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Emmanuel Macron : la France ne va pas «changer» son droit sur la liberté d'expression «parce qu'il choque ailleurs»
Publié dans Barlamane le 16 - 11 - 2020

Le président de la République fustige dans plusieurs journaux le manque de soutien international après l'assassinat de Samuel Paty.
Emmanuel Macron a regretté, lundi 16 novembre, la relative timidité du soutien international après les derniers attentats dans le pays, et réaffirmé que la France n'allait pas «changer» son droit sur la liberté d'expression «parce qu'il choque ailleurs».
Dans un entretien publié par la revue en ligne Le Grand Continent, le chef de l'Etat relève que, «il y a cinq ans, quand on a tué ceux qui faisaient des caricatures [dans l'hebdomadaire Charlie Hebdo], le monde entier défilait à Paris et défendait ces droits».
«Là, nous avons eu un professeur égorgé, plusieurs personnes égorgées. Beaucoup de condoléances ont été pudiques, souligne-t-il, en faisant référence à la mort du professeur Samuel Paty le 16 octobre et de trois personnes à Nice, le 29. Et, poursuit-il, on a eu, de manière structurée, des dirigeants politiques et religieux d'une partie du monde musulman – qui a toutefois intimidé l'autre, je suis obligé de le reconnaître – disant : "ils n'ont qu'à changer leur droit". Ceci me choque. Je suis pour le respect des cultures, des civilisations, mais je ne vais pas changer mon droit parce qu'il choque ailleurs.»
«La haine est interdite dans nos valeurs»
Il fait référence aux appels à manifester contre la France et lui-même lancés dans plusieurs pays musulmans après ses propos défendant le droit à la caricature prononcés au cours de l'hommage national à Samuel Paty.
Pour Emmanuel Macron, «c'est précisément parce que la haine est interdite dans nos valeurs européennes, que la dignité de la personne humaine prévaut sur le reste, que je peux vous choquer, parce que vous pouvez me choquer en retour. Nous pouvons en débattre et nous disputer parce que nous n'en viendrons jamais aux mains puisque c'est interdit et que la dignité humaine est supérieure à tout.»
«Faux procès»
Mais «nous sommes en train d'accepter que des dirigeants, des chefs religieux, mettent un système d'équivalence entre ce qui choque et une représentation, et la mort d'un homme et le fait terroriste – ils l'ont fait –, et que nous soyons suffisamment intimidés pour ne pas oser condamner cela», poursuit-il.
«Ne nous laissons pas enfermer dans le camp de ceux qui ne respecteraient pas les différences. C'est un faux procès et une manipulation de l'histoire», réagit Emmanuel Macron. De ce fait, «le combat de notre génération en Europe, ce sera un combat pour nos libertés. Parce qu'elles sont en train de basculer», avertit-il dans ce long entretien accordé à la revue éditée par le Groupe d'études géopolitiques, une association indépendante domiciliée à l'Ecole normale supérieure (ENS).
Des médias en anglais qui «légitiment»
Emmanuel Macron s'est aussi plaint auprès du quotidien américain The New York Times de la couverture par plusieurs médias de langue anglaise des récents attentats djihadistes en France, les accusant de «légitimer» la violence de par leur incompréhension du contexte français. «Lorsque la France avait été attaquée il y a cinq ans, toutes les nations du monde nous avaient soutenus», déclare M. Macron, cité dimanche soir sur le site du New York Times.
«Et quand je vois, dans ce contexte, de nombreux journaux qui je pense viennent de pays qui partagent nos valeurs, qui écrivent dans un pays qui est l'enfant naturel des Lumières et de la Révolution française, et qui légitiment ces violences, qui disent que le cœur du problème, c'est que la France est raciste et islamophobe, je dis : les fondamentaux sont perdus», ajoute le président français.
Dans le même article, le journaliste du New York Times Ben Smith écrit que M. Macron accuse les médias anglophones, et américains en particulier, de chercher «à imposer leurs propres valeurs à une société différente». Il leur reproche, toujours selon M. Smith, de ne pas comprendre «la laïcité à la française – une séparation active de l'Eglise et de l'Etat qui date du début du XXe siècle».


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