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Où en est le Maroc vis-à-vis de la Journée internationale de soutien au peuple palestinien ?
Publié dans Yabiladi le 28 - 11 - 2019

A la veille de la Journée internationale de soutien au peuple palestinien, la société civile marocaine se mobilise pour des rencontres et des sit-in de solidarité avec la Palestine. Célébrée chaque 29 novembre, cette commémoration interpelle des militants marocains sur la question palestinienne dans son contexte actuel.
«Le 27 novembre 1947 marque le plan de partage de la Palestine, qui a été le début de tous les malheurs». Cette affirmation est celle du militant pro-palestinien Anis Balafrej pour qui, à l'heure actuelle, la situation en Palestine tire la succession de ses faits d'un ensemble de mesures politiques prises à travers les décennies.
«En vertu de ce plan de partage, les deux tiers du territoire palestinien ont été donnés à une population qui représentait moins du tiers des habitants et qui n'avaient que 6% des terres. Aujourd'hui, le "Deal du siècle" s'aligne sur cette vision», dénonce l'activiste, contacté par Yabiladi à la veille de la Journée internationale de soutien au peuple palestinien, commémorée par l'ONU les 29 novembre de chaque année.
En effet, Anis Balafrej estime que la situation actuelle de la question palestinienne montre notamment que «nous subissons de plein fouet les conséquences des Accords d'Oslo à différents niveaux». Au Maroc, il constate ainsi une forme de désengagement qu'il reproche à «des acteurs qui ont un grand rôle dans l'encadrement des citoyens, dans la sensibilisation et la mobilisation, comme les partis politiques».
«Sur le plan international, nous subissons tout autant les conséquences de cet accord», nous affirme-t-il en soulignant que ce texte «n'a pas réussi à obtenir la libération des Palestiniens détenus» par Israël, notamment Naïl Barghouti, le plus ancien parmi eux.
«Ses 40 ans de prison nous rappellent que ces accords n'ont pas pu le libérer, ni lui ni ses codétenus. Même si plusieurs médias internationaux ont dernièrement fait parler de son cas en soulevant la question des prisonniers palestiniens, il a été placé dans une prison hautement sécurisée à Ber Sabaa et mis en isolement, comme s'il avait commis un crime», fustige le militant.
Une commémoration qui appelle à la mobilisation de la société civile
Président de l'Observatoire marocain contre la normalisation avec Israël, Ahmed Ouihmane abonde dans le même sens. Il considère que «cette commémoration rappelle les souffrances infligées au peuple palestinien par l'armée sioniste depuis des générations, surtout avec la partition de la Palestine en 1947». Pour lui, «la mobilisation internationale et celle de la société civile marocaine se dresse contre la persécution continue des populations».
«C'est la nature de tout combat légitime de la résistance contre l'occupation qui se termine par la victoire des résistants, quel que soit le pouvoir de l'occupant», estime Ouihmane en donnant l'exemple de la «défaite américaine au Vietnam ou encore la chute de l'Apartheid en Afrique du Sud.
Portant, par ailleurs, des critiques à la communauté internationale, le militant déplore que les Nations unies aient «un faible impact et un rôle secondaire dans le changement de la situation en mieux». «Ce sont les Etats-Unis qui tirent les ficelles pour renforcer Israël, ils font donc partie du problème et non pas de la solution», nous déclare-t-il.
Quant à la mobilisation autour de la cause palestinienne, Ahmed Ouihmane constate que celle de plusieurs dirigeants politiques arabes «n'est pas en phase avec celle de leurs populations, hormis certains responsables qui ont clarifié leurs positions sur la normalisation avec l'occupation sioniste, à l'exemple de la Tunisie».
«Au Maroc, les positions officielles ne sont pas au niveau de celles populaires, mais pas non plus au niveau de la médiocrité de celles portées par les pays du Golfe ; toujours est-il que nous souhaitions que celles de nos représentants gagnent en fermeté.»
Ahmed Ouihmane
Contrer des idéologies qui tentent de s'installer au sein de la société
Le manque de fermeté dans les positions marocaines s'illustre, selon notre interlocuteur, par certains contrastes dans les paroles et les actes, comme il nous l'explique : «Le Maroc porte des positions officielles pro-palestiniennes et nie par ailleurs l'existence de toute relation avec Israël, sauf que nous révélons l'inverse à chaque fois, en prouvant la présence de produits israéliens dans notre pays.»
En plus de la normalisation économique ou culturelle, Ouihmane alerte désormais sur «les idéologies sionistes insidieuses cherchant désormais à diviser les Marocains au nom de leurs appartenances régionales».
Sur les dangers que représente cette infiltration, Anis Balafrej alerte sur son caractère «sournois, dans les milieux étatiques autant que populaires». Un caractère marqué par un «mélange de genres qui sert de couverture, notamment au nom du patrimoine judéo-marocain et de la mémoire commune».
«Le fait est que dans cette mémoire commune, on parle peu ou pas du tout des résistants marocains de confession juive par exemple, qui ont lutté contre le Protectorat marocain avant de s'engager corps et âme dans la lutte contre l'occupation sioniste», nous rappelle Balafrej.


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