Pegasus : le corps du délit, ce grand absent    Justice : Voici les nouveaux procureurs du Roi et présidents de la Cour d'appel    Chambres professionnelles/élections : dans le Souss-Massa, le RNI ratisse large    Automobile: 107 383 unités écoulées à fin juillet, selon l'AIVAM    Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme. La Douane sensibilise sur les nouvelles dispositions de lutte    Bonnes performances du secteur des exportations des produits agro-alimentaires en 2021    OMPIC. Un bilan 2020 positif et une feuille de route bien affûtée    En Algérie, «le meilleur système de santé au Maghreb et en Afrique» s'effondre    Comment se préparer aux Jeux Olympiques ? Une expérience de deux médecins anciens champions sportifs    JO-2020: Le programme du jeudi 5 août 2021    Covid-19 : Le théâtre national Mohammed V suspend ses activités    Covid-19. Les Etats-Unis classe le Maroc comme pays à risque élevé pour les voyageurs    Covid-19 : le théâtre national Mohammed V procède à un arrêt provisoire ses activités    Mohamed Amine Kihal ou la prédilection pour les rôles à dimension psychologique    Variant Delta. Ces dernières données permettant de mieux cerner la dangerosité du virus    Législatives 2021: la candidature de Saad Eddine El Otmani entérinée    Andrea Cozzolino salue le message royal de réconciliation avec l'Algérie    Question de littérature : Les nouveaux auteurs sont-ils sous le seuil de la pauvreté littéraire ?    Campagne électorale et médias : La Haca rappelle les règles du jeu    CRDH : Soulaiman Raissouni se trouve «dans un état très stable»    Un an après les explosions de Beyrouth, les besoins des enfants restent critiques (UNICEF)    Traitement Covid-19 : Entre forte demande et pénurie    Elections : Pour un pluralisme politique dans les médias    Armement : Le Maroc s'apprête à acquérir 22 hélicoptères d'attaque turcs    Covid-19 : Le pic épidémique attendu dans les prochains jours    Covid-19 : Israël renforce les restrictions sanitaires    Edito : XXIème    Ouvert jusqu'au 12 août : L'appel à projet de Madaëf éco 6 Al Hoceima sur les rails    Mobilité électrique : Signature d'un accord de transfert de technologie Maroc-Brésil    Maroc/Météo: Temps assez chaud sur le Sud-Est et les plaines intérieures et stable ailleurs, ce mercredi 4 août    Finale de l'Euro 2020 : la fédération anglaise visée par une procédure disciplinaire de l'UEFA    ONU : Les accusations généralisées contre les travailleurs humanitaires au Tigray sont "injustes"    Covid : Vaccination obligatoire à New York pour aller au restaurant, dans les salles de spectacle et de gym    Israël membre observateur au sein de l'UA : revers majeur pour Ramtane Lamamra    Liban: un enfant sur trois traumatisé un an après l'explosion (ONU)    L'ex-président de la CAF, Issa Hayatou, suspendu un an de toute activité relative au football par la FIFA    Tunisie: Saied poursuit la purge des ministres et les arrestations de députés    Attaque du pétrolier israélien: Washington pour une «réponse collective», Téhéran répondra à tout «aventurisme»    Visa for Movie Rabat: Une énième manifestation artistique reportée    Elections professionnelles. Le rendez-vous du 6 août    Tokyo 2020/Athlétisme: Le Marocain Soufiane Boukentar éliminé du 1er tour de 5.000 m    Parution. Le Manifeste: un voyage au bout des risques    JO-2020 / 3000 m steeple : Soufiane El Bakkali, un champion en or    Merci Soufiane    JO 2020. Abdellatif Sadiqui qualifié pour les demi-finales du 1500 m    Visite guidée: voyage au cœur du Marrakech de l'art (Partie II)    Dalsinky, l'artiste qui réunit sculpture et peinture (Interview)    L'actrice Fatima Regragui n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Polisario envahit Tifariti
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 02 - 2006

Le Polisario, pour la célébration du 30ème anniversaire de la "RASD", investit Tifariti au nez de la communauté internationale et en contradiction avec les clauses du cessez-le-feu. Des familles entières sont déplacées dans cette région.
De nouveau, Tifariti, zone-tampon entre la frontière algérienne et le mur de défense marocain, est investie par le Polisario. Mohamed Abdelaziz, chef de la chimérique "RASD", a encore une fois choisi la provocation pour la célébration du trentième anniversaire de sa pseudo-république, le 27 février 2006.
De sources concordantes, le Polisario a commencé à installer dans cette région un total de 4.000 tentes pour y déplacer autant de familles qui auront droit à tout le nécessaire, équipements et nourriture. Une approche qui fait grincer des dents même au sein des camps de Tindouf où les populations voient se détériorer davantage leur situation depuis les inondations des 9 et 11 février 2006. Mohamed Abdelaziz compte également sur la présence à ces "festivités" de quelque 1.000 personnes parmi les sympathisants, propagandistes et bailleurs de fonds des séparatistes. Plus encore, le Polisario, qui n'en avait jamais eu ni à Tindouf, ni à Errabouni, prévoit la construction d'un "parlement" à Tifariti. Mais aussi d'une route reliant Tindouf à l'Algérie via cette même zone.
Ces développements constituent un nouveau reniement des engagements du Polisario et surtout envers les clauses du cessez-le-feu du 6 septembre 1991. Mais, ils constituent surtout un affront à la communauté internationale et à l'ONU chargée en premier lieu de faire tenir leurs engagements à toutes les parties au conflit autour du Sahara.
Tifariti, localité inhabitée située à quelque 80 kilomètres de Smara, est interdite au Polisario par les accords d'Houston qui en ont fait une zone démilitarisée mais toujours sous administration marocaine. Le Polisario, encouragé par l'Algérie, ne tiendra jamais ses engagements, et ce, avant même l'entrée en vigueur du cessez-le-feu et l'arrivée de la Minurso.
Le 3 septembre 1991 déjà, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II envoyait une lettre à De Cuéllar pour attirer son attention sur les mouvements du Polisario dans cette région. Des prisonniers de guerre marocains, se souvient le capitaine Ali Najab, étaient même obligés de transporter, de nuit, des ordures dans cette région parce que les mercenaires voulaient donner l'impression que Tifariti était habitée. Le but final étant de s'accaparer cette localité alors que les accords, signés sous l'égide de l'ONU, stipulaient que les "populations sahraouies réfugiées" devaient s'installer à l'intérieur de la frontière algérienne.
Les séparatistes, encouragés par le mutisme de l'ONU, ont multiplié les mouvements de ce genre et notamment avec la dernière trouvaille du "parlement de Tifariti", la conclusion d'"accords" avec des firmes pétrolières et enfin le déplacement de familles entières. C'est ce qui a, une nouvelle fois, suscité une réplique diplomatique du Maroc via une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU. Dans cette lettre, datée du 1er février 2006, le Maroc a appelé les autres parties à honorer leurs engagements et notamment en ce qui concerne la zone-tampon de Tifariti.
Mais pourquoi le Polisario n'a-t-il pas procédé au déplacement de toutes les populations dans cette région et à l'évacuation de Tindouf ? Un fin connaisseur du dossier affirme que cela reviendrait à mettre les présumés réfugiés sous surveillance et contrôle de l'ONU, ce qui ne favorise en rien ni les intérêts du Polisario et moins ceux de l'Algérie. Le premier risque de perdre tout contrôle et surtout les dividendes d'aides humanitaires qui seront soumis au contrôle. Pour les deux, cela reviendrait à perdre une précieuse carte de pression et sur le Maroc et sur la communauté internationale.
Rappelons que ni le HCR, ni le PAM n'ont jusque-là été autorisés à effectuer un recensement des populations "réfugiées" à Tindouf, ne serait-ce que pour essayer d'en connaître les besoins, entre autres. La question est revenue avec acuité ces dernières semaines suite aux inondations qui ont fait des dizaines de milliers de sans abri. A la place, c'est le Polisario qui sermonne le gouvernement canarien pour l'insuffisance de son aide humanitaire ! Mais qui mobilise de gros moyens pour les célébrations d'une “république“ qui n'a pas changé de président depuis 30 ans. Au nez de la communauté internationale, et avec la complicité de l'Algérie, Mohamed Abdelaziz est en train d'essayer de réussir l'un des plus grands hold-up de l'histoire. Une manœuvre désespérée de plus.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.