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Décès de Mehdi Bennouna, 92 ans
Publié dans MarocHebdo le 26 - 03 - 2010

Natif de Tétouan, le 22 février 1918, Mehdi Bennouna était tellement serviable qu'il ne comptait que des amis. Au Maroc comme dans plusieurs pays arabes et africains.
Mehdi Bennouna, fondateur et premier directeur général de l'agence Maghreb arabe presse (MAP), est décédé, mardi 23 mars 2010 à Rabat, à l'âge de 92 ans, des suites d'une longue maladie. Il est parti serein et avec le sentiment du devoir accompli. Le Souverain a adressé un message de condoléances à la veuve du défunt, Hajja Khadija Slaoui, et à l'ensemble de ses proches. M. Bennouna a été inhumé le jour même à Tétouan après la prière d'Al-Asr.
Nationaliste de la première heure, Mehdi Bennouna a entamé ses études secondaires en 1929, à Naplouse, en Palestine, où il avait été envoyé par son père, Abdeslam. Il a saisi très tôt l'importance de la presse et du journalisme pour défendre la cause nationale, celle de l'indépendance du pays. Ce n'est pas pour rien qu'après son retour au Maroc, en 1936, il repart l'année d'après au Caire pour une formation en journalisme sanctionnée par un diplôme en 1941. Il rejoint le grand quotidien égyptien “Al Ahram”, où il exerce jusqu'en 1944. Une période qui a coïncidé avec la Deuxième Guerre mondiale. Durant ces quatre ans, Mehdi Bennouna a donné la pleine mesure de son talent de journaliste de terrain en couvrant pour le compte d'agences internationales quelques unes des plus célèbres batailles de cette guerre.
Voie du pluralisme
Mais son séjour cairote aura été également pour lui l'occasion de prendre part aux actions nationalistes. Il participe en 1937 à la constitution du Comité de Défense d'Almaghreb Al Aqsa. Un comité qui allait accueillir les leaders marocains Allal El Fassi et Abdelkrim El Khattabi. Sans parler du Bureau de Liaison des Mouvements d'Indépendance des Pays d'Afrique du Nord (Maroc, Algérie et Tunisie) qu'il allait fonder dix ans plus tard, au siège de l'ONU, à New York. Auparavant, M. Bennouna rentre en 1944, au Maroc pour se dédier à l'enseignement à l'Institut Libre de Tétouan et participe à la fondation du Syndicat des Travailleurs affilié au Parti des Réformes nationales (PRN), fondé, par Abdelkhalek Torrès. En 1953, il dirige à Tétouan le journal Al-Oumma (organe du PRN), qu'il quittera à l'indépendance en 1956 pour le Service de Presse du Cabinet Royal. En 1959, il lance l'Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), dont il sera le président directeur général jusqu'en 1975. Entre 1958 et 1962, il porte assistance à la création de plusieurs agences de presse de pays amis puis il supervise le lancement de l'agence de presse (AIIC), de la Conférence Islamique, en 1973-74. Son regret, c'était la nationalisation de la MAP, en janvier 1974, qui, pour lui, «… ne concordait pas avec la voie du pluralisme sur laquelle le pays a toujours été engagé», nous avait-il déclaré en 1999.
Mehdi Bennouna a été sa vie durant au service des autres. Au secours des sinistrés. Il découvre la portée de l'action humanitaire durant le séisme d'Agadir de 1960. Ce qui l'entraîne dans le Croissant Rouge Marocain (CRM) dont il finira Président Exécutif.
Auteur de plusieurs ouvrages, il été décoré dans de nombreux pays africains, au Proche Orient, en Espagne et au Maroc. Avec sa disparition, c'est un pan de l'histoire du Maroc, voire du Maghreb, qui s'en va