DR ‹ › Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nunez, a achevé ce mardi une visite de 48 heures à Alger par une rencontre avec le président Abdelmadjid Tebboune. À l'issue de cet entretien, Nunez a déclaré que le chef de l'Etat algérien avait demandé à ses services de collaborer étroitement avec leurs homologues français pour renforcer la coopération en matière policière, judiciaire et de réadmission. Ce nouveau cadre de coopération «devrait se mettre en place dans les plus brefs délais», a-t-il précisé. Pour rappel, le ministre français de l'Intérieur avait posé, le 3 février, lors d'une interview accordée à TF1, des «conditions minimalistes» pour un éventuel déplacement à Alger. Il avait notamment exigé que le gouvernement algérien accepte de reprendre ses ressortissants faisant l'objet d'Obligations de quitter le territoire français (OQTF). La reprise des reconduites d'Algériens en situation irrégulière, suspendues depuis plusieurs mois, devait impérativement «se réamorcer» avant qu'une visite officielle ne soit envisagée, avait-il insisté. Le feu vert donné par le président Tebboune pour la réadmission de milliers d'Algériens en situation irrégulière en France contraste avec ses déclarations du 7 février. Lors d'une interview, le président avait affirmé que «le problème des OQTF concerne les pays d'accueil». «Pour les OQTF, nous les avons refusées à un ministre (Bruno Retailleau, ndlr) parce qu'il se permettait de prendre des Algériens, que j'ai juré de protéger, de les mettre dans un avion et de les renvoyer en Algérie. Ces Algériens ont des droits. Ils vivent en France depuis 10 à 15 ans. Il faut respecter leurs droits (…) Celui qui veut humilier ou ridiculiser l'Algérie n'est pas encore né», avait-il martelé.