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Syrie
Au 1er anniversaire de la révolte, le régime parade à damas et accentue la répression ailleurs
Publié dans L'opinion le 17 - 03 - 2012

Des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté jeudi en soutien au président Bachar al-Assad, une démonstration de force du régime le jour du premier anniversaire de la révolte populaire qu'il réprime dans le sang.
Au moment où ces rassemblements monstre se tenaient dans plusieurs villes dont Damas, les forces du régime intensifiaient leur offensive meurtrière sur les bastions rebelles, notamment à Idleb (nord-ouest), et dispersaient des manifestations d'opposants.
Les violences ont fait jeudi 16 morts dans le pays, selon des militants.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) estime qu'elles ont fait au total plus de 9.000 morts, en majorité des civils, depuis le 15 mars 2011, date de l'éclatement de la révolte dont le régime refuse de reconnaître l'ampleur l'assimilant à du «terrorisme».
Par ailleurs, les six monarchies arabes du Golfe ont décidé de fermer leurs ambassades à Damas pour signifier leur rejet de la poursuite de la répression dans ce pays, a annoncé tôt vendredi le secrétaire général de leur organisation régionale, le Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Dans un communiqué, Abdellatif al-Zayani, a justifié cette décision par «la persistance du régime syrien à massacrer son peuple, à choisir l'option militaire et à refuser toutes les initiatives destinées à trouver une solution à la crise».
M. Zayani a demandé à la communauté internationale d'»agir d'urgence et avec fermeté pour mettre fin aux tueries et aux massacres en Syrie ainsi qu'aux violations flagrantes de la dignité et des droits légitimes des Syriens».
Avant cette décision collective, deux pays du CCG, l'Arabie saoudite et Bahreïn avaient annoncé la fermeture de leurs ambassades à Damas.
Selon l'agence officielle Sana, «des millions de Syriens ont afflué (...) pour dire au monde que le peuple syrien a choisi l'unité nationale et la stabilité». Ils agitaient notamment des drapeaux syriens et russes pour «remercier Moscou de son soutien à Damas».
Dans le même temps, des policiers ont tiré du gaz lacrymogène sur une manifestation d'étudiants anti-régime à Alep, deuxième ville du pays, tandis qu'à Douma (13 km de Damas), les forces de l'ordre ont tiré sur les contestataires.
Les militants avaient appelé à manifester pour réclamer une nouvelle fois le départ de M. Assad, seul chef d'Etat encore en place parmi ceux contestés dans le cadre du Printemps arabe et plusieurs manifestations ont eu lieu notamment dans la province d'Idleb, proche de la Turquie.
Affrontements près de Damas
Des affrontements entre soldats syriens et des déserteurs de l'armée dans plusieurs zones proches de la capitale Damas, a annoncé vendredi l'Observatoire syrien des Droits de l'homme.
Ces violences dans les banlieues de Qatana, Dumair et Tal ont débuté jeudi soir et ont duré jusqu'au petit matin du vendredi, selon l'Observatoire et les Comités locaux de Coordination.
Par ailleurs, et après la prise du quartier rebelle de Baba Amr à Homs (centre) le 1er mars, les forces syriennes accentuaient toujours la pression autour de la ville d'Idleb, reprise mardi.
Neuf civils, quatre rebelles et un soldat ont été tués dans la province d'Idleb, selon l'OSDH. Les corps de 23 personnes portant des traces de torture et d'exécution sommaire ont été découverts dans cette zone.
Divisée, la communauté internationale se contente de condamner régulièrement les morts de civils, sans cacher sa réticence à l'idée d'une intervention militaire ou d'un envoi d'armes à la rébellion.
L'émissaire international Kofi Annan doit rendre compte vendredi au Conseil de sécurité des résultats de sa récente mission en Syrie.
Les Nations unies ont annoncé qu'elles allaient participer ce week-end pour la première fois à une mission d'évaluation de la situation humanitaire «menée par le gouvernement» syrien.
L'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a exprimé son inquiétude concernant la sécurité alimentaire de 1,4 million de Syriens.
L'Algérie a espéré pouvoir acheminer «dans les prochains jours» de l'aide humanitaire en Syrie dans «des conditions acceptables», et l'Iran a affirmé avoir remis 40 tonnes d'»aides médicales» au Croissant rouge syrien.
Mais en Turquie, un «Convoi de la Liberté» composé de quelques centaines de militants, pour la plupart syriens, a été empêché d'entrer en Syrie.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé «urgent de briser le cycle de la violence, de mettre fin aux opérations militaires contre les civils et d'éviter une plus grande militarisation du conflit», déplorant que «bien plus de 8.000 personnes» soient mortes dans le conflit.
Au fil des mois, les manifestations pacifiques ont été éclipsées par la militarisation de la révolte, des milliers de déserteurs, réunis au sein de l'Armée syrienne libre (ASL), choisissant de prendre les armes contre le régime.
Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, a prôné une solution «politique» au conflit et exhorté les parties à abandonner les armes. Le Hezbollah soutient fermement le régime Assad depuis le début de la révolte.
La persistance des violences a en outre poussé Bahreïn à fermer son ambassade à Damas, emboîtant ainsi le pas à l'Arabie saoudite qui a été mercredi le premier pays du Golfe à fermer son ambassade.
Par ailleurs, la France a réclamé la libération du journaliste Mazen Darwich, arrêté en février à Damas et dont «la vie serait en danger». Et deux journalistes turcs portés disparus en Syrie ont été remis aux services de renseignement syriens par des miliciens soutenant le régime, a rapporté l'agence de presse Anatolie, indiquant que l'un d'eux aurait été torturé.
A Paris, plusieurs centaines de personnes, dont des hommes politiques français et l'opposant en exil Burhan Ghalioun, se sont rassemblées jeudi soir «en soutien au peuple syrien». Les six monarchies arabes du Golfe ont décidé de fermer leurs ambassades à Damas, a annoncé, vendredi 16 mars, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Membres de l'organisation, l'Arabie saoudite avait annoncé cette décision mercredi et avait été suivie par Bahreïn le lendemain. Les deux pays sont aujourd'hui rejoints par les Emirats arabes unis, Oman, le Qatar et le Koweït.
Le représentant de l'organisation a commenté la décision des membres du CCG, soulignant, par voie de communiqué, «la persistance du régime syrien à massacrer son peuple, à choisir l'option militaire et à refuser toutes les initiatives destinées à trouver une solution à la crise».
En outre, Abdellatif al-Zayani a demandé à la communauté internationale d'»agir d'urgence et avec fermeté pour mettre fin aux tueries et aux massacres en Syrie ainsi qu'aux violations flagrantes de la dignité et des droits légitimes des Syriens»


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