Intervenant mardi lors de la séance des questions orales à la Chambre des Conseillers, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a tenu à relativiser les tensions entourant le projet de loi sur l'organisation de la profession d'avocat. Il a affirmé que la situation actuelle ne saurait être qualifiée de crise, y voyant plutôt une divergence naturelle liée à une réforme touchant un cadre juridique et institutionnel consolidé depuis des décennies. Le ministre a insisté sur l'importance de maintenir un dialogue ouvert avec les parties concernées, soulignant que celui-ci ne saurait aboutir sans adhésion pleine à la logique de l'Etat : «Nous légiférons pour l'Etat avec ses institutions, et non pour des individus, des organismes ou des intérêts», a-t-il déclaré. Il a également rappelé que le dossier est désormais entre les mains du Parlement, dans le respect des procédures constitutionnelles, tout en réitérant sa volonté d'un dialogue «responsable et solennel».