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Frais de scolarité en France: Quid de l'«avenir» de la francophonie?
Publié dans Albayane le 25 - 11 - 2018

L'avenir de la «Francophonie» aurait-il été sacrifié au nom de l'attractivité «du gain» ? Pas plus tard qu'en mars dernier, le président français soulignait à Ouaga que l'Afrique est l'avenir de la langue française, avec 750 millions de locuteurs prévus d'ici 2050.
Ce qui sous-entendait investir davantage dans cette population, notamment sa jeunesse. L'annonce de son chef de gouvernement, Edouard Philippe, il y'a quelques jours, de la révision à la hausse des frais de scolarité des étudiants étrangers, qui paieront désormais 13 fois plus cher qu'aujourd'hui, laisse à croire qu'il y'aurait plutôt anguille sous roches. Et pour cause, ce n'est ni lors d'un conseil de gouvernement ou d'une réunion quelconque que le ministre a annoncé cette mesure, mais durant les rencontres universitaires de la francophonie tenues lundi dernier. Une décision, qui selon Lilâ Le Bas, présidente de l'UNEF, principal syndicat des étudiants en France, vise surtout « les étudiants venant de pays d'Afrique qui sont particulièrement nombreux et ce seront les premiers touchés par cette annonce». Il faut dire qu'aujourd'hui, près de la moitié des étudiants étrangers en France sont issus de l'Afrique.
Selon le chef de gouvernement français, cette décision a pour but de booster l'attractivité des universités et écoles françaises et «de financer les bourses des moins fortunés et des plus méritants en faisant payer les étudiants étrangers qui en ont les moyens». Puisque étrangement, le faible coût des frais de scolarité découragerait certains étudiants de venir étudier dans l'Hexagone, a affirmé Matignon. Pour l'UNEF, l'argument du financement des bourses est fallacieux. Malgré tous les arguments avancés, plusieurs se veulent davantage sceptiques. D'ailleurs, une pétition a été lancée sur la plateforme « Change.org » sous l'intitulé «Emmanuel Macron : non à l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers» et a recueilli, en moins de trois jours, plus de 120 000 signatures.
Face à cette mesure, on est en droit de se demander aujourd'hui : «quid des discours sur la francophonie et son avenir en Afrique», sachant que c'est d'une «éviction» des étudiants africains dont il est en fait question. Si l'Hexagone avance qu'elle compte accroitre le nombre d'étudiants étrangers par cette décision pour le moins paradoxale, ce qui n'est pas clairement dit, c'est qu'il s'agit en retour de réduire drastiquement le nombre d'étudiants africains dans les institutions universitaires françaises. Puisque plusieurs de ceux en cours d'études dans le pays se verront obligés d'arrêter leur formation, rejoindre leurs pays ou aller ailleurs. Au nom de l'attractivité, l'Hexagone se tourne désormais vers les étudiants étrangers des pays émergents (russes, chinois, indiens…) et non africains. Et pourtant, elle clame en même temps que l'Afrique est l'avenir de la langue française. Il s'agit aujourd'hui d'aligner les différentes politiques qui touchent l'Afrique et son peuple sur les discours prononcés.
Pour rappel, le 1er ministre français a annoncé lundi qu'à partir de septembre 2019, les étudiants étrangers devront s'acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat, contre 170 euros (licence ), 243 euros (master) et 380 euros (Doctorat) actuellement. L'ambition serait de porter à 500 000 les étudiants étrangers en 2027 contre un peu plus de 300 000 actuellement.


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