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Les Marocains et la douloureuse réalité du marché de l'emploi en Espagne
Publié dans Albayane le 01 - 02 - 2012

La publication, la semaine dernière, des principaux résultats de l'Enquête sur la Population active (EPA) en Espagne à titre du quatrième trimestre de 2011, á révélé la réalité du marché de l'emploi, en faisant état du nombre des personnes en chômage qui a atteint le chiffre de 5.273.600.
C'est une donnée statistique qui fait trembler tout citoyen ou homme politique dans la mesure où elle se traduit par 22,85% de la population active sans emploi. Mais c'est principalement une mauvaise nouvelle pour les immigrés marocains en Espagne qui forment le collectif le plus touché par la crise avec environ plus de 35% de sans emploi. Sur un total de 839.316 marocains en situation légale recensés en Espagne, 226.130 se trouvent sans emploi, soit en touchant une indemnité de chômage (75.640), soit sont des demandeurs d'emploi (150.490).
Ceci signifie qu'ils représentent 29,63% du total des chômeurs immigrés non communautaires qui survivent grâce aux prestations pour chômage et 35,28% de l'ensemble des étrangers non communautaires demandeurs d'emploi. Parallèlement, ce sont 208.712 marocains qui cotisent jusqu'au début janvier à la Sécurité Sociale, un chiffre qui est inférieur de 4,2% par rapport à la même période de 2011. Dans l'ensemble, la communauté marocaine compte 434.842 membres actifs qui sont en mesure d'occuper une activité lucrative dont 52% sont en quête d'un emploi. Ceci signifie, que le nombre des sans-emploi marocains est plus que le double de la moyenne nationale d'Espagne (qui est de 22,85%).
Bien entendu, ces chiffres sont à prendre avec énormément de précaution dans la mesure où les résultats de l'Enquête sur la Population Active sont moins fiables que les statistiques périodiques publiées par la Sécurité Sociale, qui dresse le tableau réel de l'emploi en calculant les mouvements d'affiliations et de suspension de cotisations des travailleurs conformément à la situation du marché du travail.
En tout cas, les marocains se situent en tête des étrangers demandeurs d'emploi, particulièrement ceux non originaires de l'Union Européenne.
L'effondrement de l'emploi en Espagne, à cause surtout de la débâche du secteur du bâtiment, a démontré que la main d'œuvre marocaine a été la grande victime. Les motifs sont inhérents à la condition du marocain en tant que force de travail. Les marocains sont généralement appréciés par les entrepreneurs nécessitant une main d'œuvre peu qualifiée. C'est la raison pour laquelle, ils sont nombreux, à la lumière du nombre d'affiliés à la Sécurité sociale à fin décembre 2011, dans l'agriculture (36,58%), le service domestique (6,06%), dans le commerce (5,83%) et d'autres activités en relation avec l'industrie, l'hôtellerie, le culturel occupant des postes auxiliaires (51,76%). Autre motif est attribué à la nature du marché du travail où les employeurs recourent à une discrimination positive privilégiant souvent un immigré marocain pour l'occupation d'un poste d'emploi déterminé, qui est le plus souvent plus dur, moins rémunéré et exposé à une éventuelle régulation conduisant au licenciement avec les moindres avantages en termes de prestations.
Le demandeur d'emploi marocain est également persécuté par un ensemble de préjugés qui font de lui un travailleur dépourvu de compétences professionnelles et linguistiques en comparaison avec les latino-américains et les ressortissants de l'Europe de l'Est.
C'est dans ce panorama, qu'il est possible de comprendre la situation du marocain au marché du travail et à la lumière des dernières données apportées par l'Enquête sur la Population Active (EPA).
Que dit l'EPA ?
Durant le quatrième trimestre de l'année précédente, l'occupation de la population active a baissé de 348.700 personnes, pour se situer à 17.807.500 affiliés à la Sécurité Sociale. Le taux de variation de l'emploi est de moins 3,26% en comparaison avec 2010. De manière que le nombre de chômeurs a augmenté de 295.300 personnes pour atteindre 5.273.600, soit une augmentation de 1,33% pour se situer à une moyenne de 22,85%. Le taux d'activité a atteint 59,94%.
A la lumière de ces données, l'Espagne compte actuellement 1.575.000 ménages dont tous les membres actifs sont en chômage. Une réalité très douloureuse. Par communautés autonomes, les pourcentages de chômage varient entre 12,61% au Pays Basque et 31,23% en Andalousie, région qui compte une forte communauté marocaine (39.62 affiliés à la Sécurité sociale).
Ce qui est surprenant dans la jungle des statistiques est que la distance entre les taux d'activité d'espagnols et d'étrangers est supérieure à 18 points. De même, si le nombre de personnes espagnoles occupées a diminué de 269.300, celui des étrangers a régressé de 79.400. Au total, 34,82% des étrangers sont en chômage, soit 14 points de plus que le taux des espagnols se trouvant dans la même situation.
Ce sont en fait près de 5,3 millions de personnes en Espagne qui sont actuellement incapables de subvenir aux besoins de leurs familles.
Cette réalité crue et dure à plusieurs visages. Il y a des milliers d'universitaires qui ont honte de venir renforcer les rangs des demandeurs de travail devant l'entrée des instituts de l'emploi, des jeunes à la trentaine qui n'ont jamais commencé à travailler, des travailleurs forcés à accepter à 50 ans la retraite anticipée, des personnes âgées mais aucun entrepreneur n'a besoin de leur savoir-faire ni de leur expérience. Il y a également des immigrés hautement qualifiés que personne ne leur trouve une solution à cause de la rigidité de la législation du travail.
Pendant ce temps, le nouveau gouvernement continue de prospecter des formules d'austérité budgétaire, de réduction du déficit public, de la confection d'une nouvelle ingénierie fiscale pour augmenter la TVA. Plus de 300.000 jeunes espagnols ont préféré tenter la chance loin de leur patrie alors que le collectif d'immigrés, dont le marocain, se trouve avec l'amertume au fond de la gorge de se plier au retour volontaire sans réaliser l'espoir d'achever son projet migratoire.


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