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Cancer colorectal, un mal sournois
Publié dans MarocHebdo le 09 - 05 - 2014

La Fédération nationale des Centres d'Oncologie Privés du Maroc a exposé, le 10 février 2007 à Marrakech, les nouvelles thérapies mises à jour dans le traitement des cancers digestifs.
Cancer colorectal, un mal sournois
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Si le cancer colorectal est détecté à un stade précoce, le patient guérit à 100%.
Au Maroc comme ailleurs, les cancers colorectaux, touchant le colon et le rectum, sont les plus fréquents des cancers digestifs. Chez les hommes, le cancer colorectal suit le cancer du poumon et de la prostate; et chez la gent féminine, il se place tout de suite après le cancer du sein et du col de l'utérus. Les cancers colorectaux figurent aussi parmi les plus redoutables des cancers. En effet, 40% à 45% des malades succombent des suites de cette maladie. Les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé à ce sujet donnent froid dans le dos. L'OMS évalue à près de 700.000 le nombre de personnes décédées en 2005 d'un cancer colorectal. Au Maroc, faute de registre exhaustif, on ignore la proportion exacte de cancers colorectaux parmi les 40.000 nouveaux cas de cancer enregistrés tous les ans, mais on sait qu'ils constituent la troisième cause de mortalité, après les cancers du sein et du poumon.
L'incidence des cancers colorectaux augmente en outre régulièrement avec l'âge. Le risque de développer ce type de cancer à partir de 45 ans double à chaque décennie.
Et, comme l'explique d'ailleurs professeur Hassan Errihani, chef de service d'oncologie médicale à l'Institut national d'Oncologie de Rabat (INO), il n'existe à ce jour aucun moyen véritablement efficace de prévenir ce type de cancer, si ce n'est de suivre une bonne hygiène de vie: activité physique régulière, alimentation saine et diversifiée (plus de fibres, de fruits et de légumes frais et moins de viande rouge) et proscription de l'alcool et du tabac. Le cancer colorectal, détecté et soigné à temps, est guérissable.
C'est dire, encore une fois, l'importance de l'information et de la prévention, encore plus auprès des Marocains, qui ignorent pour la plupart tout de ce mal sournois. Le cancer colorectal évolue en effet bien souvent de manière insidieuse. Ceci dit, certains signes doivent amener les patients à consulter: douleurs abdominales, présence de sang ou de glaires dans les selles, troubles du transit intestinal (diarrhée ou constipation), anémie, perte de poids inexpliquée, altération de l'état général ou encore complications digestives (occlusion intestinale ou perforation).
Si le cancer est détecté à un stade précoce, le patient a 100% de chance de survivre au moins 5 ans. Ses chances de survie s'effondrent à 25% quand le cancer est détecté tardivement. «Malheureusement plus de la moitié des patients ont déjà une tumeur avancée au moment du diagnostic. Aujourd'hui, globalement 1 patient sur 2 peut être guéri», observe Pr. Errihani.
Le traitement du cancer colorectal dépend, quant à lui, du stade de la maladie. A un stade précoce, une simple ablation peut s'avérer curative. En revanche, si le cancer est à un stade avancé, associé à la chirurgie, un traitement par radiothérapie et/ou chimiothérapie s'impose. A ce propos, on remarque des avancées notables en chimiothérapie, avec l'arrivée de nouvelles molécules, telles que l'irinotécan, l'oxalipaltine ou encore la capécitabine. Dernier en date, le bevacizumab, médicament de la classe des «anti-antigiogéniques» inhibe la croissance des vaisseaux sanguins tumoraux, conduisant à une asphyxie et à une dégénérescence de la tumeur. Il permet ainsi d'améliorer de façon significative la qualité et la durée de vie du patient.
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