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Amal Essaqr : «Mon coeur bat pour plusieurs hommes à la fois»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 28 - 02 - 2010


ALM : Qui est Amal Essaqr ?
Amal Essaqr : Je suis avant tout une femme marocaine.
Une Marocaine qui s'attendait à devenir actrice ?
Au fait, ça a toujours été en moi. Mais, c'est surtout les circonstances qui ont déclenché ce que j'avais en moi. Des circonstances personnelles et des changements de métier. J'ai changé beaucoup de choses dans ma vie et peut-être que j'attendais le bon moment pour réveiller ce qu'il y avait en moi. Ce n'est pas évident de dire à l'âge de 18 ans, «maman, papa, je veux devenir actrice». C'est déjà difficile d'en parler avant de penser à l'imposer. J'ai donc attendu d'avoir l'âge de le dire et de l'assumer.
Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées au cours de votre parcours ?
Il faut dire que le métier d'actrice est comme tous les métiers. Il faut persévérer, être honnête, sincère, bien travailler, rester professionnel, exigeant envers soi-même déjà, et surtout honorer les gens qui nous ont choisis. Ils nous font confiance et à mon avis, le plus difficile, c'est d'être à la hauteur de cette confiance. Il faut à chaque fois prouver qu'on est capable du mieux et que l'on n'a pas cherché à devenir actrice sur un coup de tête, que c'est vraiment sérieux, qu'on y croit. Arriver à créer le changement dans l'art au Maroc et y croire en travaillant sur la qualité de ce qu'on présente. La plus grande difficulté est finalement de pouvoir affirmer en toute fierté, «je suis Amal Essaqr et je suis une actrice marocaine».
Vous faites du doublage de voix pour des séries étrangères. Comment définissez-vous cette expérience ?
Il faut dire que ce n'est pas de tout repos. Il faut vous mettre dans la peau d'un personnage qui est déjà fait et qui a sa propre personnalité et le plus difficile, c'est le calage, c'est-à-dire commencer quand le personnage commence à parler et finir en même temps. En plus, il faut s'adapter à un texte qui se fait sur place on n'a pas de grande visibilité sur le scénario. Il faut donc lire le texte, le travailler et le jouer comme on le ressent. Il nous arrive d'enregistrer trois épisodes à la suite. Nous sommes donc appelés à crier, à rire aux éclats et à pleurer, et ça demande beaucoup d'énergie. Ce n'est vraiment pas évident, en plus avec un casque et dans une petite pièce insonorisée, c'est d'autant plus compliqué.
Quelles sont les expériences que vous comptez à votre actif dans ce domaine?
J'ai participé à la première expérience marocaine de doublage de voix. C'était un grand honneur pour moi. À l'époque, ils avaient fait un casting avec une trentaine de comédiennes, avant de me prendre pour doubler la voix de «Irène» dans la série mexicaine «Anna». Au fait, le personnage était composé et assez difficile à travailler, et pour une première expérience, ils voulaient le meilleur et exigeaient beaucoup de nous. Après avoir fini les 130 épisodes de la série «Anna», j'ai entamé une nouvelle série avec le personnage de «Adella» de 130 épisodes également que je viens de terminer. J'ai participé également dans la série «Le compte à rebours» avec des personnages secondaires parallèlement à des voix off en publicité. Et je viens d'entamer un nouveau projet que je préfère garder pour moi jusqu'à la confirmation définitive, tout ce que je peux dire c'est que ça sera vraiment différent de mes expériences précédentes de doublage.
D'autres talents cachés chez Amal Essaqr ?
Je suis artiste-plasticienne. J'ai déjà monté trois expositions de mes travaux. Je peint des tableaux des abats-jour, des bouquets en céramique, du vitrail et bien d'autres choses. J'adore travailler avec mes mains, et surtout avec des matières différentes.
Artiste jusqu'au bout alors ?
L'art au fait, c'est ou on l'a ou l'on ne l'a pas. À mon avis, on naît artiste, c'est en nous. Et les artistes sont différents du reste du monde. Dernièrement, j'ai participé au stage des «Cours Florent», et j'avais rencontré le fils de M. Florent. Je n'ai pas raté l'occasion de lui demander un conseil à donner à une jeune actrice et il m'a tout simplement répondu, «ce n'est pas sorcier, il faut juste être vraie et le public ne se trompe jamais, il sent les gens vrais des gens faux et si tu es vraie, tu réussiras». Donc, j'espère toujours être vraie et que mon public va le sentir.
Quel est le rôle que vous rêvez de jouer un de ces jours ?
Le rôle que j'aimerais jouer un jour, c'est tout à fait mon contraire. Je voudrais interpréter le rôle de la «Veuve noire». Un rôle composé d'une femme qui paraît belle et douce de l'extérieur, la femme parfaite, mais qui a le diable en elle. Un coup, elle est ange et un coup, elle est démon. Je voudrais le jouer parce que c'est un rôle qui va me demander beaucoup d'implication. Je serais appelée à me surpasser et à jouer Dieu merci ce que je ne suis pas.
Et le rôle que vous ne joueriez jamais ?
Il n'y en a pas. Seulement, dans chaque rôle que je joue j'ai des lignes rouges à ne pas dépasser. Je me suis déjà excusée auprès de gens qui m'ont proposé un rôle principal dans un long-métrage pour cause que ce dernier impliquait que je joue des scènes assez osées. Les scènes d'amour ou de nu sont pour moi, en tant que marocaine qui vit dans une société conservatrice, un grand dépassement de mes lignes rouges. Et du moment que je sens le personnage, que je suis attirée par le scénario et que le courant passe entre moi et le réalisateur, je pourrais même jouer le rôle de la prostituée si toutefois, il n'induit pas des scènes à scandale. Je reste très ouverte à tous les rôles.
Et côté cœur ?
Mon cœur bat grâce à Dieu pour ma famille, mon public et mon pays.
Et il ne bat pas pour un homme en particulier ?
(Rires) Non, pas pour un seul homme mais, il bat pour plusieurs hommes, mon père, mon fils, mon frère et mes amis.
Des projets d'avenir ?
Je commence bientôt le tournage de la série «Touria» de Younes Raggab. J'ai commencé aussi le tournage dans un court-métrage avec Rachid Hamdi, où je joue le personnage principal. Aussi, la série en doublage, dont je vous ai parlé ci-dessus, est en cours. Je crois que c'est tout pour le moment.


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