Le quotient électoral voté à la majorité, l'espoir du PJD tombe à l'eau    Partenariat maroco-israélien : un mariage stratégique    Industrie: ce qu'il faut retenir de la dernière enquête de BAM    Londres: le prince Philip transféré dans un autre hôpital    Botola: le Wydad et le Raja au coude-à-coude dans la course au titre    Cristiano Ronaldo charge Khabib Nurmagomedov de cette mission    On en sait plus sur la grosse opération anti-drogue menée au large de Mehdia    Vaccination Covid au Maroc: les derniers chiffres    Casablanca: descente policière à Derb Ghallef, des centaines de smartphones saisis    Maâti Monjib n'est nullement en grève de la faim, affirme la DGAPR    Le Conseil National de la Presse rend hommage à la femme    Armée américaine et insurgés du Capitole    Hirak : des centaines de milliers d'Algériens réclament le changement radical du système    Déclaration de la Contribution Professionnelle: Souscription avant le 1er Avril 2021    Répondre aux attentes des professionnels de l'artisanat    ACCENTUATION DU DEFICIT DE LIQUIDITE EN 2021    Le changement du statut juridique du Sahara qui bénéficie au Maroc    Un Algérien se tue en s'immolant par le feu dans l' ouest du pays    LE BRESIL DAME LE PION AUX PAYS EUROPEENS    La victoire du peuple algérien, " confisquée par un coup de force pour sauver le système "    Latifa Ibn Ziaten parmi les « 109 Mariannes » actrices de changement social    Attijariwafa Bank élue meilleure banque d'investissement au Maroc par Global Finance    L'inauguration d'une ambassade à Rabat et d'un consulat à Laâyoune témoigne du "grand intérêt" de la Zambie pour la coopération avec le Maroc    Chambre des conseillers: Ouverture de la session extraordinaire    Hirak : l'ONU demande la fin des arrestations arbitraires en Algérie    Les grandes puissances ont intérêt à s'unir    Coronavirus : le Maroc suspend ses liaisons aériennes avec l'Algérie et l'Egypte    Kamal Lahlou réélu à l'unanimité à la tête de la FMM    Béni Mellal : un mort dans l'effondrement d'une maison    France : l'affaire Lamjarred renvoyée aux assises pour viol    Sa passe pour le Moghreb Tétouan et le Chabab Mohammédia    CAN U20 : La Tunisie accuse l'Ouganda d'avoir triché sur l'âge des joueurs !    Elections de la CAF : Lawson Hogban, une femme qui vise le Comité Exécutif de la CAF!    De fortes averses, des chutes de neige et des rafales de vent attendues du vendredi au dimanche    RCOZ: 50 candidats au poste d'entraîneur    Chelsea enfonce Liverpool, Everton et Tottenham au contact    Sidi Slimane    Covid-19 en Espagne: aucune manifestation pour le 8 mars à Madrid    Rajesh Vaishnaw nommé ambassadeur de l'Inde au Maroc    En France, Khattari El-Haimer, responsable proche du polisario, mis en examen pour «subornation de témoin»    Naima Bouhmala rassure ses fans sur son état de santé (VIDEO)    Nouveau projet «Yemoley et Yemoh école de la diversité»    «Moukarabat» enchaîne les publications    Un autre Marocain dans le viseur de Chelsea    Algérie : un médecin fustige le régime en place et s'indigne contre les défaillances du secteur de la santé    Edito : Sprint final    Salima Louafa, la romancière qui recèle la magie des mots sous l'étreinte de ses doigts    Trois films du Maroc et de Syrie remportent les Prix du Festival du cinéma de Oued-Noun    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les affiliés de la CNOPS pris en otage
Publié dans Albayane le 22 - 04 - 2019

Le bras de fer entre les médecins gynécologues et la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) se poursuit. En riposte à la récente décision de la CNOPS d'exiger dès le 1er mai prochain, un rapport médical justifiant le recours à cet acte médical pour le paiement de toute césarienne, le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP) a décidé, à son tour, de refuser désormais les prises en charge de la CNOPS, que ce soit pour des accouchements par césarienne ou par voie basse. L'organisation a annoncé récemment que les futures mamans devront désormais régler les frais directement à la clinique et au médecin et réclamer le remboursement à la CNOPS par la suite ». Une décision au goût de représailles contre la dernière sortie de la mutuelle de prévoyance que les gynécologues ont traité de «diffamation» et d'«insulte» à leur intégrité scientifique.
Dans une affiche publiée en ligne par le collège syndical, on peut lire : «Mesdames, nous portons à votre connaissance, qu'à partir du 1er mai, pour des raisons indépendantes de leur volonté, les gynécologues sont contraints de ne plus accepter les prises en charge de la CNOPS. Vous serez appelées à régler les frais directement à la clinique et au médecin et à réclamer le remboursement à la CNOPS par la suite». Cette décision des médecins du privé, qui sonne comme des représailles à la dernière sortie de la CNOPS qualifiée de «diffamation», oblige désormais les parturientes à régler au préalable les frais chez les médecins et par la suite, à aller se faire rembourser auprès de la mutuelle. Dans une déclaration à Al Bayane, Touria Skalli, gynécologue, confiait d'ailleurs, que dans cette affaire, ce sont les familles qui pâtiraient, dans des tiraillements entre la CNOPS et les médecins…
Désormais, les futures mamans devront forcément disposer au moment de l'accouchement du montant requis pour régler aussitôt les médecins. Sachant bien sûr, que les adhérents à la CNOPS, les fonctionnaires du secteur public, ne sont pas toujours bien lotis en termes de salaires. A cela s'ajoutent le tracas, le casse-tête administratif et les délais de remboursement que les familles devront désormais endurer.
Dans une déclaration à un support électronique, le fondateur du syndicat, affirme qu'en dépit des représailles, les médecins du privé continueront à assurer le service et rempliront même toutes les feuilles nécessaires avec les documents utiles, sauf que ce sont les familles qui devront maintenant traiter directement avec la mutuelle du secteur public pour se faire rembourser.
Cette décision intervient peu après la lettre conjointe adressée par 5 organisations médicales à l'Agence nationale de l'assurance maladie (ANAM) au lendemain de la publication du communiqué de la CNOPS, pour lui demander de «prendre position et demander au DG de la CNOPS d'annuler, purement et simplement, la note en question». Dans ladite lettre, les cinq organisations, à savoir le syndicat national de médecine générale (SNMG), le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP), l'association nationale des cliniques privées (ANCP), le syndicat national des médecins du secteur libéral (SNMSL) et le Collège syndical national des médecins généralistes libéraux (CSNMGL) ont fait part de leur stupéfaction face à la décision de la mutuelle de prévoyance et ont même dénoncé «une ingérence dans la compétence des médecins» et «une insulte à leur intégrité scientifique».
En cause, dans son communiqué, la CNOPS s'en est pris particulièrement aux médecins du privé qu'elle a appelé à joindre à leur dossier de facturation un compte rendu précisant l'indication médicale du recours à la césarienne programmée ou d'urgence.
Ce qui n'a pas été du goût des professionnels, sachant d'ailleurs que l'étude sur laquelle s'est basée la CNOPS pour prendre sa décision, avance que le secteur privé s'accapare 90% du nombre d'accouchements, enregistrant un taux supérieur du recours à la césarienne, se situant à 66% contre seulement 25% dans le public, notamment dans l'axe Casablanca, Rabat, Fès, Agadir, Kénitra et El Jadida. Selon la CNOPS, ce chiffre aurait même franchi la barre des 80% en 2017.
Selon l'OMS, le taux de césarienne idéal d'un pays devrait se situer entre 10% et 15%. Le but étant d'éviter d'exposer la santé des mères et enfants à court, moyen et long terme et surtout limiter les dépenses liées aux césariennes inutiles et gaspillages, évaluées en 2017 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à 20% des dépenses de santé.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.