Maroc: Les conditions de financement à l'international, un facteur d'assurance    Le Conseil de sécurité de l'ONU se penche sur la situation à Gaza    Bliken en Afrique pour contrer la présence russe et chinoise    CAN Beach Soccer : Maroc – CIV, les Eléphants se retirent à cause d'un penalty    Fabrice Sawegnon. Eye of the Tycoon    ONU : Plus de 60 jeunes marocains participent au programme Future we want    La politique actuelle des visas «abîme» les relations de la France avec le Maghreb    Marhaba 2022 : Plus de 530.000 passagers entrés au Maroc via Tanger Med    Campagne 2021/22: Baisse de 14% de la valeur ajoutée agricole prévisionnelle    Une page héroïque dans l'histoire du Maroc    Affaire Pegasus: les services espagnols incapables d'identifier les documents volés    Les armes crépitent à nouveau dans le Haut-Karabakh    Le gouvernement appelle les fonctionnaires à soigner leur tenue vestimentaire    Football: Le Rapide Oued Zem a un nouveau président    Le Raja Casablanca signe le Libérien Peter Wilson    Supercoupe de la CAF: Wydad-Berkane aura-t-il vraiment lieu à Laâyoune?    Haaland ouvre son compteur pour City, United déjà dans le dur    L'option Ammouta se précise ?    Covid-19/Maroc: Voici les régions les plus touchées    La DGAPR explique par rapport à la situation de Souleimane Raissouni    Célébrations Achoura: 17 personnes interpellées dans plusieurs villes du Royaume    Interview. Moudawana: voici ce qu'il faut changer, selon Amina Bouayach    Espagne: arrestation d'un Marocain qui jetait des pierres sur des baigneurs    Les faucons de Lekouassem d'Oulad Frej sont lâchés    Tanjazz est de retour !    Retour des festivités dans les quatre coins du royaume    Entre les Doukkalis et les chevaux, un lien profondément enraciné dans l'histoire    L'apostille de "Dbibina" : quand les Soros-suceurs se mélangent les pinceaux et en paient le prix fort !    Espérance de vie en Afrique : Une longévité inégalée et en demi-teinte de la population    Traite des êtres humains : Simulation d'enquête et de procès entre le Maroc et le Niger    Marrakech : Les espaces verts, refuges « nocturnes » face à la chaleur torride    Casablanca : Avertissements sur la propagation des «chiens errants»    Nouveau roman d'Abderrahim Kamal: Quand des personnages manipulent leurs propres peaux    Casablanca : Lever de rideau sur la 1ère édition du Festival Al Fida national de théâtre    Palestine : Ce que le Maroc accomplit, ce que l'Algérie s'obstine à détruire et instrumentaliser    [Vidéo] Usine Auto Hall à Casablanca. Une nouvelle ligne de montage pour les camions Foton    L'AMMC lance son portail Fintech    Trophée Joan Gamper : démonstration de force du Barça (VIDEO)    FC Séville : Youssef En-Nesyri persona non grata auprès des supporters    Renault ElectriCity. Le nouveau fer de lance du losange pour développer sa gamme électrique    Ily se remémore les souvenirs avec son père, Abdelaziz Stati (VIDEO)    Le 22è Festival national du film rend hommage à cinq professionnels du cinéma    L'affaire palestinienne, défouloir d'un PJD moribond    Marché obligataire: Les taux de rendement de la courbe primaire devraient poursuivre leur hausse (AGR)    Budget    USA: Le plan de Biden pour le climat et la santé franchit le Sénat après des négociations marathon    Joe Biden dénonce le meurtre de quatre musulmans dans le Nouveau-Mexique    Feux de forêt dans le nord-ouest de l'Espagne : Plus de 4.000 hectares brûlés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Certifications numériques : Un enjeu majeur pour les Universités marocaines
Publié dans L'opinion le 24 - 05 - 2022

Le système de certification numérique des Universités marocaines présente de nombreux défis pour s'adapter et être flexible, selon une étude publiée par Science Direct.
Depuis 2017, le Maroc s'est efforcé de développer ses capacités numériques en créant l'Agence de développement numérique pour superviser la mise en oeuvre d'un projet étatique appelé «Horizon 2025». Ce projet a quatre objectifs principaux : numériser l'administration, accélérer le développement de l'économie numérique, améliorer l'inclusion sociale et le développement humain, et établir un environnement favorable au numérique. C'est ce que rappelle une récente étude intitulée : « Certifications numériques dans les universités marocaines : concepts, défis et solutions », menée par des chercheurs marocains (Mohamed Litoussia, Mohamed Fartitchoub, Khalid El Makkaouib, Abdellah Ezzatia, Zakaria El Allalib).
« Dans ce contexte, de nombreuses universités marocaines numérisent leurs services pour valoriser et développer le niveau de l'enseignement et de la recherche scientifique, d'une part, et pour assurer sa continuité et fournir ses services face aux épidémies mondiales, d'autre part », souligne l'étude, publiée récemment par la revue scientifique et médicale Science Direct, de l'éditeur néerlandais Elsevier.
En réponse à la pandémie de Covid-19, poursuit la même source, les établissements d'enseignement supérieur marocains ont été même contraints de revoir leurs méthodes d'approche pédagogique et de mettre en place l'apprentissage en ligne. En termes de recherche scientifique, de nombreux laboratoires virtuels ont été développés.
Parmi les universités marocains, déjà lancées dans la numérisation des certificats (relevé de notes, certificat d'inscription et diplôme), l'étude cite l'Université Mohammed V de Rabat, l'Université Ibn Zohr d'Agadir et l'Université Sultan Moulay Slimane de Béni Mellal. Au Maroc, poursuit l'étude, le service de signature numérique est certifié selon la loi n° 43-20 (Dahir n° 1-20-100 du 31 décembre 2020) relative aux services de confiance pour les transactions numériques. Barid eSign est la seule autorité de certification (AC) agréée par l'Etat marocain. Elle fournit les services d'authentification forte, de signature numérique, horodatage numérique et certificats SSL
Défis
L'étude estime que le système de certificats numériques offert par les universités marocaines présente de nombreux défis. Il s'agit d'abord du fait que l'étudiant doit soumettre une demande pour obtenir un certificat numérique, puisqu'il n'est pas délivré automatiquement. Ainsi, chaque université marocaine crée des comptes académiques pour ses étudiants. Cela signifie qu'un étudiant peut avoir plusieurs comptes s'il a obtenu différents certificats de différentes universités.
Sans oublier le fait qu'un étudiant peut avoir d'autres comptes proposés par des entreprises de stages, ainsi que, dans le cas de poursuivre un autre diplôme ou d'obtenir un nouvel emploi, il n'a pas un profil qui contient tous ses certificats, académiques ou professionnels, à remettre en cas de besoin.
BC smart contract
Pour relever ces défis, l'étude propose un modèle basé sur le BC smart contract (BCSC-DApp) qui« permet d'identifier facilement si le document est authentique ou non et d'examiner l'intégrité et l'originalité en utilisant des technologies distribuées comme IPFS et les contrats intelligents BC ». Les acteurs qui interagissent avec cette application décentralisée sont les étudiants, les universités et les entreprises. Pour ce qui est de l'étudiant, il peut visualiser et télécharger ses documents numériques après avoir créé son compte dans le BCSC-DApp.
En effet, chaque étudiant, université et entreprise possède un portefeuille contenant une paire de clés. L'étudiant peut envoyer une réclamation s'il y a une erreur en utilisant sa clé privée (c'est-à-dire envoie une transaction signée par sa clé privée). De leurs côtés, l'université et l'entreprise, elles peuvent délivrer et signer respectivement leurs certificats académiques et attestations professionnelles. Une fois le processus d'inscription à l'université validé, souligne toujours l'étude, l'université génère automatiquement les attestations d'inscription de chaque étudiant. Les relevés de notes académiques de chaque étudiant inscrit sont générés automatiquement après avoir reçu les notes des modules d'une classe.
L'université délivre automatiquement un diplôme après avoir montré qu'un étudiant a terminé avec succès toutes les classes. L'entreprise, de son côté, délivre automatiquement une attestation de stage à un étudiant ayant suivi avec succès ce programme de stage d'une durée déterminée.
Dans le BCSC-DApp, l'autorité de certification (université ou entreprise) génère et signe un certificat (certificats d'inscription, relevés de notes, diplôme ou certificat de formation) à l'aide d'un modèle de certificat prédéfini. Après cela, les données du document sont transmises à un système de fichiers interplanétaire (IPFS). Le morcellement du certificat est transmis au réseau de contrats intelligents BC pour être vérifié, validé et ajouté. Après une transaction réussie, ce hachage est stocké dans le BC et devient inchangeable.
Avantages du modèle proposé
D'après cette étude, le modèle proposé offre de nombreux avantages par rapport au système de certificats numériques fourni par les universités marocaines. D'abord, tous les certificats numériques sont immuables, c'est-à-dire que personne ne peut falsifier les certificats.
En plus, les certificats numériques sont automatiquement délivrés après avoir rempli toutes les conditions et ajoutés aux profils des étudiants. Sans oublier également que chaque étudiant n'a qu'un seul compte dans le BCSC-DApp (c'est-à-dire un profil) contenant toutes les informations académiques ou professionnelles. Enfin, en cas de poursuite d'un autre diplôme ou d'obtention d'un nouvel emploi, un diplômé donne accès à l'université/entreprise souhaitée à son profil.
Ainsi, l'université/entreprise peut vérifier un certificat numérique en utilisant l'Id et hachage du certificat spécifique émis par l'autorité émettrice du certificat. Pour conclure, l'étude estime que le système de certification numérique des universités marocaines est centralisé et présente de nombreux défis pour s'adapter et être flexible avec d'autres systèmes de certificats numériques. Elle estime aussi que le modèle proposé est seulement sécurisé, automatique, décentralisé et évolutif.
A.CHANNAJE


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.