Du 2 au 11 juillet, la nouvelle édition de Jazzablanca se déploiera à Anfa Park autour d'un dispositif artistique à deux dimensions, articulé autour de la Scène 21 et de la Scène Casa Anfa. Loin d'une simple succession de concerts, le festival propose au public une expérience progressive où chaque soirée se vit comme un parcours entre deux univers complémentaires. Dans cette configuration, la Scène 21 privilégie l'écoute, la proximité et la finesse musicale. Elle se présente comme un écrin dédié à l'expression artistique, fidèle à l'esprit des premières éditions du festival. Pensée comme un véritable cocon musical, elle bénéficie cette année d'une nouvelle scénographie destinée à renforcer l'immersion sonore et l'intimité avec les artistes. Pendant dix jours, à raison de deux concerts par soir, vingt artistes se succéderont sur cette scène pour faire dialoguer jazz, groove, soul, funk et influences musicales venues de multiples horizons. Les figures du jazz contemporain à l'honneur Le jazz, pilier historique de Jazzablanca, occupe une place centrale dans la programmation de la Scène 21. Le festival réunit à la fois des figures reconnues et une nouvelle génération de musiciens qui renouvellent le langage du jazz. La trompettiste britannico-bahreïnie Yazz Ahmed y présentera un univers singulier où les sonorités du Moyen-Orient se mêlent aux formes contemporaines du jazz. Le trompettiste américain Theo Croker proposera pour sa part une approche audacieuse du new jazz, nourrie d'improvisation, de groove et d'influences urbaines. Theo Corker. La scène accueillera également le chanteur et compositeur américain José James, dont la voix profonde navigue entre jazz, soul et R&B. Le saxophoniste haïtiano-canadien Jowee Omicil apportera quant à lui un son libre et métissé, marqué par de multiples influences musicales. Le trompettiste et compositeur franco-marocain Daoud présentera un projet à la croisée du jazz, de l'électronique et des sonorités contemporaines. Le public pourra également découvrir le nouveau projet du saxophoniste britannique Shabaka Hutchings, figure majeure du renouveau du jazz londonien. Enfin, la pianiste japonaise Hiromi Uehara, reconnue dans le monde entier pour sa virtuosité et sa créativité, viendra conclure cette séquence avec une performance annoncée comme l'un des temps forts de la scène. Soul, groove et héritages africains Au-delà du jazz, la Scène 21 s'ouvre largement aux influences soul, groove et aux héritages musicaux africains. Le duo franco-congolais Tshegue proposera une énergie mêlant rock, percussions et rythmes inspirés de Kinshasa, tandis que la chanteuse belge Selah Sue apportera sa soul moderne aux accents pop. Brian Jackson. Le festival accueillera également le claviériste et flûtiste américain Brian Jackson, figure emblématique du jazz-funk et collaborateur historique de Gil Scott-Heron. Son concert fera revivre un répertoire marqué par des classiques tels que « The Bottle » ou « Winter in America », tout en présentant des titres issus de son projet récent Now More Than Ever. Keziah Jones. Le guitariste et chanteur nigérian Keziah Jones, créateur du blufunk, fera également son retour au festival avec une formation resserrée autour de sa guitare percussive et des morceaux de son dernier album Alive & Kicking. La formation américaine Thee Sacred Souls ravivera pour sa part l'élégance de la soul classique, tandis que l'artiste américain Fantastic Negrito, triple lauréat des Grammy Awards, apportera un blues puissant mêlé de rock et de funk. Des artistes aux univers nourris de multiples inspirations La programmation fera aussi dialoguer les influences contemporaines avec des héritages musicaux profonds. Le rappeur marocain Small X présentera un projet live aux côtés du beatmaker marocain Saib et du collectif jazz parisien AMG. L'Angolais Bonga, figure légendaire des musiques africaines, viendra rappeler la force de son répertoire qui a marqué plusieurs générations. D'autres artistes viendront compléter cette programmation éclectique, parmi lesquels Nubiyan Twist, Barcelona Gipsy Balkan Orchestra, la chanteuse marocaine Ami Taf Ra, l'Américaine Madison McFerrin, ainsi que les artistes marocains Hind Ennaira et Omary, réunis dans un projet mêlant musique gnaoua, électro et rythmes urbains. À travers cette programmation riche et ouverte, la Scène 21 confirme son rôle de cœur artistique de Jazzablanca, où le jazz dialogue librement avec les musiques du monde et les sonorités contemporaines.