux siècles. Il faut tout de suite rappeler que le Maroc est jusqu'à nouvel ordre le seul pays de la région à entretenir une aussi significative amitié avec les Etats-Unis, concrétisée d'ailleurs par un accord de Libre-échange.
Le Dialogue stratégique constitue non seulement un jalon, mais le pivot d'une coopération multiforme. Celle-ci touche à tous les domaines, embrasse un très large spectre : institutionnel, politique, économique, éducationnel, culturel et humain pour ne citer que les grands axes. Depuis sa libération en 1956, le Maroc est demeuré l'allié privilégié des Etats-Unis en Afrique du nord. Quels que soient les présidents ou l'administration qui arrivent à la Maison Blanche, la doctrine américaine à l'égard du Maroc n'a jamais dérogé à son soutien à l'égard de notre pays. C'est pour mieux illustrer ces différentes dimensions que le communiqué commun s'articule sur au moins une vingtaine de points partagés qui, aux yeux des deux gouvernements, constituent le large éventail minutieusement chapitrés par les deux gouvernements et qui, de l'éducation jusqu'à la préservation des cimetières, musulmans, juifs et chrétiens, font l'objet d'un accord. Les Etats-Unis soutiennent sans réserve le processus des réformes et initiatives engagées par le roi pour parachever et asseoir la démocratie. Les deux parties « expriment aussi leur volonté commune de renforcer leurs relations bilatérales dans le cadre d'un dialogue approfondi, stratégique et mutuellement avantageux portant sur plusieurs domaines de coopération spécifiques, politique, sécuritaire, économique, culturel et éducatif ». La notion de « spécifique » est délibérément indiquée et l'on comprend qu'elle va droit au but. Sans équivoque, ni tergiversation aucune. La sécurité est aujourd'hui l'un des points cruciaux de la politique étrangère des Etats-Unis qui, endeuillés par les récents événements sanglants de Libye ayant vu le lynchage de l'ambassadeur américain à Benghazi, expriment leur volonté de la renforcer dans la région. La coopération avec le Maroc dans le domaine de la sécurité – qui veut dire de la lutte antiterroriste – s'impose à vrai dire d'elle-même parce que le Maroc se prémunit et protège son espace dans ce domaine, voire même donne la preuve de l'efficacité de sa politique.
Quid de la question du Sahara ?
Le communiqué commun maroco-américain, et ce n'est pas le moindre témoignage, réitère le soutien officiel des Etats-Unis à une solution politique négociée au Sahara. Or, il convient de relever par souci de méthodologie que, précisément , ce paragraphe se décline en deux parties consubstantielles mais distinctes. Il y a le constat , à la limite commun, il y a ensuite la position constante des Etats-Unis. Il est dit : « – Les Etats-Unis d'Amérique continuent de soutenir les efforts visant à trouver une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable concernant la question du Sahara. La politique des Etats-Unis envers le Sahara est restée constante depuis plusieurs années.
Les Etats-Unis d'Amérique ont clairement indiqué que le plan d'autonomie du Royaume du Maroc est sérieux, réaliste et crédible, et qu'il représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité. Nous continuons d'appuyer les négociations menées par les Nations Unies et exhortons les Parties à travailler en vue de résoudre ce différend». Lorsqu'en avril 2007 le Maroc a soumis au Conseil de sécurité l'Initiative d'autonomie élargie au Sahara en tant que document officiel pour une solution définitive au contentieux, les dirigeants américains, l'Establishment, les congressman, les représentants de la société civile se sont tous fait forts de proclamer leur soutien à la proposition du Maroc. « Sérieuse, réaliste et crédible » sont en effet les expressions que les Nations unies avaient dès l'année 2005 revendiquées plus ou moins du polisario et du Maroc. Que celui-ci y ait répondu avec un plan irréprochable et imparable les a convaincus de sa volonté d'en finir avec un conflit factice qui est à la stabilité de la région tout entière ce qu'une bombe à retardement est à leur stratégie. De sa résolution dépend non seulement la constitution d'un ensemble géopolitique, mais la paix, la prospérité, la sécurité qui est à présent – le terrorisme aidant – le Talon d'Achille de la stratégie américaine en Afrique du Nord. Ce n'est pas par hasard que le communiqué conjoint souligne que « Les Etats-Unis et le Maroc s'efforceront de renforcer les liens régionaux – politique, économique et de sécurité – en Afrique du Nord, y compris à travers une Union du Maghreb Arabe revigorée. Les deux parties chercheront également à promouvoir les objectifs politiques communs, y compris sur la Syrie, la paix au Moyen-Orient, et la promotion des droits de l'homme au niveau international. » Dont acte !
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