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Pourquoi agir contre "Le Monde", devenu un journal antimarocain, n'est pas une mauvaise idée
Publié dans Barlamane le 26 - 08 - 2025

Face à la persistance d'une ligne éditoriale ouvertement partisane et systématiquement défavorable au Maroc, il devient impératif pour le royaume de sortir de sa réserve et d'opposer une riposte ferme aux manœuvres hostiles du quotidien français Le Monde. La complaisance de ce journal à l'égard de certains régimes voisins contraste singulièrement avec l'acharnement dont il use pour dépeindre, sous des traits biaisés, les choix souverains et les réussites nationales de Rabat. Laisser perdurer ce déséquilibre, alors que le pays ferait face à des années décisives, reviendrait à tolérer une entreprise continue de dénigrement qu'il convient désormais de mettre en échec avec la plus grande lucidité (et avec la plus grande fermeté).
«Peux-tu compter les papiers que Le Monde a consacrés à l'affaire Sansal, aux prisonniers politiques en Algérie, à la propagande des médias liés au duo Tebboune-Chengriha ? Une portion congrue d'articles». Au Maroc, les lecteurs du Monde se font rares. Entre 2014 et 2025 le prix du journal a augmenté de 128 %. «On l'achète peu, mais probablement parce que les gens ne lisent plus», confie un kiosquier de Rabat. La diffusion du journal accuse une baisse continue, traduisant une désaffection marquée du lectorat traditionnel. Le taux d'abonnement et la pénétration sur les segments clés du marché témoignent d'une stagnation persistante. Et à Paris ? «Dire qu'il y a un tropisme algérien qui règne dans la rédaction est un euphémisme, le constat s'impose de lui-même», nous confie un ancien du journal.
En 2024, un constat brutal venait de l'un des plus anciens quotidiens français. Le Figaro, que l'on ne saurait soupçonner de complaisance particulière pour le Maroc, accusait alors Le Monde «d'antisémitisme et de traitement déviant de l'information au Proche-Orient». Ces mots, choisis par une rédaction généralement mesurée, révélaient l'ampleur du malaise engendré par les méthodes du journal du soir. La direction de ce dernier, dans un communiqué, affirmait quant à elle «veiller scrupuleusement à ce que sa pratique professionnelle, sur la couverture de tout sujet, ne dévie pas des principes de l'indépendance journalistique qui ont présidé à la fondation de notre journal par Hubert Beuve-Méry». Mais la réalité de ses publications récentes vient contredire cet engagement affiché. L'enquête fleuve consacrée au roi Mohammed VI illustre au contraire une volonté délibérée d'alimenter le soupçon en multipliant les insinuations malsaines sur la vie privée du souverain, insinuations aussitôt reprises et amplifiées par les relais numériques algériens et par les partisans du séparatisme. Ce procédé, qui substitue le sous-entendu à la démonstration, trahit l'abandon de la rigueur que l'on est en droit d'attendre d'un organe qui se proclame encore «quotidien de référence».
Depuis 2021, Le Monde est en roue libre
Abdellatif Hammouchi, directeur de la surveillance du territoire marocain, constitue un exemple révélateur de ce parti-pris. Le Monde n'hésite pas à présenter ce haut responsable comme «l'homme le mieux informé du Maroc», «grand ami de la France», «patron de la Direction de la surveillance du territoire du Maroc» et «un fidèle du roi Mohammed VI» qui, «grâce aux échanges prolifiques sur la question de l'antiterrorisme, a sauvé la France plusieurs fois de bains de sang». Cette reconnaissance, venue d'un journal souvent sévère, reflète le rôle déterminant joué par Hammouchi dans la coopération sécuritaire franco-marocaine. Pourtant, pour contrebalancer ce portrait, la rédaction fait appel à Ali Lmrabet, décrit par de nombreux observateurs comme un «diffamateur patenté». Choisir un tel interlocuteur pour commenter l'action d'un responsable dont l'efficacité a été mise en évidence par les services européens démontre moins une volonté de nuance qu'une stratégie d'affaiblissement de son image. La juxtaposition d'un hommage objectif et d'une mise en cause fondée sur des accusations infondées produit un effet de contraste artificiel qui fausse la perception du lecteur.
Pegasus ? On jure de dire la vérité !
Vous vous souvenez de l'affaire Pegasus ? En juillet 2021, un consortium de dix-sept médias internationaux, parmi lesquels figurait Le Monde, annonçait une «vaste enquête» accusant le Maroc d'avoir recouru au logiciel israélien NSO pour surveiller des milliers de numéros de téléphone. L'effet a été immédiat : la suspicion jetée sur Rabat envahit les journaux et les plateaux télévisés, le Maroc apparaissant comme un Etat prêt à violer sans retenue les règles les plus élémentaires du droit. Or, quelques années plus tard, des éléments troublants sont apparus. Les conclusions de cette enquête avaient été réduites à deux cas européens : la Hongrie de Viktor Orbán et la Pologne de Mateusz Morawiecki (deux gouvernements sans cesse honnis par l'Union européenne). Une dizaine d'autres pays européens, pourtant identifiés comme utilisateurs avérés du logiciel, avaient disparu du rapport. Cette sélection drastique ne doit rien au hasard. Elle traduit une volonté de protéger certains partenaires et de concentrer l'opprobre sur des cibles politiques commodes. La question se pose alors : pourquoi Le Monde, qui se revendique gardien d'une transparence universelle, a-t-il cautionné une enquête tronquée ? Comment expliquer que l'on ait construit un récit où le Maroc est présenté comme un coupable majeur tandis que d'autres, tout aussi impliqués, bénéficient d'un silence protecteur ? L'affaire Pegasus repose sur une architecture fragile et partiale et Le Monde le savait.
Des sources systématiquement hostiles au Maroc
À mesure que l'on examine les publications de ces dernières années, un constat s'impose : Le Monde ne se contente pas de relayer des faits, il choisit ses interlocuteurs dans un cercle étroit de figures connues pour leur hostilité déclarée au Maroc. Selon les informations de Barlamane.com, les journalistes du quotidien étaient (sont) «en contact permanent» avec des personnalités telles que Ali Lmrabet, Aboubakr Jamaï, Fouad Abdelmoumni, Hicham Mansouri, Khouloud Mokhtari, Ali Reda Ziane, Omar Brouksy, sans oublier des membres de premier plan du Front Polisario. La constance de ces choix interroge. Pourquoi ces mêmes noms, toujours associés à la contestation du pouvoir marocain, reviennent-ils sans cesse dans des enquêtes censées être indépendantes ? Pourquoi l'avis d'universitaires, de diplomates ou de partenaires internationaux favorables à une vision équilibrée est-il systématiquement écarté ? Ce procédé conduit à fabriquer une vision monochrome : le Maroc est décrit par ses adversaires, et la parole de l'Etat est réduite à un rôle défensif. Loin d'un pluralisme de sources, c'est une connivence qui se dessine, une familiarité assumée avec des réseaux de contestation que Le Monde érige en arbitres de la vérité.
Le silence sur l'Algérie, symptôme d'une indulgence sélective
Ce biais prend une dimension plus grave lorsqu'on observe le traitement réservé à l'Algérie. Cette dictature violente connaît depuis des années une régression démocratique documentée, que ses prisons accueillent des opposants, des journalistes et des militants de la contestation populaire (2019-2022), les grands titres parisiens, Le Monde en tête, se montrent d'une discrétion presque constante. Les arrestations massives, les restrictions aux libertés publiques, la fermeture des espaces médiatiques ne donnent lieu qu'à des papiers sporadiques, souvent relégués en bas de page. Là où chaque affaire judiciaire au Maroc produit une avalanche de dépêches, la répression systématique en Algérie est réduite à quelques entrefilets. Cette asymétrie traduit moins un choix éditorial qu'une tolérance peu déontologique : critiquer Alger serait saper un partenaire énergétique et diplomatique tandis qu'attaquer Rabat permet de se poser en champion des droits de l'homme sans menacer d'intérêts stratégiques immédiats.
Une immunité juridique qui encourage la dérive
Lorsque Rabat a tenté de répondre sur le terrain judiciaire, il s'est trouvé désarmé. Le tribunal de Paris, saisi d'une plainte contre Le Monde, a déclaré les citations irrecevables en se fondant sur un article ancien de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, selon lequel «un Etat, qui ne peut pas être assimilé à un particulier au sens de ce texte, ne peut engager une poursuite en diffamation». Autrement dit, un pays diffamé ne peut juridiquement se défendre. Cette situation confère aux médias une immunité quasi totale : ils peuvent multiplier les insinuations, exagérer les faits, bâtir des récits partiaux, sans craindre de sanction judiciaire. Si cette disposition avait pour vocation initiale de protéger la liberté d'informer, elle est aujourd'hui devenue le bouclier d'un militantisme qui se cache derrière le masque de l'information.
La nécessité d'une réponse politique ferme
Face à ce constat, la question se pose de savoir si le Maroc doit demeurer spectateur passif d'une hostilité médiatique organisée. Sanctionner un journal ne signifie pas censurer l'opinion : cela peut traduire la volonté d'un Etat de se protéger contre une campagne de dénigrement systématique. En envisageant des mesures de rétorsion symboliques à l'égard de la rédaction du Monde, Rabat adresserait un message clair : la liberté de critiquer ne confère pas le droit de travestir. Cette position ne serait pas un caprice mais un acte de souveraineté, rappelant que la dignité d'un pays ne saurait être piétinée indéfiniment. Dans un environnement régional marqué par l'instabilité et par la compétition d'influences, l'attitude du quotidien français démontre combien l'information, lorsqu'elle se mue en instrument idéologique, peut altérer la perception internationale d'un Etat.
Maintenant ou jamais
L'examen minutieux des méthodes du Monde révèle une constante : sous couvert d'enquête, il fabrique un récit hostile au Maroc en sélectionnant ses sources, en grossissant certains faits et en en occultant d'autres. Les insinuations sur la vie du souverain, les attaques contre Abdellatif Hammouchi, l'affaire Pegasus bâtie sur une base sélective, la connivence avec des adversaires déclarés de Rabat, le silence sur les dérives algériennes et l'immunité juridique offerte par la loi de 1881 forment un ensemble cohérent. Ce n'est pas un accident mais une stratégie. Dans ce contexte, la réflexion sur une sanction éventuelle n'apparaît pas comme un geste d'intolérance mais comme une réponse légitime à un militantisme qui se dissimule derrière le vernis de l'information.


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