Al Fida Mers Sultan L'anecdote anime les discussions et circule fortement comme une trainée de poudre dans les différentes zones d'Al Fida. C'est l'histoire d'un bras de fer entre deux agents d'autorité dans la préfecture des arrondissements d'Al Fida Mers Sultan. Il s'agit, selon des sources concordantes, d'une femme caïd et d'un mokaddem exerçant au sein de la même annexe administrative (caïdat) et dans la même préfecture. L'affaire, précisent les mêmes sources, a éclaté lorsque la femme caïd a saisi ses responsables hiérarchiques pour demander la suspension du mokaddem en question. Elle l'accuserait de moult violations des lois en vigueur et du non-respect des règles déontologiques du travail. Selon les mêmes sources, le mokaddem sera par la suite traduit devant un conseil de discipline, qui décida immédiatement de sa suspension. Sa mise à la rue, en d'autres termes. Une sanction que le mokaddem juge très sévère et injuste à son égard. Et le pot aux roses sera dévoilé au grand jour. Le Mokadem aurait affirmé à la préfecture que tout ce qu'on lui reprochait n'était que le résultat de l'exécution des ordres de son chef hiérarchique sur les lieux. Une complicité ou un règlement de compte ? La question est soulevée sur toutes les lèvres et d'aucuns indiquent que les deux agents d'autorité étaient jusqu'à la veille de leur bras de fer en «bons termes». Des dizaines d'affaires ayant trait aux violations du code de l'urbanisme sur les lieux n'ont jamais été soulevées aux responsables de la préfecture et ont été toujours «traitées» à l'amiable sur place. Des affaires relatives à l'occupation illégale de l'espace public ont toujours été «réglées» et toujours à l'amiable sur les lieux au détriment du respect de la loi. Dans la zone, on parle d'innombrables irrégularités qui ont toujours été «ajustées» par les deux agents d'autorité, aujourd'hui aux antipodes l'un de l'autre. L'enquête ouverte par la préfecture mettra à nu tout cela. Car, au passage c'est l'image de l'agent de l'autorité qui est ternie. Et quant au nouveau concept de l'autorité, annoncé par le Souverain au début de son règne lors d'un discours à partir du palais royal de Casablanca, il est tout simplement mis à mal.