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Nouzha Skalli : «On devrait aller vers l'abolition de la polygamie»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 02 - 05 - 2008

Pour la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, l'impact de la polygamie sur la famille est catastrophique.
ALM : Que pensez-vous des résultas du sondage d'ALM ?
Nouzha Skalli : Ce taux n'est pas significatif sur un nombre aussi réduit. Le vote pourrait facilement être influençable en fonction de la façon dont on pose le problème. Si vous demandiez à une femme si elle accepterait que son époux prenne une deuxième femme, elle vous dirait « jamais ! ».
Faut-il abolir la polygamie ?
Religieusement, les interprétations divergent. Le Saint Coran dit : «Epousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes, mais si vous craignez de n'être pas juste avec celles-ci, limitez-vous à une seule»; et Il ajoute : «Vous ne parviendrez jamais à être équitables entre vos femmes». Ainsi, il y a une interprétation qui stipule que, même en Islam, la polygamie est interdite puisqu'il y a impossibilité d'être équitable. La réforme telle qu'annoncée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI devant le Parlement était claire. L'esprit de cette réforme qui va dans celui de la religion est de soumettre la polygamie à des conditions légales draconiennes qui la rendent presque impossible. Ainsi la tendance devrait aller vers l'abolition de la polygamie.
Comment se traduit la reforme du Code de la famille sur le terrain ?
Les associations dénoncent le fait que les juges ne prennent en compte que la capacité matérielle du mari à subvenir aux besoins des deux ménages et à leur garantir les mêmes conditions de vie.
Mais, le plus important, c'est que la polygamie ne peut plus être imposée à la femme. Ainsi, l'évaluation annuelle de la mise en œuvre de la Moudawana par le ministère de la Justice montre clairement que cette pratique diminue. Autrefois, le mari menaçait d'imposer à sa femme une deuxième épouse. Et quand un couple était en instance de divorce, instance qui pouvait durer un an, voire 3 ans, c'est la femme qui souffrait le plus. Elle se débattait dans des dédales administratifs et juridiques alors que l'homme pouvait épouser une deuxième femme et refaire tranquillement sa vie.
Maintenant, avec la réforme de la Moudawana, l'homme ne peut pas prendre une deuxième épouse sans l'accord de sa première femme. Et cette dernière, à son tour, peut invoquer le mariage du mari pour demander le divorce pour préjudice subi.
Quel est l'impact de la polygamie sur la famille ?
L'impact de la polygamie sur la famille est catastrophique. Un deuxième mariage se passe presque toujours dans un climat de conflit. C'est une injustice envers la première femme et ses enfants. Et cela fait trop de dégâts psychiques et sociaux.
Que fait votre ministère pour y remédier ?
Dans notre ministère, nous travaillons pour la diffusion de la culture de l'égalité notamment pour l'égalité homme-femme. Et pour cela, nous mobilisons différents départements gouvernementaux et acteurs sociaux. Lors de notre dernière campagne nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, nous avions travaillé en collaboration avec le ministère de l'Education nationale, le ministère de la Communication mais aussi le ministère des Habous et des Affaires islamiques pour la sensibilisation de la population contre la violence à l'égard des femmes.


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