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Le CCSRS souligne la robustesse du secteur financier marocain mais appelle à des réformes structurelles
Publié dans Barlamane le 08 - 07 - 2025

Réuni pour la vingt et unième fois depuis sa création, le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) s'est penché, lundi 7 juillet à Rabat, sur l'état du système financier national. À l'issue de cette réunion, tenue au siège de Bank Al-Maghrib, les membres ont livré une appréciation mesurée de la conjoncture, saluant les équilibres atteints malgré la dégradation de l'environnement économique mondial. Barlamane.com retrace l'essentiel des conclusions fournies.
Le Maroc prolonge sa trajectoire de croissance dans un climat mondial détérioré
Le CCSRS constate que «l'économie mondiale devrait poursuivre son ralentissement dans un contexte de fortes incertitudes, lié notamment à la nouvelle politique commerciale des Etats-Unis ainsi qu'à l'aggravation des tensions géopolitiques». Dans ce climat alourdi, l'économie marocaine poursuit néanmoins son redressement. Le produit intérieur brut s'est accru de 3,8 % en 2024, et devrait atteindre «4,6 % en 2025 avant de reculer légèrement à 4,4 % en 2026», selon les projections actualisées de Bank Al-Maghrib.
L'inflation, quant à elle, reste contenue : «Après un ralentissement marqué à 0,9 % en moyenne en 2024, elle ne connaîtrait qu'une hausse modérée, pour atteindre 1,1 % en 2025, puis 1,8 % en 2026».
Les comptes extérieurs et budgétaires s'ajustent prudemment
Sur le plan des échanges extérieurs, «le déficit du compte courant devrait se creuser à 2,1 % du PIB en 2025, avant de se réduire légèrement à 1,9 % en 2026», après s'être établi à 1,2 % en 2024. Les avoirs officiels de réserve s'améliorent, assurant «une couverture supérieure à cinq mois d'importations de biens et services».
Concernant les finances publiques, le déficit budgétaire, hors produit de cession des participations de l'Etat, est passé de 4,4 % à 3,9 % du PIB entre 2023 et 2024, et devrait reculer encore à 3,4 % d'ici 2026. «La dette du Trésor devrait, pour sa part, revenir de 67,7 % du PIB en 2024 à 67 % en 2025, puis à 65,6 % en 2026».
Le crédit bancaire se redresse mais reste exposé au risque
Après une période de morosité, le crédit au secteur non financier connaît un regain d'élan : «il devrait s'accélérer à 6 % en moyenne sur la période 2025-2026», après une croissance atone de 2,7 % en 2023-2024. Ce sursaut n'est cependant pas sans contrepartie : «le taux des créances en souffrance est passé de 8,4 % en 2024 à 8,8 % à fin avril 2025», bien que le taux de provisionnement demeure stable autour de 68 %.
Le secteur bancaire dans son ensemble préserve ses assises. Son résultat net, établi sur base sociale, a progressé de 24 %, porté par «la bonne tenue de ses activités de marché». Le rendement des actifs s'établit à 0,9 %, celui des fonds propres à 9,5 %. Le CCSRS se félicite que «les tests de résistance macroéconomiques menés par Bank Al-Maghrib confirment la résilience du secteur face aux chocs». Le ratio de solvabilité moyen atteint 13,5 % pour les fonds propres de base et 16,2 % en global, au-dessus des exigences prudentielles.
Le marché boursier maintient sa progression, malgré la nervosité des investisseurs
La Bourse de Casablanca poursuit son embellie. Depuis le début de l'année, l'indice MASI affiche une hausse remarquable de 25 % au 1er juillet. Cette ascension s'inscrit dans la continuité de 2024, bien que «le niveau de volatilité moyen a augmenté en 2025», atteignant 15,45 % fin juin, contre 8,27 % à fin 2024. Le ratio de liquidité du marché ressort en amélioration : 13,92 % fin mai contre 12,45 % un an auparavant.
Sur le marché obligataire, les émissions de Bons du Trésor totalisent 57,7 milliards de dirhams à fin mai 2025, contre 77,99 milliards un an plus tôt. «L'encours des bons du Trésor s'est établi à 771 milliards», après remboursement de 40,3 milliards depuis janvier. La dette privée, quant à elle, reste stable autour de 278 milliards de dirhams.
Le dynamisme du secteur des Organismes de placement collectif (OPC) se confirme : «l'actif net des OPCVM a atteint près de 792 milliards de dirhams, en hausse de 21,2 %» au 13 juin 2025. Les souscriptions nettes des investisseurs s'élèvent à plus de 93 milliards depuis janvier. L'actif net des OPCI se hisse à 110 milliards (+0,6 %), celui des OPCC à 3,52 milliards (+12 %).
Les assurances affichent une rentabilité contenue et une solvabilité accrue
Le secteur des assurances conserve une orientation ascendante. «Son chiffre d'affaires global s'est établi à 58,8 milliards de dirhams, enregistrant une croissance de 5,1 %», répartie équitablement entre branches vie et non-vie. Le résultat net comptable atteint 4,4 milliards, en hausse de 2,9 %. Cette performance tient à «la bonne tenue des activités non techniques et financières, portées par un contexte favorable». Le rendement des fonds propres reste stable, à 9,6 %.
Les plus-values latentes se sont envolées (+70,7 %), dopées par le marché boursier et la baisse des taux, ce qui améliore «la marge de solvabilité du secteur qui a atteint 354,7 % contre 330,4 % un an auparavant». Les stress tests menés sur les compagnies d'assurance confirment «une résilience globale aux conditions macroéconomiques et techniques défavorables».
Les régimes de retraite confrontés à des déséquilibres persistants
L'application des revalorisations salariales issues de l'accord social du 29 avril 2024 a permis une amélioration partielle des comptes des régimes publics de retraite. Toutefois, «ces régimes continuent d'enregistrer des déséquilibres structurels et leur viabilité à long terme n'a pas connu d'amélioration significative». Le Comité appelle à la concrétisation rapide de la réforme engagée dans le cadre du dialogue social. Celle-ci, fondée sur un système à deux pôles, vise à «assurer la soutenabilité des régimes à long terme à travers l'établissement d'une tarification équilibrée et la résorption d'une grande partie de leurs engagements non couverts».
En clôture de ses travaux, le CCSRS s'est félicité des progrès accomplis en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, tout en invitant les autorités concernées à maintenir leur effort dans la perspective du troisième cycle d'évaluations mutuelles du GAFIMOAN attendu en 2026.


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