Médecine aéronautique : La RAM et la FM6SS signent un partenariat stratégique    Info en images. Aéroports 2030 : L'ONDA lance sa nouvelle campagne «Let's Take Off»    Inflation : L'IPC recule de 0,8% en janvier    Meknès : Le FICAM revient pour une 24e édition du 15 au 20 mai    Climat, le Maroc sonne l'alerte pour l'Afrique    Service militaire 2026 : le recensement démarre le 2 mars    Presse : Réforme du CNP et nouveau modèle de soutien... le gouvernement rebat les cartes    Réorganisation du CNP : l'Exécutif approuve le projet de loi    Maroc - Algérie : Ouverture exceptionnelle du poste-frontière pour le rapatriement de 22 personnes    La BERD accorde 2,1 millions d'euros à Nador West Med    Ports situés sur la Méditerranée : baisse de 30 % des débarquements de pêche en janvier    Emploi agricole : fin d'un avantage compétitif ?    BYD SEAL 5 arrive au Maroc : l'hybride rechargeable en première ligne    Bourse de Casablanca : clôture dans le rouge    Military Aerospace: Baykar's factory in Morocco begins initial hiring    Le Roi Mohammed VI soutient l'action de Trump pour la reconstruction de Gaza    Pétrole : les prix repartent à la hausse sous l'effet des tensions géopolitiques    Peu avant sa fin, Epstein a autorisé des transferts de 27,7 M$ pour un palais à Marrakech    CAN 2025. Les supporters sénégalais et l'Algérien condamnés à la prison ferme    Mondial 2026 : tous les matches joués à guichets fermés    L'UEFA soutient la Coupe du Monde des Clubs à 48 équipes, le Maroc et l'Espagne favoris pour 2029    Jeux africains 2031 : l'Ouganda entre dans la course    Ligue des champions.. Benfica ouvre une enquête sur deux supporters après des gestes racistes visant Vinícius    Mercato : Abde Ezzalzouli dans le viseur de Tottenham Hotspur    Europa League: Zakaria El Ouahdi leads Genk to victory in Zagreb    EBRD and Nador West Med sign €2.1M grant to boost sustainable development in Morocco    Parents in Rabat-Kénitra protest AEFE tuition hike with class boycott    Maroc : le Ramadan booste l'activité des services de livraison    Espagne : Les travailleurs marocains mobiles en Europe au cœur d'un séminaire    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    Touria Chaoui mise en avant dans «Les Marocains du ciel» sur 2M    Ramadan : La TV marocaine enregistre 70,4% de PdA au premier jour, 2M en tête    « Maroc, Terre de Cultures » : Le Collectif 4.0 lance « Rythmes du Maroc »    Dialogue des cultures : les Nuits du Ramadan célèbrent l'héritage andalou    Ning Zhongyan offre à la Chine sa première médaille d'or olympique en patinage de vitesse    Deux matchs amicaux face au Burkina Faso pour tester l'état de préparation des Lionnes de l'Atlas    Le ministère des Habous unifie le prêche du vendredi autour du jeûne, de la piété et de l'excellence dans le travail    Ligue Europa : Zakaria El Ouahdi guide Genk vers la victoire à Zagreb    Décès de l'individu qui s'est défenestré à la BNPJ de Casablanca: les lésions sont compatibles avec une chute préméditée    Le temps qu'il fera ce vendredi 20 février 2026    Le Maroc miserait sur les TREVA-30 tchèques pour moderniser son soutien blindé    Le Conseil de gouvernement adopte deux projets de décrets relatifs aux terres des collectivités Soulaliyates    Reconstruction de Gaza. SM le Roi Mohammed VI soutient l'action du Président américain Donald Trump    Affaire Leveugle: Mat9ich Weldi lance un appel à témoin    Manifestations GenZ Maroc : La justice inflige plus de 106 ans de prison à 48 accusés    Livre : Marrakech accueille la quatrième édition du FLAM    Casablanca : décès de l'individu ayant tenté de se suicider au siège de la BNPJ    LIFA 2026. Abidjan, capitale de la création féminine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les artistes des chancelleries
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 07 - 2003

«Art et diplomatie» est le titre d'une publication du ministère des Affaires étrangères et de la coopération. Ce livre regroupe l'iconographie relative aux anciens ambassadeurs marocains et les œuvres plastiques qui ornent les chancelleries du Maroc dans le monde.
Le livre comprend deux parties. La première traite des représentations d'ambassadeurs marocains par des artistes occidentaux. La seconde répertorie les œuvres des peintres marocains accrochés dans les murs de certaines chancelleries et au siège du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. En ce qui concerne la première partie, il en ressort que le goût pour l'orientalisme s'est d'abord répandu par l'intermédiaire des peintres européens qui se sont intéressés aux diplomates arabes en poste dans leur pays. Leurs costumes et parures séduisaient l'œil des artistes à l'affût de volumes et de couleurs inhabituels. Le lecteur sera très attentif à la manière dont certains artistes ont figuré les ambassadeurs marocains. Ainsi, cet étonnant cortège de chevaux caparaçonnés avec de riches étoffes, un présent sans doute, d'un ambassadeur en djellaba blanche, et qui se tient dans un carrosse aux côtés de son hôte autrichien.
Il s'agit de Mohamed Ben Abdel Malek, ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de la cour viennoise. L'œuvre, déposée au Kunsthistorishes museum de Vienne, date de 1783 et son auteur n'est pas mentionné. En revanche, l'auteur de celle où l'on voit l'ambassadeur du Maroc auprès de la reine d'Angleterre Elizabeth I n'est pas anonyme. Il s'agit du peintre Seymour Lucas et l'œuvre en question date de 1600. Elle représente Abdelwahed Ben Messaoud Ben Mohammed Anoune, ambassadeur du sultan Al Mansour Eddahbi. Le portrait est réaliste, et il est curieux en ceci que celui qui y est figuré semble avoir posé longtemps pour sa réalisation. Or, l'on sait que la représentation est très mal perçue en terre d'islam. Le fait que cet ambassadeur ait sciemment accepté d'être un modèle est une preuve de courage. Autre chose curieuse dans cette œuvre est une inscription en latin dont la traduction en français donne : «Envoyé du roi des barbares en Angleterre». Il est rare que l'on mentionne aussi ouvertement dans un tableau son sujet. Quant à la nomination «barbare», elle ne recouvre aucune connotation péjorative. À la fin du 16ème siècle, étaient considérés barbares tous ceux qui ne sont pas grecs ou latins. La partie consacrée dans «Art et diplomatie» aux peintres occidentaux qui se sont intéressés à nos ambassadeurs présente bien d'autres attraits.
En revanche, celle qui est censée donner une image de la création plastique dans notre pays étonne par le peu de peintres qui y sont présents et l'absence de certains noms importants. Le peintre Mohamed Melehi, qui a été chargé de la conception et la réalisation du livre, explique que chaque ambassadeur fait de son mieux, et qu'il agit selon son goût et la nature des relations qu'il entretient avec les artistes.
Les artistes marocains représentés dans les chancelleries à l'étranger et au siège du ministère du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération sont : Jilali Gharbaoui, Mohamed Melehi, Malika Ageuznay, Hamid Alaoui, Meriem Mezian, Larbi Belkadi, Farid Belkahia, Karim Bennani, Tibari Kantour, Abdelkbir Rabi', Rouahi, Hassan El Glaoui, Chaibia Talal, El Fatmi, Abdelkader Laaraj, Mekki Meghara, Miloud Labied, Rhimou Aroussi, Moulay Ali, Taïb Lahlou et Salima. La première chose qui frappe dans cette liste, c'est l'absence d'artistes qui comptent dans la jeune histoire de la peinture marocaine. Il suffit de citer Cherkaoui, Mohamed Kacimi, Fouad Bellamine ou Khalil El Gherib pour s'en rendre compte. Il existe également beaucoup d'arbitraire dans l'acquisition des œuvres dans les ambassades. La présence de certains artistes ne contribue pas à se faire une bonne idée de la création au Maroc. Autre chose surprenante, seulement cinq ambassades sont concernées par l'inventaire : Paris, Londres, Madrid, Washington, le Caire et la mission permanente du Maroc auprès de l'ONU à New York. « Nous avons adressé des lettres à toutes les chancelleries, mais force est de reconnaître qu'à l'exception de celles qui sont citées dans le livre, les autres n'ont rien », dit Melehi. En dépit de ces lacunes, ce livre mérite assurément l'attention et ses initiateurs ont eu une excellente idée de répertorier les œuvres accrochées dans certaines ambassades.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.