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Affaire Jacques Bouthier, affaire Toufik Bouachrine : Aïcha Guellaa, présidente de l'AMDV, s'épanche franchement
Publié dans Barlamane le 26 - 06 - 2022

L'AMDV est la seule association qui a soutenu quatre jeunes femmes ayant déposé plainte au Maroc contre l'ex-PDG du groupe de courtage en assurances Assu 2000, Jacques Bouthier, incarcéré en France pour « viols sur mineure ». La présidente de cette association marocaine de défense des victimes d'abus sexuels di tout lors d'un passage télévisé.
Lors d'une émission télévisée sur 2M, Aïcha Guellaa, présidente de l'AMDV, a déclaré que l'association, «qui prend en charge les victimes (hommes ou femmes ou mineurs) de harcèlement et de violences sexuels a été créée, à l'initiative d'avocats, de professeurs universitaires, d'étudiants et des défenseurs des droits de l'homme, dans une période marquée par le déroulement d'un procès [de Toufik Bouachrine] condamné pour traite des êtres humains.»
La justice marocaine a condamné Taoufik Bouachrine en 2019 à 15 ans de prison pour des violences sexuelles. Selon Mme Guellaa, «56 enregistrements-vidéo prouvent les abus sexuels commis par Bouachrine au préjudice de ces victimes, alors que certains milieux tentent d'instrumentaliser ce procès ou l'auteur a été condamné en vertu d'un verdict ayant acquis la force de la chose jugée, bafouant, ainsi, le principe selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi.»
Jusqu'à ce jour, a-t-elle dit, «les victimes du mis en cause n'ont pas encore reçu les dédommagements prononcés par la justice.» La cour d'appel de Casablanca avait annoncé la peine de prison de Bouachrine assortie d'un total de 2,5 millions de dirhams d'indemnités pour les huit plaignantes. Les avocats des parties civiles sont allés en cassation car selon eux les indemnisations accordées aux victimes n'étaient pas à la hauteur du préjudice subi puisque les témoignages et les preuves à charge étaient irréfutables.
Mme Guellaa a souligné le peu de moyens dont dispose son association. «L'AMDV à but non lucratif, opère avec des moyens limités. Elle est logée au siège d'une autre association et n'a aucunement de rapports tendus avec d'autres ONG, d'autant plus qu'elle se déploie, de concert avec six autres institutions pour mettre sur pied un comité de défense des victimes féminines de harcèlement et de violences sexuels», a pointé l'avocate.
«L'association ne travaille aucunement sur commande ou à la carte, comme certains milieux peuvent prétendre, mais prend en charge les dossiers des victimes sur la base de leurs demandes. L'AMDV adopte, actuellement, les dossiers des victimes de harcèlement et de violences sexuels, à Midelt, à Marrakech, à Errachidia, et à Safi», a-t-elle conclu.
S'agissant de l'affaire Jacques Bouthier, accusé par les Marocaines de «traite d'êtres humains, harcèlement sexuel et violences verbales et morales», les faits présumés s'étaient produits entre 2018 et le début 2022. Dans ce sens, «l'AMDV, qui se déploie pour briser le mur du silence sur les harcèlements et violences sexuels, accompagner et protéger les victimes de ces atrocités, a tendance à auditionner les victimes et plaignantes pour être convaincue de la véracité de leurs accusations, avant de prendre en charge leurs dossiers» a déclaré Mme Guellaa, laquelle a rappelé qu'une enquête est ouverte après les révélations de quatre plaignantes marocaines, âgées de 26 à 28 ans, par le groupe Assu 2000 (rebaptisé Vilavi).
L'avocate a rappelé que trois d'entre elles ont témoigné devant les journalistes sous couvert de l'anonymat, leur identité protégée. Ces dernières ont affirmé avoir été licenciées après avoir refusé de «céder au harcèlement et au chantage» de M. Bouthier «et de ses complices parmi les responsables» français et marocains de sa société à Tanger. Ces jeunes femmes ont fait état de harcèlement sexuel répété, de chantage à l'emploi et d'intimidations, dans un climat de précarité sociale.
Les plaintes ont été déposées auprès du procureur général à Tanger.
Jacques Bouthier a été mis en examen le 21 mai à Paris à l'issue d'une enquête préliminaire ouverte mi-mars avec cinq autres personnes, notamment pour traite des êtres humains et viols sur mineure. L'ex-chef d'entreprise est aussi poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d'enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d'images pédopornographiques.


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