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Chambre des Représentants
Abdelilah Benkirane présente les mesures prises pour faire face aux effets externes sur l'économie nationale et affirme: “La confiance reste de mise"
Publié dans L'opinion le 15 - 08 - 2012

Le chef de gouvernement, M. Abdelilah Benkirane, a présenté, lundi devant la chambre des représentants, les mesures, immédiates et structurelles, préparées par le gouvernement pour faire face aux effets externes sur l'économie nationale.
Lors de la séance mensuelle consacrée à la réponse du chef du gouvernement et à la politique générale, M. Benkirane a indiqué que pour contenir le déficit budgétaire à 5 pc, comme prévu dans la loi de finances 2012, le gouvernement a procédé à l'application partielle, à partir du mois de juin dernier, du système d'indexation des prix de certains produits énergétiques.
Cette mesure permettra d'économiser 5,7 milliards de dirhams et de renforcer le rôle des services fiscaux et de douanes dans le recouvrement du «reliquat à payer», ce qui se traduira par des recettes supplémentaires d'environ 2,8 milliards de dirhams, a précisé M. Bekirane.
Le gouvernement a pris également des mesures visant à réaliser des économies dans les dépenses en rationnalisant les dépenses de fonctionnement et en liant les transferts des établissements publics à leurs capacités de caisse et au rythme de réalisation de leurs projets ce qui permettra une économie de 10 milliards de dirhams, a expliqué M. Benkirane.
Ces mesures viennent s'ajouter aux réformes structurelles lancées ou en cours de lancement par le gouvernement, a-t-il souligné, citant notamment dans ce cadre la réforme de la Caisse de compensation, la réforme fiscale et la réforme de la loi organique de la loi de finances pour promouvoir la bonne gouvernance, la gestion basée sur les résultats et la programmation des investissements selon la capacité de réalisation.
Pour préserver les avoirs extérieurs, M. Benkirane a indiqué qu'il a été procédé à des mesures à court terme visant la mobilisation des financements extérieurs possibles dans la limite de 20 milliards de dirhams comme prévu dans la loi de finances de l'année en cours.
S'inscrivent dans ce cadre, le recours au marché financier international pour lever environ 1 milliard de dollars et l'étude de la possibilité de couvrir les risques de la hausse des prix des carburants afin de limiter son impact sur le déficit budgétaire, a-t-il noté.
Les mesures prises sur le moyen terme visent à améliorer l'offre exportable et sa compétitivité à travers le lancement d'un modèle de développement qui place l'industrialisation parmi les priorités de la politique économique par le biais de la promotion de l'investissement industriel et le développement de nouveaux secteurs industriels à forte valeur ajoutée en termes d'exportation.
Il s'agit aussi de l'accélération de la cadence des plans sectoriels notamment ceux destinés pour l'exportation et de la réalisation et de l'exploitation des pôles agricoles et des zones industrielles intégrées ainsi que l'encouragement des nouveaux métiers mondiaux du Maroc.
Ces mesures ambitionnent également d'améliorer la compétitivité du produit marocain à travers la réduction du coût de production et la mise à niveau des ressources humaines et l'appui ainsi que la promotion des produits marocains en vue de développer la part du Maroc sur les marchés extérieurs et l'entrée à de nouveaux marchés notamment maghrébins et africains.
Ces mesures consistent aussi en le développement du système marocain d'assurance à l'exportation et la mise en place de nouveaux mécanismes pour assurer les investissements afin d'accéder aux nouveaux marchés notamment africains.
Pour limiter la hausse des importations, poursuit M. Benkirane, nombre de mesures ont été adoptées pour réduire la part des importations dans les projets d'investissement de l'Etat et des achats publics, et ce à travers l'instauration de clauses y afférentes dans les cahiers de charges lors des appels d'offres.
Il s'agit aussi de poursuivre les efforts des autorités publiques en termes de renforcement des critères appliqués sur les marchandises importées et la mise en œuvre des mesures de protection commerciale à même de limiter l'accroissement des importations qui inondent le marché local et portent atteinte aux produits nationaux.
Il a de même insisté sur la nécessité d'accélérer l'application du programme de l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.
Le chef du gouvernement, Abdelillah Benkirane a par ailleurs souligné que la confiance reste de mise dans l'économie nationale selon plusieurs indicateurs, avec une croissance prévisionnelle de 3,4 pc en 2012, appelant à bannir le discours mystificateur faisant état du «recul» de cette confiance.
M. Benkirane a indiqué que parmi ces indicateurs, figurent notamment la réalisation d'un taux de croissance de 4,7 pc en dehors du secteur agricole, qualifiant ce taux de «positif» eu égard à la conjoncture internationale marquée par une série de révisions à la baisse des taux de croissance, outre une saison agricole en deçà de la moyenne.
L'indice de la production industrielle a augmenté de 3,7 pc, alors que les investissements étrangers se sont améliorés de 6 pc après une baisse au cours des dernières années, a ajouté M. Benkirane, rappelant le nombre net de postes d'emploi créés, à savoir quelque 112.000, entre le deuxième trimestre 2011 et les six premiers mois de l'année en cours, et l'amélioration des recettes provenant de l'impôt sur le revenu (plus 8 pc) et de la TVA (plus 9 pc).
M. Benkirane a, en outre, qualifié de «difficiles» les retombées de la conjoncture économique internationale sur le Maroc, relevant leur impact négatif sur l'économie nationale, qui fait face à la grande baisse de la demande extérieure, surtout en Europe, principal partenaire du Royaume frappé d'une récession sans pareille depuis des dizaines d'années.
Parmi les autres manifestation de la crise, il y a l'augmentation des cours du pétrole et leurs fortes fluctuations sur le marché mondial, la diminution des fonds et capitaux extérieurs, le recul des transferts des Marocains résidants à l'étranger, la baisse des recettes touristiques et la volatilité du taux de change.
L'actuelle situation de l'économie marocaine est en liaison avec trois facteurs essentiels, à savoir la crise financière économique aigue, la politique économique suivie jusque-là et le retard de réformes structurelles, comme la gestion de la Caisse de compensation et du régime des retraites.
A la lumière de ce constat, M. Benkirane a exprimé la nécessité de rompre avec le discours mystificateur sur le recul de la confiance en l'économie nationale et le manque de visibilité pour faire face aux défis externes et répondre aux attentes sociales et de développement», précisant que «l'usage irresponsable fait de certains indicateurs financiers et économiques impacte négativement l'économie nationale et l'investissement».
Dans le même contexte, le chef du gouvernement a qualifié l'ouverture de la ligne de précaution et de liquidité auprès du fonds monétaire international, de «garantie» qui rassure les investisseurs et partenaires financiers ainsi que les agences de notation internationales sur les perspectives économiques et financières du Royaume, notant que cette ligne n'est pas accessible pour tous les pays.
M. Benkirane a fait savoir que la situation économique du pays est le «résultat des choix de développement qui ont porté principalement sur la demande intérieure en ouvrant la voie devant la concurrence des produits et des entreprises marocaines, à travers l'adoption d'un ensemble d'accords de libre-échange, sans pour autant développer la capacité d'exportation du Royaume et la diversification des marchés, d'où le creusement du déficit commercial».


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