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L'autre visage de nos écoles
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 19 - 09 - 2002

Au moment où les NTIC sont en train de transformer tous les domaines, la question de leur généralisation dans les écoles primaires se heurte à l'absence de l'infrastructure de base. Dans le monde rural, bien des paradoxes. Manque de téléphone, électricité…
L'école est le premier noyau de la formation du citoyen. Ainsi, une école bien équipée, infrastructure, équipements, corps professoral compétent, mènera sa mission dans les règles de l'art. Mais au moment où les nouvelles technologies de la communication et du traitement de l'information sont en train de transformer les différents domaines, nos écoles sont-elles en mesure d'accompagner ces bouleversements et être par ailleurs dans l'air du temps.
La réalité de la majorité de nos écoles primaires dans les petits villages et la campagne démontre pratiquement le contraire. Une école injoignable, dans une contrée complètement enclavée. Pas de téléphone, pas d'électricité et pas de route carrossable. Ces cas ne sont pas uniquement dans les montagnes lointaines, mais également dans la périphérie de la capitale économique du pays. Pour arriver à certaines écoles, l'instituteur est appelé à emprunter deux bus, une charrette et terminer le trajet à pied. Le cas des écoles situées à proximité de Lissasfa, El Oulfa, dans la délégation du ministère de l'Education Nationale de Aïn Chok Hay Hassani, montre aisément cet état de choses. Dans quel état, l'instituteur, qui effectue ce parcours infernal, va-t-il arriver à son lieu de travail ? En plus du retard et des absences répétées, il sera complètement épuisé et démoralisé.
Dans ces conditions comment pourrait-il être rentable et donner ses cours comme il se doit. Ces conditions de travail se compliquent davantage dans le milieu rural. Et la formule pratiquée dans les affectations des instituteurs complètent le reste. Ainsi, on trouve un instituteur natif d'Errachidia affecté au centre d'une grande ville et un autre de Rabat qui va exercer ses fonctions dans un patelin dont il n'arrive à retenir le nom qu'après le premier trimestre de l'année scolaire. Chose qui leur rend difficile la vie. Dans le premier cas, le niveau de vie élevé se pose et dans le second cas, la question de l'inadaptation entrave la bonne marche des cours.
Et l'on parle de la généralisation des nouvelles technologies de la communication et du traitement de l'information dans nos écoles primaires.
Dans certaines de ces écoles, on trouve quelques ordinateurs installés dans une salle toujours fermée. Les élèves n'y accèdent que pendant les visites officielles. Tout ce qu'ils savent, c'est qu'il y a des ordinateurs, boîtes noires, dans telle salle. Un matériel sensible, leur dit-on. Comment il fonctionne, traite et archive les informations ? Ils apprendraient ces mécanismes plus tard. Il faut dire que les nouvelles technologies de la communication et du traitement automatique de l'information sont un outil indispensable dans le processus de développement et de modernisation de tout système d'enseignement. Un vecteur d'apprentissage du savoir et d'accès à la culture. Leur généralisation constitue une étape fondamentale pour définir les contours de la nouvelle école et assimiler les changements qui en découlent dans les modes de travail et de culture. La charte de l'éducation et de la formation en a tracé les caractéristiques. Cependant, en l'état actuel des choses, le chemin à parcourir est encore long.


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