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100% Jamal Berraoui : Belliraj : Rocambole ?
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 14 - 03 - 2008

Laissons la Justice nous éclairer sur ces personnages de série B, et intéressons-nous à une vraie lacune dans notre système de lutte anti-terroriste : le blanchiment d'argent.
L'enquête sur des activités terroristes, la plus étonnante est bien celle en cours. Le chef présumé est une véritable énigme à étages.
Il est à la fois bandit, assassin, homme d'affaires, islamiste, terroriste et surtout balance. Il était l'indic de tous les services qui l'ont sollicité, sauf les nôtres aux dernières nouvelles.
Que ce personnage trouble soit passé au travers de tous les filets de tous ces services pendant plus de 20 ans est très inquiétant. Dans cette lutte de réseaux, le risque zéro n'existe pas. Le cas Belliraj est édifiant sur un autre plan, celui des infiltrés. Un patron des sécuritaires marocains avait reconnu face à quelques journalistes que ceux qui font double jeu, finissent fatalement par servir plus vaillamment les intérêts de ceux qu'ils infiltrent, probablement par l'effet de la pression du milieu.
L'autre aspect révélé par cette affaire, c'est le terrorisme des aventuriers. Nous ne sommes plus face à des exaltés prêts au sacrifice suprême pour combattre les impies. Cette fois, ce sont des gens calculateurs, froids, cyniques, prêts à tuer mais sans en payer les conséquences.
Comme si tous ces éléments ne suffisent pas à notre trouble, il y a le cas des politiques du groupe. Des informations parues dans la presse, qui en sait apparemment plus que les avocats, laissent entendre que Moatassim avait alerté les autorités en 2004. L'intéressé n'a pas confirmé cette thèse. Ce qui n'empêche pas la presse d'aller plus loin et de trouver le contact : Herzenni. L'actuel président du CCDH confirme «Moatassin m'a demandé un lien avec un sécuritaire, je l'ai établi, point !».
Il faudra éclaircir ce qui s'est réellement passé et surtout bien définir ce qui est en cause.
Si ces dirigeants ont fait preuve de duplicité et si leurs organisations n'étaient qu'un leurre au profit d'un projet militarisé, c'est d'une gravité extrême qui ne peut que rejaillir sur la crédibilité de l'ensemble des activistes islamistes.
Si au contraire ils ne sont accusés que de non-dénonciation, alors les choses sont différentes. La loi punit ce silence, mais l'éthique militante interdit la délation même quand on a changé de bord.
Retournons justement sur l'aspect délation chez le principal accusé. Il aurait permis d'éviter deux attentats en Europe et ses tuyaux sont qualifiés d'excellents par ses anciens officiers traitants. C'est très troublant, parce que de l'autre côté, il s'est montré très décidé en tuant, en réalisant des braquages pour financer son action. La seule explication rationnelle, si la raison a sa place dans cette affaire, c'est que Belliraj a préféré trahir à l'international pour couvrir son projet national. Le résultat a dépassé toutes ses espérances puisqu'il sévit depuis 20 ans.
Laissons la Justice nous éclairer sur ces personnages de série B, et intéressons-nous à une vraie lacune dans notre système de lutte anti-terroriste : le blanchiment d'argent. Cette affaire a prouvé qu'il est inefficace, que des milliards circulent sans traçabilité et que ni les banques, ni les notaires, ni les avocats ne disposent d'un système de veille. C'est un aspect important qui est négligé et qui fragilise nos défenses. On ne pourra éviter la mise en place d'un système rigoureux, qui commence par l'interdiction des transactions en liquide. La résistance provient d'abord des habitudes des économiques, des réticences face au chèque et surtout de la peur du fisc. Il faudra casser ces réticences et passer outre parce que l'enjeu est de taille : éviter que circuits mafieux et circuits terroristes ne se superposent. Ce que le cas Belliraj laisserait entendre.


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