Vent de précampagne électorale dans les barreaux    Justice: Un premier agenda pour l'après-confinement    La loi sur les travailleurs sociaux au Conseil du gouvernement    Essaouira, nouvel eldorado du tourisme    HSEVEN lance un programme de mentorat pour les porteurs innovants    Covid19: L'hydroxychloroquine interdite en France    Fonds spécial: Les pharmaciens de Casablanca participent    «Living in Times of Corona», des films de l'intérieur    Liaisons maritimes pour rapatrier les touristes français bloqués au Maroc    CGEM : un plan de relance de 100 milliards DH sur 12 mois    Le Maroc se classe en tête des pays africains les plus intégrés sur le plan macroéconomique    Ligue des champions, Coupe de la Confédération et CHAN s'acheminent vers l'annulation    L'examen du calendrier de la saison 2020 au centre d'une réunion en ligne de l'Union arabe de karaté    Noussair Mazraoui tout proche d'un accord final avec l'AC Milan    Grace Njapau Efrati : Le Plan d'autonomie, seule solution au différend sur le Sahara    Reprendre, oui mais comment ?    Violence contre les femmes à Marrakech : 30 appels téléphoniques enregistrés en deux semaines    Contribution de l'INDH à la lutte contre le Covid-19 à Taounate    Programme intégré pour lutter contre le coronavirus à Asilah    La conjonction de tous les risques    Disny accusée d'avoir fermé les yeux sur 14 ans de harcèlement sexuel    Coronavirus: 24 nouveaux cas mercredi à 18 heures, 7601 cas cumulés au total    Seule et unique voie pour le salut, la démocratie    La reprise n'est pas pour demain!    Hakimi a-t-il dit adieu au titre de champion?    Sahara marocain: L'Initiative d'Autonomie est la seule solution    Alliance irano-vénézuélienne contre le blocus de Washington…    L'engagement documentaire    Qu'en pensent les professionnels du secteur?    Le sud-africain PIC prend une participation de 13% dans Aradei Capital    Le Maroc est le pays de l'Afrique du Nord qui « maîtrise le mieux le coronavirus »    Agriculture: les exportations de primeurs en hausse de 8%    Coronavirus : 7 nouveaux cas, 7.584 au total, mercredi 27 mai à 10h    Chelsea : L'algérien Saïd Benrahma pour épauler Hakim Ziyech ?    Direction Fenerbahçe pour Yassine Bounou ?    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr    Il est grand temps de penser le Maroc d'après    Hakimi buteur contre Wolfsburg    Les stars de la musique africaine en concert virtuel    HBO mise sur son catalogue pour booster sa nouvelle plateforme de streaming    Hong Kong se soulève contre un projet loi imposé par Pékin…    Maroc, de quoi avons-nous peur?    VH et MFM lancent un grand concours et une expo à vocation solidaire    France: La demande du CFCM aux mosquées    Aid El Fitr: Le Roi gracie 483 détenus    Forte participation au concours de déclamation du Coran à distance    L'ambassade du Maroc à New Delhi en première ligne    A Madagascar et à travers l'Afrique, la ruée controversée vers l'artemisia    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'ancien président Rafael Correa condamné pour corruption…
Publié dans Albayane le 09 - 04 - 2020

Ayant présidé aux destinées de l'Equateur durant dix ans (2007/2017), Rafael Correa qui avait quitté son pays au moment même où il avait quitté le palais présidentiel pour aller s'installer en Belgique et à l'encontre duquel les procureurs avaient requis la peine maximale en l'accusant d'être à la tête d'une «structure criminelle», a été condamné, ce mardi 7 Avril, en première instance, par la Cour nationale de justice équatorienne et par contumace, à huit années d'emprisonnement. Il lui a été, également, interdit d'exercer toute activité politique pendant vingt-cinq ans.
Son vice-président Jorge Glas – déjà emprisonné pour une affaire de corruption entrant dans le cadre du fameux scandale Odebrecht – et 17 autres prévenus, tous accusés, au même titre que l'ancien chef de l'état, d'avoir perçu des pots-de-vin d'un montant global de 7,5 millions de dollars en contrepartie de l'octroi de contrats publics, ont écopé de la même peine. L'argent provenant de ces malversations aurait servi, en grande partie, au financement, de 2012 à 2016, des campagnes électorales du parti au pouvoir.
Mais si, pour le Tribunal, «l'instruction a prouvé l'existence d'une structure de corruption supervisée par Rafael Correa, ce dernier nie en bloc toutes ces accusations et les impute à son successeur Lenin Moreno dont il est devenu le principal opposant.
Se disant donc victime de persécution politique et accusant les magistrats d'être aux ordres du pouvoir, l'ancien président a, dès l'annonce de la sentence retenue contre lui dans le cadre du dossier baptisé «Pots-de-vin 2012-2016», écrit sur son compte «Tweeter»: «Je connais le processus et ce que disent les juges, c'est du mensonge. Ils n'ont absolument rien prouvé. Témoignage complètement faux et sans preuves… Ils cherchaient à utiliser la justice pour obtenir ce qu'ils n'ont jamais eu par les urnes. Je vais bien. Je m'inquiète seulement pour mes collègues… Nous gagnerons sûrement au niveau international car tout cela n'est qu'une mascarade».
Les avocats de Rafael Correa qui, durant sa présidence, avait mené une politique «marquée à gauche», ont immédiatement annoncé qu'ils allaient interjeter appel et plusieurs personnalités de gauche en Amérique latine lui ont apporté leur soutien. L'une d'entre elles, à savoir, l'ancien candidat à la présidence de Colombie, Gustavo Petro, ira même jusqu'à déclarer que «la sentence prononcée contre Rafael Correa exprime la décision de l'oligarchie équatorienne d'empêcher le retour du progressisme au pouvoir».
Si donc la condamnation de l'ancien président équatorien est confirmée en appel ou même en cassation avant les élections présidentielles de 2021, ce dernier ne pourra pas déposer sa candidature. Dans le cas contraire, il ne pourra pas, non plus, briguer un troisième mandat présidentiel puisque la Constitution le lui interdit mais rien ne l'empêchera, toutefois, d'être candidat à la vice-présidence ou à l'Assemblée.
Enfin, même si, sur les réseaux sociaux, les anti-corréistes, tant de droite que de gauche, se félicitent de la décision prise par la Cour nationale de Justice équatorienne et que Martha Roldos, la directrice du site internet «Mil Hojas» qui avait publié le reportage «Riz Vert» sur la base duquel le parquet avait ouvert son enquête estime que Rafael Correa aura été «le plus corrompu et le plus corrupteur de tous les présidents», rien ne permet d'affirmer que le jugement prononcé à l'encontre de l'ancien président équatorien n'émanerait pas d'une justice «paralysée» en ce moment où, du fait de la pandémie du Covid-19 qui s'est abattue sur la planète, l'Equateur est le pays qui, pour l'heure, a enregistré le plus grand nombre de morts par habitants de l'ensemble du continent. Quoiqu'il en soit, attendons pour voir…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.