Hammouchi s'entretient à Rabat avec le Directeur de la police, chef de l'unité nationale chargée de la lutte contre le crime organisé au Danemark    L'Espagne prépare une vaste régularisation pouvant concerner près de 500 000 migrants    PSG : Luis Enrique ouvre la porte à un retour d'Achraf Hakimi contre Newcastle    Lobbying aux Etats-Unis : le Maroc et l'Algérie intensifient leurs dépenses    CAN 2025 : la Fédération sénégalaise auditionnée par la CAF après la finale face au Maroc    Sáhara: En el Consejo de Seguridad, Estados Unidos reitera su apoyo a la solución de autonomía    Maroc-Qatar : Renforcement de la coopération juridique et judiciaire    Akhannouch : «Le Maroc déterminé à ériger le sport en levier de rayonnement continental»    Chakib Alj : Le GIE Maroc–Sénégal doit être un outil d'accélération    Akhannouch : 1,2 million d'élèves bénéficient des activités sportives scolaires    CV c'est vous ! Ep 89. Mohammed Amine Jemoumkh, le marketing manager à plusieurs casquettes    Festival MOGA : Un modèle à fort impact socio-économique    Rayane Bounida proche du Maroc : le Real et le Barça déjà dessus    Les Lionceaux et Lioncelles raflent les trophées UNAF qualificatifs à la CAN scolaire    L'Algérie considère l'ambassadeur de France comme persona non grata [Médias]    Un ministre espagnol cite le référendum au Sahara comme solution en contradiction avec la position de l'Espagne    Suspensión temporal del tráfico marítimo en Tánger Med debido a las condiciones meteorológicas    Videojuegos en Marruecos: se lanza en Rabat la 2a edición del programa "Video Game Creator"    Le Sahara parmi les dossiers des relations algéro-américaines discutés par Attaf et Boulos    Ceuta : La police espagnole neutralise un engin explosif près de la frontière marocaine    Détroit de Gibraltar : Une intervention d'urgence évite une pollution maritime    Le dispositif juridique marocain d'accompagnement des manifestations sportives mis en avant à Doha    L'ONMT trace ses priorités pour 2026    Bank of Africa lance «PME INVEST by BOA», une offre intégrée de soutien à l'investissement des PME    Younes Ait Hmadouch : "Aides sociales et travail non déclaré sont le vrai nœud de la pénurie"    Rabat lance la 2e édition du programme "Video Game Creator"    Automobile: Renault Maroc consolide son leadership industriel et commercial    Mondial 2030 : Le président de la RFEF affirme que la finale aura lieu en Espagne, la FIFA temporise    Royaume-Uni : L'AS FAR aux phases finales de la première Coupe des Champions Féminine de la FIFA    Mondial des clubs 2029 : le Brésil se positionne officiellement comme candidat    Communiqué. Le Sénégal réitère son soutien ferme et constant à la souveraineté du Maroc sur son Sahara    Les barrages du bassin de Sebou affichent un taux de remplissage de 66,1%    L'AMMC présente ses priorités d'actions pour 2026    Akhannouch : « Le Sénégal, un partenaire majeur sur le continent »    Mer fortement agitée et vagues dangereuses sur l'Atlantique et la Méditerranée à partir de mercredi    Averses, fortes pluies et rafales de vent de mardi à jeudi dans plusieurs Provinces    La NASA décerne au Dr Kamal Ouddghiri la Médaille du leadership exceptionnel    France: l'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans    Une vague de froid extrême enveloppe une grande partie des Etats-Unis    Kech El Oudaïa accueille une soirée de dégustation chinoise avec le soutien de l'OFPPT    Afric'Artech : Casablanca accueille le premier grand rendez-vous continental de la créativité numérique africaine    Mode : Le boubou à l'ère de la modernité    MOBO Awards : la scène africaine brille parmi les nominations 2026    Finances publiques : les recettes ordinaires grimpent à 424 MMDH en 2025    Ramadan : le ministère des Habous renforce ses efforts pour de meilleures conditions    Espagne : démantèlement d'un vaste réseau international de trafic de drogues en collaboration avec le Maroc    Le journaliste marocain Najib Salmi n'est plus    Film : «La Mer au loin», à la quête de la Miss Visa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Interview avec Lahoucine El Omri "La crise sanitaire, un coup de massue pour les mannequins"
Publié dans L'opinion le 21 - 03 - 2021

Les mannequins professionnels traversent une crise profonde et inédite qui met en jeu la survie de certains d'entre eux. Une crise accentuée par la pandémie.
- En tant que mannequin, com- ment avez-vous survécu à la crise sanitaire, déclenchée de- puis une année ?
- Du jour au lendemain, tous mes voyages et mes rendez-vous pour participer aux séances shooting et aux défilés ont été annulés. Indéniablement, la crise sanitaire a mis en lumière les failles que représente le domaine du mannequinat au Maroc. Un domaine devenu plus précaire que jamais. En plus des mannequins, les photographes et les techniciens risquent d'en souffrir davantage à cause de cette crise. Nous espérons que cette crise ravive le débat et fera naître une prise de conscience chez les autorités concernées.
- Selon votre expérience, pourquoi les mannequins ne peuvent pas vivre de ce métier ?
En réalité, et selon mon expérience, beaucoup de mannequins ont du mal à obtenir un travail régulier au Royaume. Il y a souvent des périodes durant lesquelles on doit se contenter de passer des castings et chercher des opportunités nous-mêmes pour tenter de gagner notre vie, surtout que les agences du mannequinat professionnel manquent au Royaume. Face à cette situation, le seul moyen pour garantir une vie professionnelle stable est de signer avec une agence professionnelle qui assure aux mannequins des opportunités de travail régulières.
- Face à des opportunités irrégulières, comment peut-on faire de cette passion une carrière rentable ?
- Le métier de mannequin peut s'exercer de façon permanente, fréquente ou occasionnelle. L'activité est accessible à partir de 16 ans, en commençant par des séances d'essayage chez un créateur de haute couture ou de prêt-à-porter, en passant par des shootings photo pour des magazines... Dans ce métier, négocier un contrat avec la bonne agence ou le bon agent est tout aussi important pour faire de cette passion une carrière rentable. Les rémunérations varient en fonction du profil et de la notoriété du mannequin, de la prestation (défilés, tournages publicitaires...), des conditions de travail, du client... Par ailleurs, il faut retenir qu'être mannequin c'est courir le risque de se retrouver sans travail du jour au lendemain. Notre richesse est notre silhouette que nous devons conserver. La vie de mannequin est donc rarement un long fleuve tranquille, d'autant que la concurrence y est féroce.
- En tant que mannequin connu à l'échelle nationale et internationale, quelles propositions faites-vous pour améliorer ce domaine ?
- Pour pouvoir améliorer le domaine du mannequinat, il faut tout d'abord le structurer. Il faut également reconnaître le mannequinat comme un métier à part entière et lancer des écoles spécialisées pour le développer et le professionnaliser.
Recueillis par Safaa KSAANI
Portrait
Graine de star
Dans le monde concurrentiel du mannequinat, Lahoucine El Omri se démarque par son allure féline et sa dégaine unique sur les podiums. Avant de devenir mannequin, il était DJ depuis l'âge de 16 ans. La transition s'est faite en douceur. Après son baccalauréat, il commence sa carrière de mannequin en rejoignant l'équipe internationale « Elite model look 2014 » de la ville d'Agadir.
Avec ses 1,90 m et 80 kilos, Lahoucine ne passe pas inaperçu. Pour le regard, on est servi. Il doit son charisme et son image aux coachs et aux grands créateurs internationaux ainsi qu'aux directeurs et boursiers de l'industrie. Des moments clés ont été immortalisés par des photographes de renom, laissant percevoir le succès du mannequin, natif d'Agadir, au point d'être invité à des événements dans le monde entier en tant que top model et mannequin représentant du Royaume.
2019, l'année du succès
Sa plus grande réussite à ce jour est d'avoir été couronné "Mister Morocco 2019» où il a été le premier représentant du Royaume en finale mondiale pour conquérir la couronne. Il remporte également le trophée de Mister personality MOTW 2019. Il a également été le deuxième Marocain à représenter le Royaume à la finale mondiale de Manhunt International aux Philippines, le 23 février 2020. Mais pas que ! Il détient également le titre de Mister Model of the Universe Morocco 2019. Actuellement, il est le premier mannequin représentant du Royaume à la compétition mondiale de Mister Model of the Universe 2021 à Mumbai, en Inde.
En dépit de sa notoriété internationale, cette icône marocaine de 25 ans garde les pieds sur terre et reconnaît les limites de ses compétences. "Pour exercer le métier de mannequin, aucune formation académique n'existe au Maroc. Il faut toujours se montrer vigilant et sûr de soi car la confiance et la passion pour ce métier jouent un grand rôle pour créer son propre nom", regrette-t-il.
Repères
Mannequinat : une image galvaudée
Depuis quelques années, les réseaux sociaux sont devenus un espace public d'expression artistique où des défilés de mode et des mannequins de renom sont exhibés. Les amateurs, accros des réseaux sociaux ne cessent de mettre en scène leur vie, essayant de se faire remarquer par des stylistes. Au Royaume, ce métier n'est pas suffisamment présenté dans les médias. Selon Lahoucine El Omri, les raisons en sont culturelles. "C'est un domaine qui est nouveau et étrange pour le peuple marocain. Mais grâce aux réseaux sociaux, ce métier reprend sa place", nous affirme-t-il.
Rémunération, on en parle ?
Devant l'absence de loi structurant le domaine du mannequinat, la rémunération des mannequins dépend de la générosité des organisateurs des événements. La facturation est établie par journée ou par défilé. "La rémunération peut commencer à 1.000 Dirhams. Malheureusement, certains organisateurs profitent de la situation et ne donnent que 500 dirhams", déplore Lahoucine El Omri. "Les rémunérations augmentent en fonction de l'expertise des mannequins. Ils peuvent demander un cachet de 6000 dhs", souligne-t-il. "Les seuls deux grands événements au Maroc : Caftan du Maroc et Casa Fashion Show ont des cachets respectables, variant entre 8.000 et 12.000 dirhams", nous affirme notre interlocuteur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.