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La dérive de Tamek
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 04 - 02 - 2004

Il est né au Maroc. Il y a fondé une famille. Mais à cause d'une mutation-sanction, Ali Salem Tamek s'est vendu corps et âme au polisario et à l'Algérie.
Ali Salem Tamek a donné, depuis la grâce royale dont il a bénéficié le 7 janvier 2004, une série d'interviews à des organes de presse de la place. Ce qui attire le plus l'attention dans ses déclarations, c'est sans doute ses prises de position clairement anti-marocaines concernant l'affaire du Sahara. Sous couvert de liberté d'expression, Tamek se donne à cœur joie à ce que l'on pourrait carrément appeler de la traîtrise, voire même de la connivence avec les séparatistes du polisario et pourquoi pas avec l'Algérie.
En fait, Tamek a affirmé qu'il ne se considérait pas comme un Marocain, mais plutôt comme un membre du peuple sahraoui.
Une telle affirmation devrait être pleinement assumée par son auteur. Et pour cause, Tamek est né en 1973, à Assa-Zag. Depuis lors, il est considéré comme un citoyen marocain à part entière. Il a étudié au Maroc, dans des établissements publics à Assa-Zag et à Tiznit. Il a bénéficié de tous les services rendus à un Marocain, digne de ce nom. A l'âge de 24 ans, il a également rejoint la Fonction publique. Affirmer après tout cela, que l'on est pas Marocain, c'est insulter l'ensemble des citoyens marocains, de Tanger à Lagouira, des millions de contribuables fiers de leur nationalité.
Le forfait de Tamek ne s'est pas arrêté là. Alors qu'il purgeait sa peine d'emprisonnement, il a envoyé une lettre aux congressistes du polisario où il leur demandait de poursuivre le "combat". Après cela, ce ne sont plus les contribuables marocains qui se sont sentis offensés. Les centaines de soldats et de civils marocains, assassinés par les mercenaires depuis 1975, ont dû se retourner dans leurs tombes.
Pour qui ont-il sacrifié leurs vies? Tamek n'a pas daigné avoir une pensée pour des dizaines de veuves et d'orphelins, dont les maris et les pères sont morts dans des camps de tortures de Tindouf. Tamek n'a également pas abordé le cas des dizaines de Marocains toujours détenus dans des conditions déplorables par les séparatistes, sur le territoire algérien. Pourtant, Tamek a une famille, une femme et une fille qui vivaient dans la totale quiétude au moment de son emprisonnement. A-t-il réfléchi, ne serait-ce qu'une seule minute, au sort de cette femme et de cette fille, si elles se trouvaient dans les camps de Tindouf?
En fait, Tamek nage dans la contradiction. Il ne sait pas sur quel pied danser. Il dit la chose et son contraire. C'est le propre d'un mercenaire, d'ailleurs. Car apparemment, Tamek vit dans un faste dont on ignore l'origine.
Pour la petite histoire, Tamek a été muté d'Assa-Zag vers Meknès, en 1992, pour des raisons disciplinaires. Quelques mois plus tard, en compagnie de trois autres personnes, il fut arrêté par les militaires marocains alors qu'ils tentaient de pénétrer en Algérie. Pour quelle raison voulaient-il effectuer ce déplacement en catimini? En tout cas, cette tentative d'enrôlement a été découverte par le Maroc. Résultat: Tamek a endossé l'habit du militant des droits de l'Homme.
Lors des élections législatives de septembre 2002, il tenta, en vain, de présenter sa candidature sous la couleur du GSU. Une autre tentative d'infiltration de l'appareil politique et institutionnel du Maroc. Pourtant, le GSU n'a jamais remis en cause la marocanité du Sahara. Pour Tamek, il ne s'agit là que d'un détail, d'une divergence d'opinion entre lui et le GSU. Ce n'est justement pas un simple détail.
Le mercenaire en chef, Mohamed Abdelaziz, lui a même envoyé une lettre de soutien après la grâce royale.
Le jeu de Tamek est maintenant clair. Les instructions qu'il reçoit de ses donneurs d'ordres ont pour but de provoquer les autorités marocaines. En fait, Tamek est beaucoup plus intéressant, pour les séparatistes et les services secrets algériens, à l'intérieur qu'à l'extérieur de la prison. Ils veulent en faire un symbole de leur soi-disant lutte.
Toutefois, rien n'empêche les partis politiques marocains, les ONGs et toute personne qui détient ne serait-ce qu'un grain de nationalisme de réagir aux déclarations scandaleuses de Tamek. Leur silence est beaucoup plus condamnable que l'aboiement de Tamek.


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