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Grande fête de foot à Istanbul
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 30 - 05 - 2005

Plus qu'une rencontre au sommet et de loin la meilleur de l'année sur le plan footballistique, la finale de la Champions' League, qui a opposé mercredi dernier l'AC Milan à Liverpool FC, était l'occasion de se saisir de toutes les représentations sociales da la passion du football chez les supporters des Reds.
Le mardi 24 mai, dans la place Taksim Maydane d'Istanbul. Il règne une ambiance à laquelle cette place est peu habituée. Une place qui représente le cœur battant de la ville et qui en incarne les multiples facettes, à la fois moderne et traditionnelle, aussi bien orientale qu'occidentale et mêlant toutes les influences et les affluences, qu'une ville au carrefour de toutes les civilisations, celles de jadis comme celles d'aujourd'hui, peut en supporter. Cette matinée-là, cette place, comme plusieurs autres endroits de cette ville tentaculaire, a dû troquer les divers parfums, cultures et ambiances qui s'y rencontrent contre une seule couleur, le rouge. Non pas celui de la Turquie d'Ataturk mais celui du Liverpool FC.
Un seul hymne, celui du désormais mythique hymne officiel des Reds, «You'll Never Walk Alone» (Tu ne marcheras jamais seul), se faisait entendre. Une seule passion, celle qu'ont les supporters du Liverpool FC pour leur club, se faisait sentir. Leur équipe allait, le lendemain soir, affronter un adversaire de taille et pour une manifestation qui l'est au moins autant. Il s'agissait de la finale des Champions League où les Reds allaient affronter le Milan AC, cet autre monument du football mondial et dont il fallait bien chercher les supporters pour enfin les trouver, à l'autre bout de la ville, dans le féerique Sultan Ahmet Square, quartier historique d'Istanbul, là où les plus spectaculaires symboles de l'Empire Ottoman continuent, avec arrogance, de défier le temps. Mais face à l'absence d'une ambiance digne de la rencontre du lendemain, le visiteur ne peut s'empêcher de rebrousser chemin et d'aller là où ça se passe.
Au centre d'Istanbul, le spectacle est immuable. Deux jours durant, des milliers de supporters anglais, tous vêtues des maillots de leur équipe, célèbrent, dans une ambiance de fête, que seuls les anglais en connaissent le secret, la victoire à venir de leur équipe. Des supporters de tous âges, des enfants sur les épaules de leurs papas aux septuagénaires que seule leur passion semble maintenir en vie, et plutôt en bonne santé, en passant par cette majorité de jeunes, tous n'ont d'yeux que pour leur équipe de toujours et pour la rencontre du lendemain. Leur enthousiasme, tiré à l'excès, et les bières, de la même marque que celle portée par les joueurs du Liverpool, ingurgitées en inqualifiables quantités, à longueur de journée et de soirées, font craindre le pire. Discrètes, les forces turques de l'ordre n'en sont pas moins présentes. La fête n'est à aucun moment perturbée. Bien au contraire, à l'approche de la rencontre, elle ne fait qu'aller crescendo. Jusqu'au Stade Olympique Ataturk où la rencontre est prévue. Un stade, magnifique par ailleurs, devant lequel une scène grandeur nature à été dressée l'après-midi de la rencontre. Chanteurs, musiciens et, bien entendu, public, des drapeaux dans les mains, des écharpes autour des cous, sont au rendez-vous et en grand nombre. Aussi bien l'équipe que la ville de Liverpool sont hissées au rang de véritables dieux que tous chantent pendant plusieurs heures. Et là encore, la bière coule à flot. Passé la fièvre de la musique, voici venue celle du match, dont on connaît déjà l'issue, Liverpool l'ayant emporté au tir aux buts après un fabuleux retournement de situation qui s'est soldée par trois buts partout. Ce qui est remarquable, c'est qu'alors que Liverpool était menée trois à zéro, un score normalement fatal, ces supporters n'ont à aucun instant douté de leur équipe. A un aucun moment les encouragements n'ont cessé ou l'enthousiasme a baissé, même quant le désespoir était le maître des cérémonies. Un courage qui en explique un autre, celui de l'équipe qui a repris le dessus en un temps record et avec un admirable «fighting spirit». Passés le temps réglementaire et les prolongations, les encouragements ont repris de plus belle lors des penalties. A chaque ratage des joueurs du Milan AC, celui de Serginho et celui de Pirlo, impressionnés par le spectaculaire gardien Dudek, qui jouait son dernier et meilleur match avec Liverpool, les hurlements et cris de joie atteignaient un peu plus haut le ciel.
Avec le ratage, dernier et donc fatal, de Chevtchenko, la Ligue des champions était rouge. Tout aussi rouge que le stade ainsi que les différentes artères d'Istanbul pendant plusieurs jours après le match. Et tout aussi rouge que toute la ville de Liverpool, sortie jeudi accueillir ses nouveaux héros, reçus par près d'un demi million de personnes pour qui ils sont devenus l'équivalent des Beatles, les autres héros de la ville. Une ville, industrielle, où le football est bien plus qu'un sport, mais un moyen, peut-être le seul, de sortir bien du monde de la misère et du chômage. Ne serait-ce que le temps d'une rencontre. Un temps qui est loin de se limiter aux 90mn de jeu.
• DNES à Istanbul Tarik Qattab
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Siera : la tombola du bonheur
Ils étaient près de 50 Marocains à avoir eu la chance, celle d'une vie pour plusieurs d'entre eux, d'assister à la finale de la Champions' League de cette année, et dont l'équipe du Liverpool FC est sortie grand vainqueur, après un match à couper le souffle et où le spectacle s'est mêlé au suspens. Et c'est grâce à la bonne action de la marque nationale d'électroménagers, Siera, que ces Marocains ont pu être de cette grande fête du football mondial. Ceci, à travers une tombola organisée par le groupe et dont les gagnants se sont vus offrir billet d'avion, hôtel quatre étoiles et billets pour assister à la rencontre. Des billets dont le prix, la veille de la rencontre, avait atteint les 1800 euros (20.000 DH) au marché noir. Et c'est ainsi que le groupe marocain a pu partager les véritables moments de bonheur, et de shopping, auxquels invite Istanbul. Sans parler de la chance, plutôt rare, d'assister à un match de cette taille.


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