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Soutien à l'entrepreneuriat : Rabat-Salé-Kénitra met en avant ses atouts
Publié dans Les ECO le 22 - 10 - 2025

Le Centre régional d'investissement de Rabat-Salé-Kénitra a organisé une rencontre dédiée à l'entrepreneuriat. Objectif : présenter les atouts de la région, ses infrastructures et ses zones industrielles ainsi que les mécanismes de soutien aux porteurs de projets et les dernières évolutions réglementaires. Les participants ont découvert les primes de la Charte d'investissement, l'accompagnement de l'ANAPEC pour l'emploi et la formation et les garanties offertes par Tamwilcom, y compris pour les Marocains du monde. Le programme Go Siyaha et la loi 80 14 sur les établissements touristiques ont également été détaillés, soulignant la modernisation et la compétitivité du tissu économique régional.
Présenter les atouts de la région ainsi que les différents organismes et mécanismes de soutien à l'entrepreneuriat. Tel a été l'objectif de la rencontre organisée à Rabat par le Centre régional de l'investissement (CRI) de la région Rabat-Salé-Kénitra (RSK), sous le thème «Investir à RSK : ensemble pour un climat des affaires performant».
La rencontre, à destination des acteurs économiques, porteurs de projets et investisseurs potentiels, a démarré par une présentation des grands projets de la région RSK, y compris ceux à caractère stratégique, touristique, sportif... À titre de rappel, l'année 2024 a été marquée par l'approbation par la Commission régionale unifiée d'investissement de projets totalisant 115 MMDH d'investissements, avec la création prévue de 116.000 emplois.
«Mais ce qui fait la force d'un territoire, ce sont aussi ses femmes et ses hommes», souligne Jihane Mzouri, cheffe de la division «Accompagnement des investisseurs». Elle a ainsi rappelé que la région RSK produit, chaque année, 30.000 diplômés de l'enseignement supérieur et 25.000 lauréats de la formation professionnelle. Elle a, par ailleurs, présenté la Cité des métiers et des compétences qu'abrite la région. Outre des infrastructures de rang mondial (aéroport, 200 km de voie ferrée...), l'offre de la région RSK compte plusieurs zones industrielles, explique-t-elle : 22 espaces d'accueil et 5 zones d'accélération industrielle.
À ce propos, elle a détaillé, pour chaque parc, les activités qui y sont exercées ainsi que les principaux acteurs économiques qui y sont implantés. Sa présentation a ensuite porté sur la Commission régionale unifiée d'investissement (CRUI), son fonctionnement, sa composition et ses missions.
À ce titre, elle a fait une lecture de la Loi 24-22 qui définit les attributions de la commission. Autre sujet abordé par la représentante du CRI-RSK, la Charte d'investissement. Mzouri a rappelé que ce dispositif introduit 5 primes communes, une prime territoriale et une prime sectorielle.
Les primes d'investissement au Maroc : un levier stratégique pour attirer les capitaux
Ces primes sont destinées à encourager les projets créateurs d'emplois et à soutenir les régions moins développées. Mais comment ces aides se répartissent-elles ?
– Des primes communes pour récompenser la performance
Jihane Mzouri a rappelé que les primes communes s'appliquent à tous les investisseurs remplissant certains critères. Elles couvrent plusieurs volets : emploi, durabilité, égalité de genre ou montée en gamme. Un projet créant plus d'un emploi par million de dirhams investi peut obtenir jusqu'à 10% du montant en subvention. Une entreprise intégrant au moins 30% de femmes dans ses effectifs gagne 3% supplémentaires. D'autres primes encouragent l'usage d'énergies renouvelables ou la production locale.
– Un soutien renforcé aux territoires en retard de développement
Le Maroc mise aussi sur la prime territoriale pour rééquilibrer la carte économique. Les provinces sont classées selon leur niveau de développement : les zones A obtiennent 10% d'aide, et les zones B 15%. Ce dispositif vise à encourager l'implantation d'usines ou de services dans les régions éloignées des grands pôles. Il favorise ainsi l'emploi local et la diversification régionale.
– Certaines activités bénéficient d'une prime sectorielle de 5%.
Cette prime cible les industries à fort potentiel comme le numérique, le tourisme, la logistique, ou les énergies renouvelables. Objectif : renforcer la compétitivité nationale et drainer des investisseurs étrangers vers des filières d'avenir. En combinant ces incitations, une entreprise peut recevoir jusqu'à 30% du coût de son investissement.
Anapec : partenaire de choix de l'entrepreneuriat
Youness Ait Mohammadine, chef de la division Prospection à l'Anapec, a précisé, pour sa part, que cet organisme est aujourd'hui un acteur central sur le marché de l'emploi au Maroc. L'agence a pour mission de faciliter l'accès à l'emploi qualifié, d'améliorer les compétences et d'accompagner l'auto-emploi. Dès l'accueil, elle informe, oriente et met en relation jeunes chercheurs d'emploi et recruteurs. Elle prospecte aussi activement des offres d'emploi.
Ait Mohammadine a par ailleurs rappelé que l'Anapec dispose d'un maillage national très développé : agences régionales, préfectorales, universitaires et même unités mobiles. Au total, l'agence compte 680 agents et propose des formations, des séances d'orientation et un accompagnement pour lancer une micro-entreprise ou une TPE. Grâce à son plan stratégique «4 E» (emploi, employabilité, entrepreneuriat, excellence opérationnelle), elle vise l'horizon 2026 pour renforcer son efficacité.
Pour une entreprise, c'est un partenaire pour la recherche de profils adaptés, la définition des compétences nécessaires et l'accès à des mesures d'accompagnement. Dans cet esprit, Ait Mohamadine a rappelé que l'ANAPEC déploie plusieurs programmes pour favoriser l'emploi des jeunes. IDMAJ facilite leur première insertion professionnelle par un contrat de 24 mois avec exonérations fiscales. TAHFIZ soutient les entreprises nouvellement créées en allégeant les charges sociales et fiscales. TAEHIL propose des formations qualifiantes pour adapter les profils aux besoins du marché.
Enfin, l'Anapec dispose d'un réseau territorial d'excellence entrepreneuriale qui encourage l'auto-emploi et la création de microentreprises. Ensemble, ces dispositifs renforcent l'employabilité et stimulent la dynamique économique nationale.
Khalid Idrissi, responsable régional de la région RSK de Tamwilcom, s'est chargé de présenter les missions et garanties de Tamwilcom. Ainsi, il a rappelé que son organisme propose plusieurs mécanismes de garantie pour soutenir les entreprises marocaines, dont Damane Istitmar et Damane Atassyir, deux produits phares de son dispositif.
Damane Istitmar garantit les crédits d'investissement destinés à financer la création, l'extension ou la modernisation des entreprises. Il couvre jusqu'à 80% du montant du prêt, réduisant ainsi le risque pour les banques et facilitant l'accès au financement productif.
Damane Atassyir, de son côté, accompagne les besoins en trésorerie et fonds de roulement des PME. Il assure une partie du crédit bancaire pour aider les entreprises à maintenir leur activité et à gérer leurs flux de liquidité.
En combinant ces instruments, Tamwilcom agit comme un catalyseur du développement entrepreneurial et renforce la résilience du tissu économique national.
Par ailleurs, Tamwilcom met en place plusieurs mécanismes dédiés aux Marocains résidant à l'étranger (MRE) souhaitant investir dans le Royaume. Le dispositif MDM Invest accorde une prime d'investissement de 10%, plafonnée à 5 MDH, pour soutenir les projets productifs initiés par les MRE, à condition de mobiliser un apport personnel d'au moins 20%.
En parallèle, MDM Tamwil offre un cofinancement bancaire dont la contribution de Tamwilcom varie entre 1 et 5 MDH, à un taux préférentiel de 2,5% HT, favorisant la concrétisation d'initiatives entrepreneuriales viables.
Ces programmes, mis en œuvre en partenariat avec les établissements bancaires, visent à mobiliser l'épargne des MRE vers des projets créateurs de valeur et d'emplois au Maroc. Ils traduisent la volonté de renforcer le lien économique et patrimonial entre les Marocains du monde et leur pays d'origine, tout en stimulant le développement territorial et la compétitivité nationale.
Tourisme : un programme et un cadre réglementaire dédiés
L'assistance a par ailleurs eu droit à une présentation du programme Go Siyaha. Ce dispositif accompagne les entreprises touristiques marocaines dans leur modernisation et leur compétitivité. Il vise à soutenir 1.700 projets d'ici 2026, avec une enveloppe totale de 720 MDH. Les entreprises peuvent bénéficier de primes pouvant atteindre 35% du coût total des investissements. Un bonus supplémentaire de 5% est accordé aux projets intégrant des solutions écologiques et durables.
Go Siyaha offre également un accompagnement technique et stratégique, incluant la transformation digitale, l'excellence opérationnelle et la planification financière. Le programme cible les projets créateurs d'emplois et favorise la gestion durable des ressources ainsi que la valorisation des territoires les moins développés.
Depuis son lancement, plus de 1.000 projets ont été soutenus sur l'ensemble du territoire national, générant un investissement estimé à 470 MDH. Les récents ajustements permettent aux petites entreprises, coopératives et maisons d'hôtes d'accéder à ce dispositif, même sans seuil minimum d'investissement.
Go Siyaha structure l'offre touristique, stimule l'innovation et renforce la compétitivité du secteur, en ligne avec la feuille de route 2023-2026 et l'objectif de figurer parmi les 15 premières destinations mondiales d'ici 2030.
La matinée a été bouclée par une présentation de la loi 80-14 qui établit un cadre juridique pour les établissements touristiques au Maroc, réalisée par Nadia Talbi, représentant le ministère du Tourisme. Cette loi définit les types d'établissements concernés, tels que les hôtels, riads, maisons d'hôtes, campings, et restaurants touristiques.
Elle précise les conditions d'exploitation et de classement tout en introduisant des exigences en matière de sécurité, d'hygiène, d'accessibilité, et de respect des normes environnementales. Elle impose également une télédéclaration quotidienne des données clients, renforçant ainsi la transparence et la traçabilité des activités touristiques.
Ainsi, pour assurer la conformité, des visites de contrôle, y compris des inspections surprises, sont prévues. Les établissements non conformes s'exposent à des sanctions administratives et financières, pouvant aller jusqu'à la fermeture.
Abdelhafid Marzak / Les Inspirations ECO


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