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Un geste sans précédent
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 09 - 01 - 2004

Mohamed Karam, député de Casablanca, membre du bureau politique de l'USFP et un des avocats de ce parti dans l'affaire de l'assassinat de feu Omar Benjelloun, apporte son point de vue sur les droits et devoirs de l'instance «Equité et réconciliation».
ALM : D'abord, quelle est votre première réaction par rapport à la grâce royale décidée en faveur des 33 détenus ?
Mohamed Karam : J'applaudis cette décision et j'exprime mon adhésion totale à cette démarche de réconciliation de l'Etat avec les citoyens. C'est une initiative qui survient à un moment adéquat et qui met fin à l'exploitation de la question des droits de l'homme à des fins douteuses. C'est donc une réponse à la manipulation abusive de ce dossier.
M. Bouzoubaâ a fait part dans sa conférence de presse de mercredi d'une concertation au sujet de la libération de deux personnes impliquées dans l'assassinat de feu Omar Benjelloun. Quel message adressez-vous, à travers ce geste, et à qui vous le faites ?
En effet. C'est une initiative sans précédent, à ma connaissance. Car, généralement, la grâce royale ne tient pas tellement compte des positions des parents et des familles politiques, et s'inscrit dans des circonstances bien définies. Dans le cas échéant, et contrairement au passé, SM le roi a demandé l'avis de Mohamed Elyazghi, en tant que premier secrétaire de l'USFP, pour connaître son point de vue sur cette question. La même démarche a été entreprise auprès d'Ahmed Benjelloun, frère du défunt Omar. Dans les deux cas, il y a eu une réponse similaire, à savoir que les deux personnes qui ont assassiné le défunt n'étaient que des exécutants, et qu'il est temps de lever le voile sur cette affaire pour connaître les véritables commanditaires de cet acte criminel odieux.
Les deux personnes ayant bénéficié de la grâce ont passé plus de 28 ans de prison. En bref, c'est un crime à caractère politique qui doit être examiné par l'instance «Equité et réconciliation».
Lors du procès du défunt, nous avons annoncé moi, Khalid Naciri et Abderrahim Berrada, qu'il s'agissait d'un procès de façade et qu'il appartient désormais à l'histoire de révéler les circonstances qui entourent cette affaire.
C'est donc un crime politique qui ne date pas d'aujourd'hui.
Depuis sa création, l'instance «Equité et réconciliation» a été favorablement accueillie par l'USFP, qu'attendez-vous , en, fait, de cette instance ?
Il faudrait que cette instance soit dotée de moyens de son action. D'ailleurs le discours royal ouvre la perspective d'établir la vérité sur les faits du passé. Un geste qui signifie que le Souverain a répondu favorablement à la demande de certaines composantes de la société civile qui exigeaient en plus de l'équité, l'établissement de la vérité.
Comment cette instance compte, à votre avis, établir la vérité sur les violations des droits de l'homme perpétrées dans le passé, en contournant la voie judiciaire ?
Le Maroc a choisi cette procédure, et nous à l'USFP, le parti qui a le plus souffert des années de plomb, estime que c'est la méthode qui convient à notre pays. Car, nous estimons que le recours à la justice et la demande de la pénalisation et de la sanction pourraient introduire le pays dans un tourbillon sans fin.
Quelle démarche faut-il entreprendre à votre avis en ce qui concerne les dossiers de Omar Benjelloun et des disparus, comme c'est le cas pour Mehdi Benbarka, Adelhaq Rouissi et Houcine Manouzi ?
Il faudrait, à mon sens, agir conformément à la logique précitée. Mais, pour ce faire, il incombe à l'administration marocaine de faciliter le travail de l'Instance «Equité et réconciliation», notamment à travers la main-levée sur les dossiers classés-secrets, ou relevant de la raison d'Etat. Les entraves faites à ce sujet doivent se réduire au maximum, et l'accès aux sources d'informations doivent constituer la règle de l'action de l'instance précitée.
Et qu'en est-il des responsabilités de l'étranger comme c'est le cas pour la France en ce qui concerne le dossier de Mehdi Benbarka, ou de la Tunisie, pour l'affaire de Abdelhaq Manouzi ?
Certes, pour des raisons d'Etat, les Français et les Américains, notamment la CIA, n'admettent pas la reconstitution des faits. Mais, toujours est-il qu'il y a également la responsabilité des autorités nationales. Plus les restrictions imposées à ce niveau sont minimes plus les possibilités de jeter la lumière sur le passé sont importantes.
Etes-vous optimiste alors ?
Je suis foncièrement optimiste mais vigilant et prudent aussi.


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