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Les Etats-Unis tuent le général iranien Ghassem Soleimani dans une frappe à Bagdad
Publié dans Barlamane le 03 - 01 - 2020

Le chef des forces spéciales des gardiens de la révolution se trouvait dans un convoi de la Mobilisation populaire, coalition de milices chiites accusée d'avoir mené des attaques contre des Américains. Le Pentagone indique avoir mené la frappe sur ordre de Donald Trump.
Les tirs de drone qui se sont abattus, dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 janvier, à proximité de l'aéroport international de Bagdad avaient une cible très précise : des véhicules qui circulaient près du terminal de fret aérien. Ce convoi était composé des membres de la Mobilisation populaire (Hachd Al-Chaabi, MP), coalition de milices chiites désormais intégrée à l'Etat irakien, et plusieurs «invités», selon des responsables des services de sécurité.
Un bombardement spectaculaire, qui intervient trois jours après une attaque inédite de l'ambassade américaine par des manifestants pro-iraniens, alors que le territoire irakien semble devenir au fil des jours le théâtre d'un épisode de haute tension entre les Etats-Unis et l'Iran.
Parmi les cinq morts confirmés dans cette nouvelle attaque, des personnalités de premier plan de ce bras de fer géopolitique. A commencer par le puissant général iranien Ghassem Soleimani, figure majeure du régime de Téhéran, selon une information de la télévision d'Etat irakienne confirmée par les gardiens de la révolution iraniens. Formé au sein des gardiens de la révolution, et devenu chef de leur unité d'élite, les forces Al-Qods, le général imposait la puissance iranienne de l'Irak au Liban en passant par la Syrie.
Chargé des opérations extérieures de la République islamique, ce personnage charismatique a notamment exercé une influence clé dans les tractations politiques depuis 2018 en vue de former un gouvernement en Irak. Cet homme de 62 ans à la barbe poivre et sel était aussi devenu ces dernières années une véritable star en Iran et comptait de très nombreux abonnés à son compte Instagram.
Les milices de la MP, dont le convoi a été visé, ont aussi annoncé la mort d'Abou Mahdi Al-Mohandes, leur numéro deux. Cette coalition de paramilitaires a, dans la foulée, accusé les Etats-Unis d'être responsables de ce bombardement. Quelques heures plus tard, le président Donald Trump a publié sur son compte Twitter la simple image d'un drapeau américain, avant que le Pentagone n'indique avoir « tué » le général Soleimani, à la demande de celui qui est aussi commandant en chef des armées.
« J'apprécie l'action courageuse du président Donald Trump contre l'agression iranienne », a rapidement salué sur les réseaux sociaux l'influent sénateur républicain Lindsey Graham, proche allié du président.
« Le président Trump vient de jeter un bâton de dynamite dans une poudrière, et il doit au peuple américain une explication », a de son côté dénoncé l'ancien vice-président Joe Biden, en lice pour la primaire démocrate en vue de l'élection présidentielle de novembre. «La dangereuse escalade de Trump nous amène plus près d'une autre guerre désastreuse au Moyen-Orient», a dénoncé Bernie Sanders, autre favori de la primaire démocrate.
En Iran et en Irak, les appels à la vengeance se multiplient. L'Iran et les « nations libres de la région » se vengeront des Etats-Unis, a promis le président Hassan Rohani, dans un communiqué publié sur le site du gouvernement :
«Il n'y a aucun doute sur le fait que la grande nation d'Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l'Amérique criminelle pour cet horrible meurtre.»
Auparavant, le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, avait dénoncé une « escalade extrêmement dangereuse et imprudente ». « Les Etats-Unis portent la responsabilité de toutes les conséquences de leur aventurisme renégat », ajoute le diplomate.
Côté irakien, Qaïs Al-Khazali, un commandant de la Mobilisation populaire, a appelé vendredi «tous les combattants» à se «tenir prêts», «car ce qui nous attend, c'est une conquête proche et une grande victoire», a-t-il écrit. Il est le chef d'Asaïb Ahl Al-Haq, une des plus importantes factions de la MP.
Le leader chiite irakien Moqtada Sadr a, pour sa part, donné vendredi l'ordre sur Twitter à ses combattants de l'Armée du Mahdi de se «tenir prêts», réactivant ainsi une milice officiellement dissoute depuis environ une décennie et qui avait semé la terreur dans les rangs des soldats américains en Irak.
Le guide suprême iranien a déclaré trois jours de deuil national. Sur son compte Twitter en farsi, l'ayatollah Ali Khamenei appelle à venger la mort du général.
«Le martyre est la récompense de son inlassable travail durant toutes ces années. Si Dieu le veut, son œuvre et son chemin ne s'arrêteront pas là, et une vengeance implacable attend les criminels qui ont empli leurs mains de son sang et de celui des autres martyrs.»
L'Iran a convoqué vendredi un responsable de l'ambassade de Suisse, qui représente les intérêts américains à Téhéran en l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays. Un Conseil de sécurité nationale sera réuni en urgence à Téhéran pour envisager la réponse de l'Iran à cette attaque, alors que les appels à la vengeance se multipliaient, comme celui de l'ancien chef des gardiens de la révolution, Mohsen Rezai. «Soleimani a rejoint nos frères martyrs mais notre revanche sur l'Amérique sera terrible», écrit-il sur Twitter.
De leur côté, les manifestants antipouvoir exultent à Bagdad. Des dizaines d'Irakiens qui conspuent depuis plus de trois mois le pouvoir à Bagdad et son parrain iranien chantent et dansent vendredi matin sur la place Tahrir de la capitale irakienne, scandant notamment : «Ghassem Soleimani, la victoire divine est arrivée.»
Ce nouvel épisode représente en tout cas un tournant majeur pour toute la région. L'Irak, pris en étau entre ses alliés américain et iranien depuis des années, a été ces dernières semaines le théâtre d'une escalade, qui menace de faire du pays un terrain d'affrontement interposé pour les deux puissances agissantes sur son sol. Une dizaine d'attaques à la roquette ont visé depuis fin octobre des soldats et des diplomates américains, tuant il y a une semaine un sous-traitant américain.
Dimanche soir, Washington, qui accuse les factions chiites de la Mobilisation populaire d'être derrière ces attaques non revendiquées, a répondu en bombardant des bases de l'une d'elles près de la frontière syrienne, faisant 25 morts. Mardi, une foule de combattants et de partisans pro-iraniens attaquaient l'ambassade américaine à Bagdad, un épisode de violence inédit qui s'est terminé mercredi avec le retrait de ces hommes de l'ultrasécurisée zone verte, où se trouve l'ambassade, sur ordre de la MP.


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