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Partenariat BM-Maroc : Des décennies de collaboration pour des résultats en constante amélioration
Publié dans L'opinion le 21 - 03 - 2024

Pour un bilan d'étape dans la collaboration entre le Maroc et la Banque Mondiale, durant ces quinze dernières années, Policy Center for the New South lève le voile sur un pan de collaboration fructueuse entre les deux parties, caractérisée par une confiance mutuelle et un apprentissage réciproque, couronné par un investissement d'environ 16 milliards de dollars, entre 2011 et 2024. Grille de lecture.
L'événement aurait été passé inaperçu n'eut été la démarche de devoir de mémoire du Policy Center for the New South (PCNS). Il s'agit des quinze dernières années de collaboration entre le Royaume et l'institution de Bretton Woods. Tout a commencé le mois dernier, le 20 février 2024 plus exactement, quand Policy Center et Banque Mondiale ont mis à profit l'organisation d'un événement pour échanger sur les résultats d'une récente évaluation du partenariat entre le Maroc et l'institution financière mondiale.
Dans un contexte internationale difficile, l'initiative est salutaire à plus d'un titre car ce fut l'occasion de revenir sur les accomplissements, les défis rencontrés et les opportunités à venir afin d'orienter la collaboration future entre les deux parties. En la matière, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En effet, avec un investissement d'environ 16 milliards de dollars, entre 2011 et 2024, la Banque Mondiale a consolidé sa position en tant que principal partenaire de développement du Maroc.
Selon les deux institutions, le Royaume et la Banque Mondiale ont, au cours des 15 dernières années, travaillé de concert pour promouvoir le développement économique et social du pays. « Cette période a été marquée par un engagement continu du Maroc à mettre en œuvre des réformes structurelles et à amorcer une transition vers un nouveau modèle de développement », relèvent-elles.
Ces collaborations essentielles, lit-on dans leur exposé, ont eu un impact concret. Pour le comprendre, il faut remonter à 2010. A cette période, le Maroc occupait le 128ème rang sur les 180 pays du classement Doing Business de la Banque Mondiale. Cette mauvaise place a accéléré l'action du gouvernement pour améliorer sa position et enclencher une réforme plus large du climat des affaires, font remarquer PCNS et BM.

Accès au financement
Pour accompagner cette volonté, l'institution de Breton Woods s'est associée au Comité National de l'Environnement des Affaires (CNEA) pour mettre en œuvre des réformes spécifiques, telles que la simplification des procédures de création d'entreprises et la suppression du capital minimum requis pour une société à responsabilité limitée, désormais fixé à zéro dirham.
Ce n'est pas tout puisque des initiatives ont été lancées pour élargir l'accès au financement en éliminant les obstacles à l'obtention de crédit et en étendant le réseau bancaire aux régions les moins développées. Résultat : cette collaboration a conduit à une amélioration significative du classement du Maroc. Il est passé ainsi à la 53ème place en 2020, illustrant un exemple de collaboration réussie entre la Banque Mondiale et le gouvernement marocain.
Parallèlement, la collaboration entre la Banque Mondiale et le Maroc s'est étendue à divers secteurs, notamment celui du capital humain, avec, entre autres objectifs, la modernisation du système de protection sociale. La Banque a joué un rôle prépondérant aux côtés du ministère de l'Intérieur dans la conception et la mise en œuvre des mécanismes de ciblage des transferts aux ménages.
De plus, des initiatives ont été lancées pour élargir l'accès au financement en éliminant les obstacles à l'obtention de crédit et en étendant le réseau bancaire aux régions les moins développées.Cette collaboration technique a conduit à l'établissement du Registre national de la population et du Registre social unifié.

Objectifs escomptés

Il en est de même du développement durable, des mesures ont été prises, entre autres, pour renforcer la résilience du pays face aux risques climatiques, avec un accent particulier mis sur la prévention des catastrophes. Le partenariat BM-Maroc s'est également étendu à une gestion plus efficace des ressources naturelles, comprenant des initiatives visant à améliorer l'utilisation de l'eau et à réduire la production de déchets solides.
Toutefois, soulignent les conférenciers, des champs de collaboration ont besoin d'être boostés. Dans leur analyse, il ressort que les multiples champs d'action commune entre la Banque Mondiale et le Maroc n'ont pas toujours atteint les objectifs escomptés dont le secteur privé reste l'exemple type. En effet, malgré la volonté partagée de renforcer la concurrence et de promouvoir des pratiques commerciales équitables, des obstacles persistants entravent toujours le développement des TPE/PME.
Ces obstacles freinent la capacité des catégories d'entreprises à contribuer pleinement à la croissance économique et à la création d'emplois. Selon le diagnostic de la Banque Mondiale, en dépit des différentes mesures prises en leur faveur pour faciliter leur accès au financement, réduire les délais de paiement, ou améliorer leur gouvernance, ces entreprises évoluent dans un environnement fiscal contraignant et font face à des avantages distorsionnaires qui favorisent plutôt les entreprises publiques.
Enfin, au-delà de la nature et de la qualité des résultats de ce partenariat pour le développement, la collaboration entre le Maroc et la Banque Mondiale a toujours et continuera à être ancrée sur trois piliers fondamentaux. Tout d'abord, le dialogue ouvert et constructif permettant un échange d'expertise et de perspectives entre les deux parties.
Un exemple concret de cette approche réside dans le Mémorandum Economique du Pays élaboré en 2017 par la Banque Mondiale. Ce document a joué un rôle crucial dans l'initiation d'un débat national approfondi sur le Nouveau modèle de développement du Maroc, concluent les conférenciers.
Bon à savoir
Dans leurs remarques, PCNS et l'institution de Breton Woods s'accordent à dire que l'argentier mondial admet que son soutien au gouvernement marocain a eu un impact limité sur l'employabilité des jeunes et la participation des femmes à la population active. Plus généralement, soulignent-ils, l'une des limites identifiées de cette coordination réside dans les difficultés de collaboration entre l'institution internationale et les différentes agences gouvernementales, centrales ou locales. Ceci a engendré, selon BM, des incohérences dans les réformes multisectorielles complexes, ainsi que des difficultés à les concrétiser. Cependant, le respect de la souveraineté et des priorités du Maroc a été une constante. En la matière, BM s'est engagée à respecter les choix du Maroc et à aligner son soutien sur ses priorités nationales de développement. Le Nouveau Modèle de Développement du Maroc constitue la feuille de route pour la collaboration future, garantissant une vision commune et partagée entre les deux parties.


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