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Elections 2021 : La vision verte du Parti de l'Istiqlal
Publié dans L'opinion le 05 - 09 - 2021

Parmi plusieurs autres sujets et priorités expliqués dans le programme national 2022-2026 du Parti de l'Istiqlal, une part non-négligeable est dédiée aux enjeux environnementaux. Analyse.
Dévoilé depuis quelques jours, le programme national 2022-2026 du Parti de l'Istiqlal a mis en évidence une volonté de mettre en oeuvre un développement économique, humain et durable.
Bien qu'évoqués dans plusieurs chapitres (gouvernance, développement rural...), les sujets environnementaux et la vision verte de l'Istiqlal se retrouvent listés dans son programme national 2022-2026, au niveau du chapitre relatif au chantier d'amélioration de la gouvernance et de la qualité des services publics. Ce volet est intitulé « Gestion juste et responsable de la ressource « eau » et accélération de la transition environnementale ». Il liste plusieurs mesures que le PI érige en priorité.
Ainsi, le parti souligne sa volonté à « poursuivre le plan de développement des énergies renouvelables qui permettra à notre pays de produire 52% de ses besoins en électricité à l'horizon 2030 ». Il est également question d'accélérer le programme d'efficacité énergétique au niveau de l'industrie, des transports et du bâtiment.
Garantir la sécurité hydrique
Classée en préambule du programme parmi les plus importants des grands chantiers, la stratégie hydrique nationale occupe une position centrale. La vision du parti de la Balance à ce sujet passe par la nécessité d'élaborer le Plan National de l'Eau dans des délais établis à l'avance. Il est également question de diversifier l'approvisionnement en eau potable et en eau d'irrigation.
Avec l'objectif ultime d'oeuvrer pour assurer la sécurité hydrique du pays, le programme national 2022-2026 précise que la priorité sera de restructurer le système de gouvernance de l'eau afin d'améliorer l'efficacité et la cohésion entre les programmes et les acteurs dans la perspective de l'approvisionnement et la répartition équitable des ressources hydriques entre les régions.
Le moyen d'y parvenir passe par une « mise en place parfaite de la stratégie nationale de l'eau avec ses quatre volets: construction de barrages, dessalement d'eau de mer, traitement des eaux usées et pluviales et amélioration du rendement des canaux d'irrigation et de distribution d'eau potable ».
Climat, biodiversité et énergies
Concernant les autres secteurs, le Parti de l'Istiqlal estime prioritaire d'oeuvrer pour l'élaboration de contrats-programmes régionaux « dans le but de promouvoir l'économie verte, préserver l'environnement, la diversité écologique, créer des opportunités d'emplois verts, développer une économie circulaire, avec une consommation responsable des ressources naturelles ».
Le chantier d'adaptation aux changements climatiques figure également dans la perspective environnementale du parti de la Balance qui, par ailleurs, souligne l'importance de « définir les engagements de notre pays au niveau territorial dans le domaine de la lutte contre les effets des changements climatiques ».
Pour le volet énergétique, le programme national 2022-2026 met l'accent sur la nécessité d'accélérer la légalisation et l'ouverture du champ de la production d'énergie renouvelable tout en permettant aux opérateurs économiques et aux familles d'en bénéficier ».
Déchets et lutte contre la pollution
Le programme national 2022-2026 de l'Istiqlal ne manque pas de mettre en exergue sa vision concernant l'implémentation de l'économie circulaire qui passe par « la diffusion et le soutien d'une gestion responsable des déchets ». La perspective du parti dans ce domaine implique de généraliser les filières de valorisation dans le plus grand nombre d'agglomérations du Royaume.
Le programme du parti souligne en outre sa volonté de mettre en oeuvre les mesures adéquates pour protéger l'environnement contre les différents types de pollution. À cet égard, le parti de la Balance estime que les travailleurs dans le secteur des déchets doivent avoir un appui pour se regrouper au sein d'associations et d'organiser leurs activités de manière à bénéficier de prestation sociale, en exerçant notamment sous le statut d'autoentrepreneurs.
Oussama ABAOUSS

Repères
La vision agricole de l'Istiqlal
Concernant le domaine agricole, le programme de l'Istiqlal ambitionne d'orienter l'appui aux petits agriculteurs et d'apporter une expertise technique aux producteurs. L'objectif est également de permettre au petit agriculteur d'accéder directement aux marchés afin d'améliorer ses revenus et réduire les marges d'intermédiation préjudiciables à son niveau de vie et au pouvoir d'achat du consommateur. En filigrane se dessine enfin le renforcement de la résilience et de l'adaptation du secteur agricole face aux impacts du changement climatique.

Autonomisation des femmes
En plus de chantiers dédiés aux jeunes, aux seniors et à la famille, le programme du parti de la Balance prévoit un chantier spécifique dédié à l'autonomisation économique et politique de la femme. Ce chantier est en relation directe avec la réalisation d'un des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) parmi les plus importants : l'objectif N°5 considéré par l'Organisation des Nations Unies (ONU) comme une partie intégrante de tous les aspects d'un développement inclusif et durable.
Nouveau Modèle de Développement
La priorité d'accélérer l'adoption de la charte nationale de développement

En plus des divers axes spécifiques et transversaux environnementaux énumérés dans son programme, le Parti de l'Istiqlal considère la publication des propositions du Nouveau Modèle de Développement comme une étape charnière importante pour l'essor du Maroc. Elle constitue également une opportunité d'établir les réformes institutionnelles nécessaires au décollage économique et à l'instauration de la justice sociale et spatiale.
Le Parti de l'Istiqlal adhère aux recommandations, notamment dans les divers domaines liés à l'environnement, du Nouveau Modèle de Développement et appelle à accélérer l'adoption de la charte nationale de développement qui va émerger de ce nouveau modèle. Cette charte devra bénéficier de l'unanimité de tous les partenaires et constituera un document de référence définissant les grands choix nationaux et encadrant les politiques publiques.
À cet égard, le Parti de l'Istiqlal insiste sur la nécessité d'accélérer le parachèvement de l'instauration de la régionalisation avancée en renforçant l'indépendance financière des Régions et en leur fournissant les compétences nécessaires pour remplir efficacement leur rôle de développement. Le parti estime également nécessaire de renforcer les élus et de les impliquer dans toutes les étapes des politiques publiques pour les implanter au mieux territorialement.
Rappelons que le Nouveau Modèle de Développement a établi plusieurs axes et recommandations pour parachever la transition écologique et assurer la résilience et les capacités d'adaptation face aux impacts des changements climatiques.

Gouvernance
Evaluer puis remplacer les stratégies obsolètes ou improductives

13 grands objectifs, 8 chartes, 4 chantiers et 154 mesures concrètes sont listées dans le programme du Parti de l'Istiqlal pour une mise en oeuvre réelle de l'équité, la prospérité et la durabilité. Passé par une grille de lecture exclusivement environnementale, le programme national 2022-2026 du parti de la Balance semble traiter ces enjeux à travers plusieurs engagements directement et indirectement liés à l'environnement. Parmi les engagements indirects celui relatif à la gouvernance.
Le parti de la Balance estime à cet égard qu'il est devenu urgent de passer des politiques sectorielles incohérentes et non intégratives à des politiques encadrées par une vision stratégique et une vue d'ensemble avec des priorités nationales claires.
« Il est nécessaire d'évaluer de manière objective et transparente les stratégies qui ont épuisé leur horizon temporel afin d'en tirer des leçons et de faire le bilan des expériences, afin que nous puissions développer des programmes alternatifs avec une vision claire et des objectifs cohérents », considère le parti.

L'info...Graphie
3 questions à Mehdi Sebti, membre du Bureau exécutif de l'AEI
« L'après Covid doit passer par une transition écologique et énergétique »

Mehdi Sebti, membre du Bureau exécutif de l'Alliance des Economistes Istiqlaliens (AEI), répond à nos questions concernant la vision verte du Parti de l'Istiqlal.
- Quelle part occupe l'environnement dans la vision du Parti de l'Istiqlal ?

- L'environnement est un grand dossier car les sujets y afférent se retrouvent d'une manière transversale dans tous les secteurs. La transition environnementale et numérique est inscrite dans l'ADN même du Parti de l'Istiqlal, et cela, bien avant la publication du programme électoral. Nos objectifs à cet égard sont aussi ambitieux que réalistes. Nous sommes convaincus que l'après-Covid doit passer par une transition écologique et énergétique, car les enjeux environnementaux ont un impact direct sur la santé publique, la compétitivité des entreprises, la création de l'emploi et la préservation de la Nature.
- Comment peut-on décrire la perspective du parti par rapport à cette transition écologique ?
- Pour résumer, je dirai que l'objectif est d'accélérer les chantiers structurants que ce soit concernant les énergies renouvelables, la transition énergétique, la mobilité propre, l'économie circulaire ou encore l'efficacité énergétique. La vision est de mener à bien ces chantiers en se basant principalement sur des ressources humaines et compétences locales, ce qui permettrait de générer un vivier d'emploi et de métiers verts.
- Qu'en est-il de la réhabilitation et du développement durable des zones rurales ?
- Pour la réhabilitation économique et sociale des zones rurales, le parti s'est engagé à adopter des politiques qui ciblent d'améliorer l'accès aux services de base pour assurer une vie décente et autonome aux habitants de ces régions. Notez que l'objectif de l'Istiqlal, pour le milieu rural comme pour le milieu urbain, est d'entamer un chantier qui permettra de sortir près d'un million de familles de la pauvreté.
En plus de toutes les autres implications de cette vision, il est avéré que la lutte contre la pauvreté se répercute également par une diminution de la pression sur les ressources naturelles dont dépendent les plus démunis pour survivre.
Recueillis par O. A.


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