L'accès à l'esplanade des mosquées d'Al Qods sera ouvert pendant le ramadan à quelque 10.000 fidèles palestiniens détenteurs de permis spéciaux, a annoncé mercredi le gouvernement israélien. Durant le mois du jeûne musulman, qui a débuté, des centaines de milliers de Palestiniens viennent prier sur ce troisième lieu saint de l'islam situé à Jérusalem-Est, secteur de la Ville sainte occupée et annexé par Israël, en particulier pour la grande prière du vendredi. « A la suite d'une évaluation de la situation sécuritaire », 10.000 fidèles palestiniens seront autorisés à entrer pour la prière du vendredi tout au long du mois de ramadan, « sous réserve d'obtenir au préalable un permis quotidien spécial », a indiqué le Cogat, l'organisme du ministère de la Défense israélien chargé des affaires civiles palestiniennes. L'entrée sera autorisée pour les hommes à partir de 55 ans, pour les femmes à partir de 50 ans et pour les enfants jusqu'à 12 ans lorsqu'ils sont accompagnés d'un parent, précise le communiqué. L'esplanade des Mosquées est bâtie sur les ruines du Second Temple juif, détruites en l'an 70 par les Romains. Les juifs appellent l'endroit le mont du Temple. C'est un site très sensible, au coeur des tensions liées au conflit israélo-palestinien. Par le passé des affrontements y ont eu lieu à plusieurs reprises entre Palestiniens et forces de l'ordre israélien pendant le ramadan. Selon une règle dictée par Israël en 1967 après sa conquête de Jérusalem-Est, les non-musulmans peuvent se rendre sur l'esplanade à des heures précises, mais sans y prier. Ces dernières années, un nombre croissant d'ultranationalistes juifs ont défié la règle, notamment le ministre d'extrême droite, Itamar Ben Gvir.