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Hydrogène vert : Benali rassure sur la rentabilité de l'Offre Maroc
Publié dans L'opinion le 22 - 01 - 2025

«Il serait inutile de produire ou de financer l'hydrogène vert avec l'argent des contribuables s'il n'est pas compétitif sur le marché international ». C'est ainsi que Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a défendu l'Offre Maroc, qui aspire à hisser le Royaume au rang des pivots mondiaux de la transition énergétique. Mais malgré ses grandes ambitions, Rabat ne dispose pas encore d'un cadre législatif spécifique pour ce secteur, qui passe d'abord par la mise en œuvre de quelques lois clés, comme celle relative à la réglementation du gaz naturel, au point mort depuis 2004, ou encore la loi 33.13 relative à l'exploitation des mines. Eclairages.
Le Maroc se positionne comme un acteur clé dans la transition énergétique mondiale, avec des ambitions affirmées dans la production et l'exportation d'hydrogène vert. En capitalisant sur ses ressources renouvelables et sa position géographique stratégique, le Royaume aspire à devenir un pilier des chaînes d'approvisionnement en énergies renouvelables (ENR).
La Stratégie Nationale de l'Hydrogène Vert repose sur l'exploitation des vastes ressources solaires et éoliennes du Maroc, en visant à répondre à la demande mondiale croissante en énergies propres. Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a rappelé, mardi, que l'ambition marocaine de s'imposer comme un acteur clé dans la production de l'hydrogène vert repose sur une condition essentielle : la compétitivité. «Il serait inutile de produire ou de financer l'hydrogène vert avec l'argent des contribuables s'il ne répond pas aux exigences des marchés internationaux, notamment pour l'exportation», a-t-elle déclaré devant les membres de la Commission des infrastructures, de l'énergie, des mines et de l'environnement de la Chambre des Représentants.
Le Maroc a mis en place une plateforme électronique dédiée pour recevoir les propositions des investisseurs intéressés par l'hydrogène vert. Ces projets, examinés sous la supervision de deux commissions, sont classés en fonction de leur potentiel de compétitivité et de leur capacité à produire et transporter de l'énergie verte de manière efficace. Cette démarche vise à instaurer un cadre transparent et attractif pour encourager les investissements, affirme la ministre.

Une législation spécifique encore absente

Malgré l'importance stratégique de l'hydrogène vert, le Maroc ne dispose pas encore d'un cadre législatif spécifique pour ce secteur. Leila Benali a souligné que cette lacune s'inscrit dans un contexte plus large, marqué par des retards dans la mise en œuvre de lois clés, comme la réglementation sur le gaz naturel, en discussion depuis 2004, ou la loi 33.13 relative aux mines.
«Pourquoi attendre trois ou quatre ans pour adopter une loi sur l'hydrogène vert, alors que la majorité des projets en sont encore au stade d'études préliminaires ?», s'est interrogée la ministre. Afin de pallier cette absence de législation, le gouvernement a introduit des contrats préliminaires de réservation foncière. Ces accords, d'une durée de six mois renouvelables, permettent aux investisseurs de mener des études de faisabilité sans retarder inutilement leurs démarches.
Une approche pragmatique pour des résultats à long terme

Si l'hydrogène vert offre des perspectives économiques prometteuses pour le Maroc, la ministre a insisté sur la nécessité de prioriser les besoins immédiats du pays, notamment en matière d'infrastructures pour le gaz naturel. «Nous travaillons sur ce sujet depuis plus de 25 ans, mais il est impératif d'établir d'abord des normes de sécurité pour le gaz naturel avant de se précipiter sur des réglementations pour l'hydrogène vert», a-t-elle expliqué.
Cette stratégie pragmatique reflète un équilibre entre les ambitions à long terme du Royaume dans le domaine des énergies renouvelables et la nécessité de répondre aux besoins urgents de la population, a-t-elle souligné, en privilégiant «une approche basée sur la compétitivité et la transparence, le Maroc cherche à garantir que ses projets d'hydrogène vert seront à la fois viables sur le plan économique et alignés sur les attentes des marchés internationaux».
Une intégration régionale et internationale
Le Maroc s'inscrit dans une dynamique régionale ambitieuse en tant que pilier des ENR. Selon le Middle East Institute (MEI), le Royaume contribue activement à faire de la région MENA un pôle majeur des chaînes d'approvisionnement internationales en énergies renouvelables. Ce positionnement est renforcé par le Partenariat Vert Maroc-Union Européenne, qui soutient la décarbonation industrielle et facilite l'accès à des financements pour les projets d'énergie durable.
Des acteurs internationaux, tels qu'AMEA Power, ont déjà investi 100 millions de dollars dans des projets combinant dessalement et production d'hydrogène vert, témoignant de l'attractivité du Maroc pour des initiatives de grande envergure.
Des défis structurels à relever
Malgré ces avancées, le secteur fait face à des défis majeurs. L'absence d'un cadre législatif spécifique à l'hydrogène vert, comme souligné par la responsable gouvernementale, pourrait freiner les investissements à long terme, tandis que les infrastructures de transport et de stockage doivent être renforcées pour assurer une compétitivité durable.
La transition énergétique marocaine passe également par des réformes institutionnelles nécessaires, notamment au sein de l'Office National de l'Electricité et de l'Eau potable (ONEE), afin d'encourager une ouverture du marché à de nouveaux acteurs publics et privés.
Mais, grâce à une vision stratégique claire et des initiatives concrètes, le Maroc est en passe de devenir un leader régional dans le domaine des énergies renouvelables. Cependant, pour transformer cette ambition en réalité, une coordination accrue entre les acteurs publics et privés ainsi qu'une accélération des réformes réglementaires seront nécessaires. En capitalisant sur son potentiel et en surmontant les obstacles structurels, le Maroc pourrait non seulement consolider sa position sur la scène énergétique mondiale, mais aussi offrir des retombées socio-économiques significatives pour sa population.
Des partenariats stratégiques pour une transition réussie
Les récentes collaborations internationales illustrent clairement l'ambition du Maroc de se positionner comme un leader dans le domaine de la transition énergétique et de la diversification économique. Lors de la visite d'Etat du président français en octobre 2024, des accords d'une valeur totale supérieure à 10 milliards d'euros ont été signés, renforçant ainsi les liens stratégiques entre le Maroc et ses partenaires européens. Parmi ces accords, plusieurs projets phares retiennent particulièrement l'attention. Le projet de dessalement d'eau de mer, piloté par Veolia, vise à répondre aux besoins croissants en eau potable tout en s'appuyant sur des solutions durables pour le développement de l'hydrogène vert.
Par ailleurs, la collaboration entre MGH Energy et Petrom pour la production de carburants synthétiques s'inscrit dans une démarche de réduction des émissions de carbone, tout en soutenant l'essor de nouveaux combustibles. Enfin, l'association entre Engie et l'OCP pour le stockage énergétique représente un pas de plus vers l'optimisation des infrastructures marocaines en matière de production d'énergie renouvelable, garantissant ainsi une gestion efficace et durable des ressources énergétiques. Ces projets ne sont que le reflet de l'engagement du Royaume à tirer parti de son potentiel pour devenir un acteur majeur dans le secteur énergétique mondial.


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