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Éditorial : Le vote de la peur
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 11 - 2004

John Kerry n'a pas attendu la fin du recomptage des suffrages dans les États de l'Ohio et de l'Iowa pour concéder la victoire au président sortant. Mal élu en 2000 à l'issue d'un scrutin très contesté, le républicain George Walker Bush décroche, cette fois-ci, un deuxième mandat sans grande difficulté.
John Kerry n'a pas attendu la fin du recomptage des suffrages dans les États de l'Ohio et de l'Iowa pour concéder la victoire au président sortant. Mal élu en 2000 à l'issue d'un scrutin très contesté, le républicain George Walker Bush décroche, cette fois-ci, un deuxième mandat sans grande difficulté. Un mandat qu'il a voulu jusqu'au bout. Il l'a obtenu malgré la détermination de son adversaire démocrate qui n'a pas démérité.
La victoire de M. Bush est celle du camp de la guerre, partisan d'une politique unilatéraliste qu'il a eu à pratiquer, notamment dans la sale guerre en Irak. Une guerre qui a dominé les péripéties de la campagne électorale sur fond de sécurité et de lutte contre le terrorisme. C'est sur ces deux thèmes, dont le président sortant a fait son principal cheval de bataille, qu'il a été certainement élu. En agitant plus que de raison le spectre de la menace terroriste, Bush et son équipe ont fait peur à l'électorat et à l'Amérique profonde, traumatisés par les attaques du World Trade Center. La dernière apparition d'Oussama Ben Laden, à quelques jours du scrutin, a sonné comme quelque chose qui renforce la position de Bush à travers ce message: le danger est toujours là. C'est Bush qu'il vous faut. Sinon, vous serez livrés aux actions meurtrières du milliardaire saoudien.
Les votants ont donc fini par voir en Bush le seul protecteur du pays d'autant plus que celui-ci n'a pas connu d'attentat depuis le 11 septembre 2001. En quelque sorte, le candidat républicain rassure le peuple américain plus que son rival démocrate dont les arguments pacifistes n'ont pas apparemment convaincu ses compatriotes. Cela signifie-t-il pour autant que les Américains sont des partisans de l'idéologie néo-conservatrice et dangereuse de Bush ? En tout cas, là est tout le paradoxe de la présidentielle américaine. Par ailleurs, la réélection de Bush, malgré sa responsabilité évidente dans le désastre irakien et son cortège de violence et de morts quotidiens, confirme une chose essentielle : les Américains dans leur majorité n'en ont pas la même perception que le reste du monde. L'Irak et ses souffrances sont loin pour un peuple qui considère l'Amérique comme le centre du monde.
Et pourtant, jamais le sentiment anti-américain dans la planète n'a a été aussi exacerbé que depuis l'arrivée de Bush à la Maison-Blanche. Avec un second mandat et un congrès resté républicain, il y a fort à craindre que ce sentiment soit encore plus fort pendant les années à venir. En effet, une administration extrémiste et belliciste, sortie renforcée et confirmée de la présidentielle du 2 novembre, serait tentée par une politique encore plus radicale. C'est l'aventure.
La classe politique française et la presse européenne ont souhaité la victoire de John Kerry dont les choix politiques sont proches de la vision des dirigeants du Vieux Continent. Ils en ont été pour leurs frais. Ce serait sans compter avec les réflexes du peuple américain qui ne ressemblent pas forcément à ceux des Européens. George Bush encore maître du monde pour quatre ans. Un monde moins sûr que jamais. À moins que le locataire de la Maison-Blanche ne décide de mettre à contribution son deuxième mandat pour régler nombre de conflits, notamment le dossier palestinien où l'administration républicaine a plus que failli.


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